‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 48 sur 145 · ACTE II, PARTIE I · texte numérisé non relu

ACTE II, PARTIE I

tait Sotlome qui brûle , et ne regarde pas derrière toi! — Adieu! — Attends encore un instant. J'ai un dernier mot à te dire, mon Gennaro?

GENNAKO.

Parlez, madame.

DONA LUCEEZIA.

Je te dis adieu en ce moment, Gennaro, pour ne plus le revoir jamais. II ne faut plus songer maintenant à te rencontrer quelquefois sur mon chemin. C'était le seul bonheur que j'eusse au monde. Mais ce serait risquer ta tête. Nous voilà donc pour toujours séparés dans cette vie; hélas! je ne suis que trop sûre que nous serons séparés aussi dans l'autre. Gennaro ! est-ce que tu ne me diras pas quelque douce parole avant de me quitter ainsi pour l'éternité?...

GENNARO, baissant les yeux.

Madame...

DONA LUCREZIA

Je viens de te sauver la vie , enfin !

GENNARO

Vous me le dites. Tout ceci est plein de ténèbres. , Je ne sais que penser. Tenez , madame , je puis tout vous pardonner, une chose exceptée.

DONA LUCREZIA

quelle ?

GENNARO

Jurez-moi par tout ce qui vous est cher, par ma propre tête, puisque vous m'aimez, par le salut éternel de mon âme , jurez-moi que vos crimes ne sont pour rien dans les malheurs de ma mère.

Toutes les paroles sont sérieuses avec vous, Gennaro. Je ne puis vous jurer cela.

GENNARO

0 ma mère ! ma mère! La voilà donc Tépouvantable femme qui a fait ton malheur !

DONA LUCREZIA

Gennaro ! . . .

GENNARO

Vous l'avez avoué , madame ! Adieu ! Soyez maudite!

DONA LUCREZIA

Et toi , Gennaro ! sois béni !

{ // sort. — Elle tombe évanouie sur le Jautcuil. )

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