PRÉFACE. IX
zèle , obtinrent de lui la liberté de récrire ses manuscrits. Dès que ces manuscrits commencèrent à se répandre parmi les personnes de piété , il s'en fit beaucoup de copies , qui furent altérées dans plusieurs endroits. Des religieuses crurent aussi pouvoir y changer bien des choses, pour les accommodera leur état. Les copies se multiplièrent. Chacun se vantait d'avoir les manuscrits les plus exacts. J'en ai lu un trèsgrand nombre , dit l'abbé Lenoir-Duparc , et les ayant comparés, page par page et ligne par ligne, avec l'exemplaire que j'avais écrit sous les yeux de l'auteur en 1721 , je m'aperçus aisément que ces différentes versions n'étaient que des erreurs de différens copistes , et non pas des variantes , comme les appelaient quelques personnes , fort mal à propos, puisque ce n'é* tait pas l'auteur qui avait fait ces changemens. Il y a deux exemplaires que je regarde comme authentiques : l'un que j'ai écrit ou fait écrire sous les yeux du P. Judde, en 172 1, l'autre que le P. Judde lui-même a relu depuis, et auquel il a ajouté de sa main plusieurs mots dans toute la suite des méditations de la grande Retraite. J'ai l'un et l'autre entre les mains. Un troisième manuscrit , qu'il a aussi revu , et que j'ai lu depuis quelques années , contient sa grande Re-