‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 155 sur 191 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

Car la paix serait chère, et, vous voyez ! ce fort Bien garni, bien armé, peut attendre un renfort, Car nous avons encor des vivres.

1E BATARD, mielleux.

Oui, peut-être; Vous jetez votre pain même par la fenêtre... Ah! la ruse est adroite, et nous l'apprécions. Elle nous eût trompés. Par malheur î nous savions Que vous ne pourriez pas être deux fois prodigues.

du guesclin, à part, avec rage.

Ah! trahis!

LE BATARD

C'est assez de peine et de fatigues Pour vos soldats, messire, et pour vous c'est assez, Croyez-moi, de vaillance et d'efforts dépensés. La guerre a ses hasards...

du cuesclin, brusquement.

Trêve de flatterie !

Quelles conditions faites-vous, je vous prie?

LE BATARD

Soit ! La place est rendue à Chandos. Nous laissons

Tous les nobles sortir en nous payant rançons; Le soldat part avec ses armes qu'il conserve.

DU GUESCLIN

C'est trop beau ! Mais pour vous, monsieur !

LE BATARD

Je me réserv( Pour ma part de butin...

D t' GUESCLIN.

Ah ! ah ! c'est là 1'écueil.

LE BATARD

Ma femme seulement, Clotilde de Mareuil.

du GUEscLix, ironique.

Seulement?

LE BATARD

Seulement.

CLOTILDE, à part.

C'est moi qu'il veut.

OLIVIER, au Bàtar.l.

Infâme

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