‹ OEuvresChapitre 68 sur 286 · SUR LA FAMILIARITÉ · texte numérisé non relu

SUR LA FAMILIARITÉ

^ II n'est point de meilleure école ni plus nécessaire que la familiarité. Un homme qui s'est retranché toute sa vie dans un caractère réservé, fait les fautes les plus grossières lorsque les occasions l'obligent d'en sortir et que les aifaires rengagent. Ce n'est que par la familiarité qu'on guérit de la présomption, de la timidité, de la sotte hauteur; ce n'est que dans un commerce libre et ingénu qu'on peut bien connaître les hommes, qu'on se tâte, qu'on se démêle, et qu'on se mesure avec eux : là on voit l'humanité nue avec

« Lorsque VaaveDargaes écrivait, J.-J. Rousseau n'avidt point encore soutenu ses brillants paradoxes. — F.

> La plupart de ces idées se retrouvent dans les deux Discour$ sur la Glaire (voir plus loin); peutrètre co morceau, dont la forme est d'ailleurs évidemment oratoire, devait-il entrer dans Tun de ces deux discours que Vauvenargues n'a pas publiés lui-même, et qui n'ont paru que dans ses œuvres posthumes. — G.

> [Bien. ~ V.] — Comparez avec le h* Conseil à un jeune homme. — G.

n RÉFLEXIONS

Unîtes ses faiblesses et toutes ses forces; là se découvrent les artifices dont on s'enveloppe pour imposer en public; là paratt la stérilité de notre esprit, la violence et la petitesse de notre amour-propre, l'imposture de nos vertus. Ceux qui n'ont pas le courage de chercher la vérité dans ces rudes épreuves, sont profondément au-dessous de tout ce qu'il y a de grand ; surtout c'est une chose basse que de cndndre la raillerie, qui nous aide à fouler aux pieds notre amour-propre, et qui émousse, par l'habitude de souffrir, ses honteuses délicatesses.

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