PREMIÈRE PARTIE
tous nous jugez dés maintenant. Te ergo quœsumus, famulis tuis subveni, quos pretioso sanguine redemis ti... Rex tremendœ Majestatis , etc. Recordare , Jesu pie , etc. Quœrens me , sedisti lassus , etc. Juste Judex ultionis , etc. Qui Mariam absolvisti. Preces meœ non sunt dîgnœ , etc. Mais pendant que nous sollicitons notre juge, n'allons pas l'offenser ; nos actions crieraient plus haut que nos soupirs et nos prières.
4.° Enfin, faire solliciter le souverain maître: Facite vobis amicos ; par qui ?Par les pauvres, par les saints , par la Reine des saints. Ce quenous ne saurions mériter, ils peuvent l'obtenir. Plus Dieu est résolu à ne les plus écouter après notre mort , moins peut-il les refuser pendant que nous vivons. Que leur demandons-nous, enfin, que ce que notre juge désire: notre conversion, notre sanctification? Ne nous lassons pas ; l'importunité même ne déplaît point à notre Dieu ; ce qu'il n'accorda pas toujours aux premières sollicitations , il peut l'accorder , il l'accorde souvent à une prière fervente accompagnée d'une sainte opiniâtreté : Propter improbitatern tamen.... dabit illi (1).
MEDITATION
Des peines de l'enfer.
La mort dans le péché , et les jugemens de Dieu qui la précédent et qui la suivent , seraient infiniment moins redoutables , s'ils n'aboutissaient pas à l'enfer ; mais ils y aboutissent. Et qu'est-éè que les
(i) Luc. xi# 8.
peines de l'enfer ? ou que n'est-ce pas dans le genre de mal ?