‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 25 sur 145 · ACTE I , PARTIE II · texte numérisé non relu

ACTE I , PARTIE II

pas avoir Tair de fuir devant la plus jolie femme de Ferrare.

OLOFERNO.

Tu es invité à souper ce soir chez la princesse Ne-

groni?

JEPPO.

Oui.

OLOFERNO.

Et moi aussi.

ASCANIO

Et moi aussi.

DON APOSTOLO

Et moi aussi.

MAFFIO

Et moi aussi.

GUBETTA

Et moi aussi , messieurs.

Tiens , voilà monsieur de Belverana. Eh bien ! nous irons tous ensemble ; ce sera une joyeuse soirée. Bonjour , monsieur de Belverana.

GUBETTA

Que Dieu vous garde longues années, seigneur Jeppo.

MAFFIO , bas à Jeppo.

Vous allez encore me trouver bien timide , Jeppo.

Hé bien , si vous m'en croyiez , nous n'irions pas à ce souper. Le palais Negroni touche au palais ducal , et je n'ai pas grande croyance aux airs amiables de ce seigneur Belverana.

JEPPO, bas.

Vous êtes fou, Maffio. La Negroni est une femme charmante , je vous dis que j'en suis amoureux , et le Belverana est un brave homme. Je me suis enquis de lui et des siens. Mon père était avec son père au siège de Grenade , en quatorze cent quatre-vingts et tant.

MAFFIO

Cela ne prouve pas que celui-ci soit le fils du père avec qui était votre père.

JEPPO.

Vous êtes libre de ne pas venir souper , Maffio.

MAFFIO

J'irai si vous y allez, Jeppo.

Vive Jupiter , alors ! — Et toi , Gennaro , est-ce que tu n'es pas de nôtres ce soir ?

▲SCANIO.

Est-ce que la Negroni ne t'a pas invité?

GENNARO

Non. La princesse m'aura trouvé trop médiocre gentilhomme.

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