‹ OEuvresChapitre 92 sur 286 · on peut rougir d'une vertu · texte numérisé non relu

on peut rougir d'une vertu

[Je me suis trouvé autrefois, dans un bain public \ avec une vieille femme qui, voyant que j'étais fort jeune, et sachant que j'étais dans le service, m'honorait de quelques plaisanteries très-militaires. Je rougissais malgré moi, non pas de r impudence de cette vieille, car on ne rougit point des défauts d'autrui, mais de ma propre pudeur, que son impertinence rendait ridicule. Pendant qu'elle se faisait honneur des défauts de mon âge, je mourais de honte de paraître avec les vertus de son sexe. Un capucin était à côté de moi, et ne rougissait point : c'est que la pudeur était la vertu de son état, et non du mien. Les hommes sont si faibles, qu'ils se font des devoirs, non-seulement des ta« lents, mais même des vices de leur profession'.]

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