‹ OEuvresChapitre 52 sur 286 · A3. — DU BIEN ET DU MAL MOBAL · texte numérisé non relu

A3. — DU BIEN ET DU MAL MOBAL

Ce qui n'est bien ou mal qu'à un particulier ^ et qui peut être le contraire de cela à l'égard du reste des hommes, ne peut être regardé, en général, comme un mal ou comme un bien ■.

Afin qu'une chose soit regardée comme un bien par toute la société, il faut qu'elle tende à l'avantage de toute la société ; et afin qu'on la regarde comme un mal, il faut qu'elle tende à sa ruine ; voilà le grand caractère du bien et du mal moral.

Les hommes étant imparfaits n'ont pu se suffire à euxmêmes : de là la nécessité de former des société». Qui dit une société dit un corps qui subsiste par l'union de divers membres» et confond l'intérêt particulier dans l'intérêt général ; c'est là le fondement de toute la morale.

Mais parce que le bien commun exige de grands sacrifices, et qu'il ne peut se répandre également sur tous les hommes, la religion, qui répare le vice des choses humaines, assure des indemnités dignes d'envie à ceux qui nous semblent lésés. Et toutefois, ces motifs respectables n'étant pas

1 Au lieu de pour un particulier, —S.

> Oui ; mais si toute la société avait la fièvre ou la goutte, ou était manchotte ou folle î — V. — D faut avouer que robjection de Voltaire est puérile et porte à faux ; il est assez clair, comme l'indique le titre même du chapitre, que Vauvenargues traite ici, non du bien et du mal physique, mais du bien et du mal moral. — G.

aseez puissants pour donner un frein à la cuiuâité des hommes, il a fallu encore qu'ils convinssent de certaines règles pour le bien public, fondé, à la bonté du genre humain, sur la crainte odieuse des supplices } et c'est l'ori*gine des* lois.

Nous naissons, nous croissons à l'ombre de ces conventimis solennelles ; nous leur devons la sûreté de notre vie et la tranquillité qui l'accompagne. Les lois sont aussi le seul titre de nos possessions : dès l'aurore de notre vie, nous en recueillons les doux fruits, et nous nous engageons toujours à elles par des liens plus forts. Quiconque prétend se soustraire à cette autorité, dont il tient tout, ne peut trouver injuste qu'elle lui ravisse tout, jusqu'à la vie. Où serait la raison qu'un particulier ose ' en sacrifier tant d'autres à soi seul, et que la société ne pût fftir sa ruine racheter le repos public ? C'est un vain prétexte de dire qu'on ne se doit pas à des lois qui favorisent l'inégalité des fortunes. Peuvent-elles égaler ' lés hommes, l'industrie» l'esprit, les talents ? peuvent-elles empêcher les dépositaires de l'autorité d'en user selon leur faiblesse ? Dans cette impuissance absolue d'empêcher Tinégalité des conditions, elles fixent les droits de chacune, elles les protègent. On suppose d'ailleurs, avec quelque raison, que le cœur des hommes se forme sur leur condition : le laboureur a souvent, dans le travail de ses mains, la paix et la satiété qui fuient l'orgueil des grands ^ ceux-ci n'ont pas moins de désirs que les hommes les plus abjects ; ils ont dpnc autant de besoins : voilà dans l'inégalité une sorte d'égalité ^. Ainsi on suppose aujourd'hui toutes les conditioùs égales ou nécessairement inégales : dans l'une et l'autre supposition , l'équité consiste à maintenir invaria-

< n faudrait osât; plus loin, par sa ruine est équivoque et veut dire la ruine de ce particulier. — M.

> Au lieu d^égaîiser. Cette incorrection reviendra souvent — G.

' [On pourrait dire tout cela bien mieux. — V.]

* Voyez plus loin le développement de ces idées dans le Discours sur rinégatité des richesses. — G.

S2 INTRODUCTION k LU CONNAISSANCE

blement leurs droits réciproques,et c'estlàtout robjetdeslois.

Heureux qui les sait respecter comme elles méritent de l'être ! Plus heureux qui porte en sou cœur celles d'un heureux naturel I II est bien facile de voir que je veux parler des vertus ' ; leur noblesse et leur excellence sont l'objet de tout ce discours : mais j'ai cru qu'il fallait d'abord établir une règle sûre pour les bien distinguer du vice. Je l'ai rencontrée sans effort, dans le bien et le mal moral ; je l'aurais cherchée vainement dans une moins grande origine. Dire simplement que la vertu est vertu, parce qu'elle est bonne en son fond, et le vice tout au contraire, ce n'est pas les faire connaître. La force et la beauté sont aussi de grands biens ; la vieillesse et la maladie, des maux réels : cependant l'on n'a jamais dit que ce fût là vice ou vertu. Le mot de vertu emporte ^l'idée de quelque chose d'estimable à l'égard de toute la terre ; le vice au contraire ; or, il n'y a que le bien et que le mal moral qui portent ces grands caractères. La préférence de l'intérêt général au personnel est la seule définition qui soit digne de la vertu et qui doive en fixer l'idée; au contraire, le sacrifice mercenaire du bonheur public à l'intérêt propre est Je sceau étemel du vice.

Ces divers caractères ainsi établis et suffisamment discernés, nous pouvons distinguer encore les vertus naturelles des acquises. J'appelle vertus naturelles les vertus de tempérament ; les autres sont les fruits pénibles de la réflexion. Nous mettons ordinairement ces dernières à plus haut prix, parce qu'elles nous coûtent daivantage ; nous les estimons plus à nous, parce qu'elles sont les effets de notre fragile raison. Je dis : La raison elle-même n'est-elle pas un don de la nature, comme l'heureux tempérament? L'heureux tempérament exclut-il la raison 7 N'en est-il pas plutôt la base? Lt si l'un peut nous égarer, l'autre est-il plus infaillible?

* Très-bien. Distinguons cependant vertus et qualités heureuses : bienfaisance seule est vertu; tempérance, sagesse, bonnes qualités? tant mieux pour toi.-V.

DE LESPRIT HUMAIN. 63

Je me hftte, afin d'en venir à une question plus sérieuse. On demande si la plupart des vices ne concourent pas au bien public, comme les plus pures vertus. Qui ferait fleurir le commerce sans la vanité, l'avarice, etc.? En un sens, cela est trop vrai dans la décadence des mœurs ; mais il faut m' accorder aussi que le bien produit par le vice est toujours mêlé de grands maux '. Ce sont les lois qui arrêtent le progrès de ses désordres ; et c'est la raison, la vertu qui le subjuguent, qui le contiennent dans certaines bornes, et le rendent utile au monde.

A la vérité, la vertu ne satisfait pas sans réserve toutes nos passions; mais si nous n'avions aucun vice, nous n'aurions pas ces passions à satisfaire; et ùous ferions par devoir ce qu'on fait par ambition, par orgueO, par avarice , etc. Il est donc * ridicule de ne pas sentir que c'est le vice qui nous empêche d'être heureux par la vertu. Si elle est si insuffisante à faire le bonheur des hommes, c'est parce que les hommes sont vicieux ; et les vices, s'ils vont au bien, c'est qu'ils sont mêlés de vertus de patience, de tempérance, de courage, etc. ' Un peuple qui n'aurait en partage que des vices courrait à sa perte infaillible.

Quand le vice veut procurer quelque grand avantage au monde, pour surprendre l'admiration, il agit comme la vertu, parce qu'elle est le vrai moyen, le moyen naturel du bien ; mais celui que le vice opère n'est ni son objet 4,

< n hxA remarquer que Tauteur du Mondain ^qne Voltaire ne fait aucune objection à ce passage, et que c'est prédsément ce chapitre qu'il admirait le plus dans Vauvenargues. « J'ignore, dit-il, si jamais aucun de ceux qui se « sont mêlés d'instruire les honmies, a rien écrit de plus sage que son chapitre • sur le bien et sur le mal moral. » — G.

« [Conclusion trop éloignée. — V.]

' Vauvenargues dira plus loin (!•' Discours sur la gloire) : « Le vice n'ob- « tient point d'hommage réel. Si Cromwell n'eût été prudent, ferme, labo- « rieux, libéral, autant qu'il était ambitieux et remuant, ni la gloire, ni la « fortune n'auraient couronné ses projets, etc. » — G.

^ Un critique, sinon des plus profonds, du moins des plus délicats et des plus fins, Vinet {Hist. de la LiiL française au xviii« sièck^ tome I**, p. 200), cite,

ni son but. Ce n'est pas à un si beau terme que tendent ses déguisements. Ainsi le caractère distinctif de la vertu subsiste ; ainsi rien ne peut l'effacer.

Que prétendent donc quelques hommes, qui confondent toutes ces choses, ou qui nient leur réalité ? Qui peut les empêcher de voir qu'il y a dçs qualités qui tendent naturellement au bien du monde, et d'autres à sa destruction 7 Ces premiers sentiments, élevés, courageux, bienfaisants à tout l'univers, et par conséquent estimables à l'égard de toute la terre, voilà ce qu'on nomme vertu ; et ces odieuses passions, tournées à la ruine des hommes et, par conséquent, criminelles envers le genre humain, c'estce que j'appelle des vices. Qu'entendent-ils, eux, par ces noms 7 Cette différence éclatante du faible et du fort, du faux et du vrai, du juste et de l'injuste, etc., leur échappe-t-elle 7 Mais le jour n'est pas plus sensible. Pensent-ils que l'irréligion dont ils se piquent puisse anéantir la vertu 7 Mais tout leur fait voir le contraire. Qu'imaginent-ils donc ? Qui leur trouble l'esprit ? Qui leur cache qu'ils ont eux-mêmes, parmi leurs faiblesses, des sentiments de vertu ' 7

Est-il un honmie assez insensé pour douter que la santé ne soit préférable aux maladies7 Non, il n'y en a point dans le monde. Trouve-t-on quelqu'un qui confonde la sagesse avec la folie 7 Non, personne assurément. On ne voit per-

en regard de ce passage, une maxime de Vauvenargues, et s'étonne de la contradiction : « Aidons-noas des mauvais motifs, pour nous fortifier dans les « bons desseins. » On pourrait, Je crois, répondre que la contradiction n'est qu'apparente, car Tauteur ne prétend pas que lé vice n'opère Jamais le bien, et qu'on ne puisse Jamais, par conséquent, en tirer parti pour une fin vertueuse ; il soutient seulement que, même dans ce cas, le vice ne peut revendiquer le mérite du bien qu'il a produit, parce que ce bien n'était m ion objet fit son but. Ce n'est pas, du reste, que les contradictions ne soient nombreuses dans Vauvenargues ; il en convient lui-môme et ne s'en embarrasse guère. Nous avons trouvé à ce sujet, dans les manuscrits du Louvre, cette pensée inédite : « Si l'on me dit que je me contredis, je réponds : parce que Je me suis trompé « une fois ou plusieurs fois, je ne prétends point me tromper toujours. » — G. ■ Première édition : « Hommes faibles, vous n'êtes pas si méchants que « vous le croyez; vous avez aussi des vertus. » Nous regrettons ce mouvement, que Voltaire a supprimé, parce que le mot faibles lui semblait, avec raison d'ailleurs, aller contre l'idée môme do Vauvenargues.— G.

sonne non plus qui ne préfère la vérité à Terreur; personne qui ne sente bien que le courage est différent de la crainte, et l'envie de la bonté ; on ne voit pas moins clairement que l'humanité vaut mieux que l'inhumanité, qu'elle est plus aimable, plus utile, et, par conséquent, plus esti-> mable; et cependant.... 0 faiblesse de l'esprit humain! il n'y a point de contradiction dont les hommes ne soient ca« pables^ dès qu'ils veulent approfondir.

N'est-ce pas le comble de l'extravagance, qu'on puisse réduire en question si le courage vaut mieux que la peur? On convient qu'il nous donne sur les hommes et sur nous» mêmes un empire naturel ; on ne nie pas non plus que la puissance n*enferme une idée de grandeur, et qu'elle ne soit utile ; on sait encore que la peur est un témoignage de faiblesse, et on convient que la faiblesse est très-nuisible, qu'elle jette les hommes dans la dépendance, et qu'elle prouve adnsi leur petitesse. Comment peut-il donc se trouver des esprits assez déréglés pour mettre de Tégalité dans des choses si inégales?

Qu'entend-on par un grand génie? un esprit qui a de grandes vues, puissant, fécond, éloquent, etc. Et par une grande fortune? un état indépendant, commode, élevé, glorieux. Personne ne dispute donc qu'il n'y ait de grands génies et de grandes fortunes ; les caractères de ces avantages sont trop bien marqués. Ceux d'une âme vertueuse sont-ils moins sensibles? Qui peut nous les faire confondre? Sur quel fondement ose-t-on égaler le bien et le mal? Est-ce sur ce que l'on suppose que nos vices et nos vertus sont des effets nécessaires de notre tempérament? Mais les maladies, la santé^ ne sont-elles pas des effets nécessaires de la même cause? Les confondron cependant, et a-t-on jamais dit que c'étaient des chimères, qu'il n'y avait ni santé, ni maladies? Pense-t-on que tout ce qui est nécessaire n'est d'aucun mérite? Mais c'est une nécessité en Dieu d'être tout-puissant, éternel : la puissance et l'éternité seront-elles égales au néant? ne seront-elles plus des attributs

parfaits ? Quoi I parce que la vie et la mort sont en nous des états de nécessité, n'est-ceplusqu'une même chose, et indifférente aux humains 7 Mais peut-être que les vertus que j'ai peintes conune un sacrifice de notre intérêt propre à l'intérêt public, ne sont qu'un pur effet de l'amour de nous*mêmes; peut-être ne faisons-nous le bien que parce que notre plaisir se trouve dans ce sacrifice. Étrange objection I Parce que je me plais dans l'usage de ma vertu, en est-elle moins profitable, moins précieuse à tout l'univers, ou moins différente du vice, qui est la ruine du genre humain 7 Le bien où je me plais change-t-il de nature? cesse-t-il d'être bien?

Les oracles de la piété, continuent nos adversaires, condamnent cette complaisance. Est-ce à ceux qui nient la vertu, à la combattre par la religion qui l'établit? Qu'ils sachent qu'un Dieu bon et juste ne peut réprouver le plaisir que lui-même attache à bien faire'. Nous prohiberaitr-il ce charme qui accompagne l'amour du bien? Lui-même nous ordonne d'aimer la vertu, et sait mieux que nous qu'il est contradictoire d'aimer une chose sans s'y plaire. S'il rejette donc nos vertus, c'est quand nous nous approprions les dons que sa main nous dispense; que nous arrêtons nos pensées à la possession de ses grfices, sans aller jusqu'à leur principe; que nous méconnaissons le bras qui répand sur nous ses bienfaits, etc.

Une vérité s'offre à moi : ceux qui nient la réalité des vertus sont forcés d'admettre des vices. Oseraient-ils dire que l'homme n'est pas corrompu et méchant ? Toutefois, s'il n'y avait que des malades, saurions-nous ce que c'est que la santé'?

hà* — DE LA GRANDEUR d'aME.

^ Après ce que nous avons dit, je crois qu'il n'est pas nécessaire de prouver que la grandeur d'âme est quelque

< [Admirable! — V.]

* Voyez plus loin le déreloppement des mêmes idées, à la fin du Diicaur$ sur le Caractère dés différents siècles. — G.

chose d'aussi réel que la santé, etc. Il est difficile de ne pas sentir dans un homme qui maîtrise la fortune, et qui par des moyens puissants arrive à des fins élevées, qui subjugue les autres hommes par son activité, par sa patience ou par de profonds conseils; je dis qu'il est difficile de re pas sentir dans un génie de cet ordre une noble réa* lité. Cependant il n'y a rien de pur et dont nous n'abusions sans peine '.

La grandeur d'âme est un instinct élevé qui porte les hommes au grand, de quelque nature qu'il soit; mais qui les tourne au bien ou au mal, selon leurs passions, leurs lumières, leur éducation, leur fortune, etc. Égale à tout ce qu'il y a sur la terre de plus élevé, tantôt elle cherche à soumettre par toutes sortes d'efibrts ou d'artifices les choses humiûnes à elle, et tantôt, dédaignant ces choses, elle s'y soumet elle-même sans que sa soumission l'abaisse : pleine de sa propre grandeur, elle s'y repose en secret, contente de se posséder. Qu'elle est belle, quand la vertu dirige tous ses mouvements I mais qu'elle est dangereuse alors qu'elle se soustrait à la règle ! Beprésentez-vous Catilina au-dessus de tous les préjugés de sa naissance, méditant de changer la face de la terre et d'anéantir le nom romain : concevez ce génie audacieux, menaçant le monde du sein des plaisirs, et formant d'une troupe de voluptueux et de voleurs, un corps redoutable aux armées et à la sagesse de Rome. Qu'un homme de ce caractère aurait porté loin la vertu, s'il eût été tourné au bien ! mais des circonstances malheureuses le poussent au crime. Catilina était né avec un amour ardent pour les plaisirs, que la sévérité des lois aigrissait et contraignait; sa dissipation et ses débauches rengagèrent peu à peu à des projets criminels : ruiné, décrié, traversé, il se trouva dans «m état où il loi était moins facile de gouverner la république que de la détruire '.

( IManqne de liaison et d*ordre. — V.'J

< Ici les direrses éditions donnent un membre de phrase que Voltaire trou-

Ainâ les hommes sont souvent portés au crime par de fatales rencontres, ou par leur situation : ainsi leur vertu dépend de leur fortune'. Que manquait-il à César, que d'être né souverain ? Il était bon, magnanimei généreux, hardi, clément t personne n'était plus capable de gouver* ner lé monde et de le rendre heureux : s'il eût eu une fortune égale à son génie, sa vie aundt été sans tache : mais parce qu'il s'était placé lui-même sur le trône par la force, on à cru pouvoir le compter avec justice parmi les tyrans.

Cela fait sentir qu'il y a des vices qui n'excluent paB les grandes qualités, et, par conséquent, de grandes qualités qui s'éloignent de la vertu. Je reconnais cette vérité avec douleur : il est triste que la bonté n'accompagne pas toujours la force, et que l'amour de la justice ne prévale pas nécessairement, dans tous les hommes et dans tout le cours de leur vie, sur tout autre amour; mais non-seulement les grands hommes se laissent entraîner au vice ; les vertueux mêmes se démentent, et sont inconstants dans le bien. Cependant ce qui est sain est sain, ce qui est fort est fort, etc. Les inégalités de la vertu, les faiblesses qui l'accompagnent, les vices qui flétrissent les plus belles vies, ces défauts inséparables de notre nature, mêlée si manifestement de grandeur et de petitesse, n'en détruisent pas les perfec* tions*. Ceux qui veulent que les hommes soient tout bons ou tout méchants, absolument grands ou petits, ne connaissent pas la nature. Tout est mélangé dans les hommes ; tout y est limité; et le vice même y a ses bornes.

vait faible et redondant, et qu'en effet Vanvenargaes a retrandié sur rexemplaire d*Aix. — G. ^

* « Catilina n'ignorait pas les périls d'une conjuration ; son courage lui per- « suada qn'il les surmonterait L'opinion ne gouverne que les faibles; mais • l'espérance trompe les plus grandes âmes. » (Maximes,) — Voyez aussi le 16* dialogue (CatUina et Sénécion,) — G.

s Rapprochez de la 18« Réflexion et du IHseoun sur le Caractère des différents siècles, ^ G.

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