‹ OEuvresChapitre 161 sur 286 · UPSE, on L'Homme sans principes · texte numérisé non relu

UPSE, on L'Homme sans principes

Lipse n'avait aucun principe de conduite; il vivait au hasaïd et sans dessein; il n'avait aucune vertu; le vice même n'était dans son cœur qu'une privation de sentiment et de réflexion ; pour ti^ut dire, il n'avait point d'âme. Vain, sans être sensible au déshonneur; capable d'exécuter, sans intérêt et sans malice, les plus grands crimes; ne délibérant jamais rien ; méchant par laiblesse ; plus vicieux par dérèglement d'esprit, que par amour du vice. En possession d'un bien immense à la fleur de son âge, il passait sa vie dans la crapule avec des Joueurs d'instruments et des comédiennes, évité des honnêtes gens, avili à ses propres yeux, et méprisé de ceux-là même dont il était la dupe et la ressource. Il n'avait dans sa familiarité que des gens de basse extraction, que leur libertinage, leur misère et leur avidité, avaient d'abord rendus ses complaisants, mais dont la fad^ blesse' de Lipse lui faisait bientôt des égaux, parce qu'il n'y a point d'avantage avec lequel on se familiarise si promptement que la fortune qui n'est soutenue d'aucun mérite '. On trouvait dans son antichambre, sur son escalier, dans sa cour, toutes sortes de gens, qui assiégeaient sa porte. Né dans une extrême distance du bas peuple, il

< Var. : c ... Parce que la supériorité qui n*est fondée que sor la fortune oe > peut se maintenir qu'en se cacbant. »

en rassemblait tous les vices» et justifiait lafortune« que les misérables accusent des défauts de la nature'.

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