ACTE II, PARTIE I
tait Sotlome qui brûle , et ne regarde pas derrière toi! — Adieu! — Attends encore un instant. J'ai un dernier mot à te dire, mon Gennaro?
GENNAKO.
Parlez, madame.
DONA LUCEEZIA.
Je te dis adieu en ce moment, Gennaro, pour ne plus le revoir jamais. II ne faut plus songer maintenant à te rencontrer quelquefois sur mon chemin. C'était le seul bonheur que j'eusse au monde. Mais ce serait risquer ta tête. Nous voilà donc pour toujours séparés dans cette vie; hélas! je ne suis que trop sûre que nous serons séparés aussi dans l'autre. Gennaro ! est-ce que tu ne me diras pas quelque douce parole avant de me quitter ainsi pour l'éternité?...
GENNARO, baissant les yeux.
Madame...
DONA LUCREZIA
Je viens de te sauver la vie , enfin !
GENNARO
Vous me le dites. Tout ceci est plein de ténèbres. , Je ne sais que penser. Tenez , madame , je puis tout vous pardonner, une chose exceptée.
DONA LUCREZIA
quelle ?
GENNARO
Jurez-moi par tout ce qui vous est cher, par ma propre tête, puisque vous m'aimez, par le salut éternel de mon âme , jurez-moi que vos crimes ne sont pour rien dans les malheurs de ma mère.
Toutes les paroles sont sérieuses avec vous, Gennaro. Je ne puis vous jurer cela.
GENNARO
0 ma mère ! ma mère! La voilà donc Tépouvantable femme qui a fait ton malheur !
DONA LUCREZIA
Gennaro ! . . .
GENNARO
Vous l'avez avoué , madame ! Adieu ! Soyez maudite!
DONA LUCREZIA
Et toi , Gennaro ! sois béni !
{ // sort. — Elle tombe évanouie sur le Jautcuil. )