CHAPITRE VI
Un grand châtiment est réservé à quiconque n^alme pas Jésus.
Je traite ce sujet en dernier lieu, afin d'entraîner par la crainte celui qui n*aurait pas encore été persuadé par Tamour.
Toute peine est la privation d'un bien : la maladie, par exemple, est la privation delà santé, qui est le bien du corps; et partant, son intensité est toujours en rapport avec le bien dont elle prive. Ceux qui n'aiment pas Jésus seront privés de la vision du Bien infini. Leur plus grande peine consistera donc à être exclus de cette vision et séparés de la société des bienheureux, dont ils sauront qu'ils tressaillent d'allégresse dans le ciel. Ils souffriront encore une grande peine morale en se voyant plongés dans les ténèbres extérieures, en compagnie des démons cruels et insatiables, et entourés d'objets qui seront tous des objets de haine et de tourment. Leurs souffrances seront aggravées par la réunion du corps avec l'àme. Leur corps sera tenu en captivité par le feu. Fétide et ténébreux, il poussera des sanglots et grincera des dents. Enfin l'irrémissibilité planera sur leur châtiment; ils sauront qu'ils ne seront jamais délivrés : supplice tellement effroyable, qu'il suffirait k une âme de méditer sérieusement sur ce . seul point pour renoncer au mal et embrasser l'amour du bon et doux Jésus.
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En outre, plusieurs autres peines accablent les pécheurs dans la vie présente, et sont pour eux le commencement de Tenfer. Ils ne jouissent d'aucun repos, car ils désirent sans cesse des choses qui sont incapables de les rassasier, et ils ont à âottffrir mille tourments inconnus à ceux qui aiment Jésus, qui, avec le Père éternel et le Saint- Esprit, est Dieu béni dans tous les siècles. Amen.