‹ OEuvres. Vec une notice biographiqueChapitre 135 sur 402 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De Vinconstance de nos actions.

Ceulx qui s'exercent à contrerooUer les actions humaines nesetreuvent en aulcune partie si empeschés qu'à les rapiécer et mettre à mesme lustre ; car elles se contredisent communéement de si estrange façon qu'il semble impossible qu'elles soyent parties de mesme boutique. Le jeune Marius se treuve tantost fils de Mars, tantost fils de Venus 2 : le pape Boniface huictiesme entra dict on en sa charge comme un regnard, s'y porta comme un lion, et mourut comme un chien : et qui croiroit que ce feust Néron, ceste vraye image de cruauté, qui, comme on lui présenta à signer, suyvant le style, lasentence d'un criminel condamné, eust repondu : « Pleust à Dieu que je n'eusse jamais sceu escrires !» tant lecœurluy serroit de condamner un homme à mort ! Tout est si plein de tels exemples, voire chascun en peult tant fournir à soy mesme, que je treuve estrange de veoir quelquesfois des gents d'entendement se mettre en peine d'assortir ces pièces, veu que l'irrésolution me semble le plus commun et apparent Vice de nostre nature: tesmoing ce fameux verset de Publius le farceur :

(1) Lorsque l'elTort puissant des années a courbé le corps Pt usé les ressorts dune machine épuisée, le jugement chancelle, respril s'obscurcit, la langue bégaie. Luca. , 111, 452.

(2) PLCT. , Vie de C. Maritis. G.

'3) Vetlein nescire Hueras! Skèq.. de Clememia, 11, i. C. Monta iGWE.

Malum consiliiim est, quod mutari non potest '.

D y a quelque apparence de faire jugement d'un homme par les plus communs traicts de sa vie ; mais veu la naturelle instabilité de nos mœurs et opinions, il m'a semblé souvent que les bons aucteurs mesmes ont tort de s'opiniastrer à former de nous une constante et solide contexture : ils choisissent un air universel ; et, suyvant ceste image, vont rengeant et interprétant toutes les actions d'un personnage ; et, s'ils ne les peuvent assez tordre, les renvoyent à la dissimulation. Auguste leur est eschappé ; car il se treuve en cest homme une variété d'actions si apparente, soubdaine et continuelle, tout le cours de sa vie, qu'il s'est faict lascher entier et indécis aux plus hardis juges. Je crois, des hommes, plus malayséement la constance que toute aultre chose, et rien plus ayséement que l'inconstance. Qui en jugeroit en détail et distinctement, pièce à pièce, rencontreroit pbs souvent à dire vrav. En toute l'ancienneté, il est malaysé de choisir une douzaine d'hommes qui ayent dressé leur vie à un certain et- asseuré train, qui est le principal but de la sagesse : car, pour la comprendre toute en un mot, dict un ancien 2, et pour embrasser en une toutes les règles de nostre vie, " C'est vouloir, et ne vouloir pas, tousjours mesme chose: je ne daignerois, dict il,

(1) C'est un mauvais plan que celui qu'on ne peut changer. Ejc. Publilmimis, ap«d a.Gell.,XVII, 14.

(2) Séx. , Êpisl. iO. C. 1 p

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adjouster, pourveu que la volonté soit juste-, car , si elle n'est juste, il est impossible qu'elle soll lousjours une." De vray, j'ai aultrefois apprins que le vice* n'est que desreglement et faulte de mesure ; et par conséquent il est impossible d'y atlacber la constance. C'est un mot de Demosthenes*, dict pn, « que le commencement de toute vertu, c'est consultation et délibération; et la fin et perfection, constance. » Si, par discours, nous entreprenions certaine voye, nous la prendrions la plus belle; mais nul n'y a pensé :

Quod peint, spernit ; repelil, qiiod nuper omisil ; jEsiuai, et vitce disconvenu ordine toto *.

Nostre façon ordinaire, c'est d'aller après les inclinations de nostre appétit, à gaucbe, à dextre, contre mont, contre bas, selon que le vent des occasions nous emporte. Nous ne pensons ce que nous voulons qu'à l'instant que nous le voulons ; et cbangeons comme cest animal qui prend la couleur du lieu où on le coucbe. Ce que nous avons à ceste heure proposé, nous le changeons tantost; et tantost encores retournons sur nos pas : ce n'est que , bransie et inconstance ;

Ducimitr, ul nervis alienii mobile ligmim'.

Nous n'allons pas , on nous emporte : comme

les choses qui flottent, ores doulcement, ores

avecques violence, selon que l'eau est ireuse

ou bonasse;

Nonne videmm, Quid tibi qiiisque velil, nescire, et qnœrere semper; Commutare locum, quasi omis deponere possil'^ ?

chasque jour, nouvelle fantaisie ; et se meuvent nos humeurs avccques les mouvements du temps: .

Taies siint homiuum mentes, quali pater ipse Jiippiier auciifcras lustrayit lumine terras *.

(1) Dans le Dixcoiirs funèbre, allribué à Bénioslhènes, sur les guerriers morts à Chéronée. G.

(2) 11 quille ce qu'il \oulail ayoir; Il retourne à ce qu'il a quitte ; toujours flottant, il se contredit sans cesre lui-même, non., £/)«/., 1,1, 98. I

(5) Nous nous laissons conduire comme l'automate suit la corde qui le dirige. Hor. , Sat. , II, 7, 82.

U) Ne voyons-nous pas que l'homme cherche toujours, sans savoir ce qu'il désire, et qu'il change sans cesse de place, comme s'il pouvait se délivrer ainsi du ftirdeau qui l'accable ? Li'CR. , 111, K)"0.

(5) Les penscrs des mortels, cl leur deuil, et leur joie, Changent avec les jours que le ciel leur envoie.

Les deux vers du texte conserves par S. Augustin {Cité de

Nous llottons entre divers advis; nous ne vou« Ions rien librement, rien absoluemont, rien constamment*. A qui auroit prescript et ostably certaines loix et ceriaine police en sa teste, nous verrions tout partout en sa vie reluire une cqualité de mœurs, un ordre et une relation infaillible des unes choses aux aultres (Empedocles^ remarquoit ceste difformité aux Agrigentins, qu'ils s'abandonnoient aux delices comme s'ils avoient landemein"' à mourir, et bastissoient comme si jamais ils ne debvoient mourir) : le discours en seroit bien aysé à faire ; comme il se veoid du jeune Caton : qui en a touché une marche*, a tout touché; c'est une harmonie de sons très accordants, qui ne se peult desmentir. A nous , au rebours , autant d'actions, autant fault il de jugements particuliers. Le plus seur, à mon opinion, seroit de les rapporter aux circonstances voisines, sans entrer en plus longue recherche et sans en conclure aultre conséquence.

Pendant les desbauches de no.stre pauvre estât, 'on me rapporta qu'une fille, de bien près de là oij j'estois, s'est oit précipitée du hault d'une fenestre pour éviter la force d'un belitre de soldat, son hoste. Elle ne s'estoit pas tuée à la cheute, et, pour redoubler son entreprinse, s'estoit voulu donner d'un coulteau par la gorge; mais on l'en avoit empeschée , toutesfôis après s'y estre bien fort blecée. Elle mesme confessoit que le soldat ne l'avoit encores pressée que de requestes , solicitations et présents, mais qu'elle avoit eu peur qu'enfin il en veinst à la contraincte: et là dessus les paroles, la contenance , et ce sang tesmoing de sa vertu, à la vraye façon d'une auhre Lucrèce Or, j'ai .sceu, à la vérité, qu'avant et depuis elle avoit esté garse de non si

Dieu, V, 8) , ont clé traduits par Cicéron de VOdijsséc, XVIII, 155. On croit qu'il les avait placés dans ses Académiques, en rapportant sur l'ame humaine le sentiment d'Aristote, qui les a cités lui-même dans son traité de l'Ame, III, 3.

(1) Phrase traduite de Sésèq., Epist. 52. C,

(2) DtoG. , Laerce, Vîll. 83. Elien donne ce mot à Platon. Var. liist. , XII, 99. C.

(3) C'est ainsi que ce mot est écrit dans Texemplaire corrigé par Montaigne. Il y a apparence que de son temps, et en Gascogne, on disait et on écrivait indifféremment lendemain, landetnein, ou l'endemain, au lieu de le lendemain, comme on parle aujourd'hui. Voyez ci-dessus, liv. I, c, 17. N.

(4) C'esl-à-dire celui qui a posé le doigt sur une des touches du clavier les a fait résonner toutes. On donnait autrefois le nom de marches aux touches du clavier des orgues, etc. A. D.

LIVKi: il, CHVP. r.

difiicile composition, comme dict le conto: aïout beau et honneste que vous estes, quand vous aurez failly vostre poincte, n'en concluez pas incontinent une chasteté inviolable en vostre maistresse; ce n'est pas à dire que le muletier n'y trcuve son heure. »

Antigonus, avant prins en affection un de ' > soldats pour sa vertu et vaillance, com- ! manda à ses médecins de le panser d'une ma- \ ladie longue et intérieure qui l'avoit tormenté i longlemps; et s'appercevant , après sa guarison, qu'il alloit beaucoup plus froidement ' aux affaires, luy demanda qui l'avoit ainsi changé et encouardy. ««Vous mesme, sire, luy respondict il, m'ayant deschargé des maulx pour lesquels je ne tenois compte de ma vie*.» Le soldat de Lucullus, ayant esté desvalisé par les ennemis, feit sur eux, pour se revencher, une belle entreprinse : quand il se feut remplumé de sa perte, Lucullus, l'ayant prins en bonne opinion, l'employoit à quelque exploict hazardeux, par toutes les plus belles remontrances de quoy il se pouvoit adviser;

Yerb'is, qiice timido quoque passent addere meniem ';

» Employez y, respondict il, quelque misérable soldat dévalisé ; »

Quantiimvîs nisticus, ibil, Ibit eo, quo vis, qui zonam perdidit, inquil ^ ;

et refusa resoluement d'y aller. Quand nous lisons que Mahomet, ayant oultrageusement rudoyé Chasan , chef de ses janissaires, de ce qu'il veoyoit sa troupe enfoncée par les Hongres, et luv se porter laschement au combat , Chasan alla, pour toute response, se ruer furieusement, seul, en Testât qu'il estoit, les armes au poing, dans le premier corps des ennemis qui se présenta, où il feut souhdain englouty : ce n'est, à l'adventure, pas tant justification que radvisement , ny tant prouesse naturelle qu'un nouveau despit. Celuy que vous vistes hier si avantureux, ne trouvez pas estrange de le veoir aussi poltron le lendemain ; ou la cholere, ou la nécessité, ou la compaignie, ou le vin, ou le son d'une trompette, luy avoit mis le cœur au ventre : ce n'est pas un cœur

(1) Put. , nv de PHopidas. c. 1. C.

f2) El) termes capables d'inspirer du courage au plus liiuidc. IloR. . Epist., n, 2, 36.

P) Tout grossier qu'il était. Il répondit : « Ira là qui aura perdu sa bourse. « lloa. , ibid. , v. 39.

ainsi formé par discours, ces circonstances le luy ont fermy; ce n'est pas merveille si le voyià devenu aultre par aultres circonstances contraires. Geste variation et contradiction qui se veoid en nous si souple a faict que aulcuns nous songent deux âmes, d'aultres deux puissances, quinousaccompaignentet agitent chascune à sa mode, vers le bien l'une, l'aulire vers le mal, une si brusque diversité ne se pouvant bien assortir à un subject simple.

Non seulement le vent des accidents me remue selon son inclination, mais en oultre je me remue et trouble moy mesme par l'instabilité de ma. posture; et qui y regarde primement ne se treuve gueres deux fois en mesme estât. Je donne à mon ame tantost un visage, tanlost an aultre, selon le costé où je la couche. Si je parle diversement de moy, c'est que je me regarde diversement ; toutes les contrariétés s*y treuvent selon quelque tour et en quelque façon; honteux, insolent; chaste, luxurieux; bavard, taciturne; laborieux, délicat; ingénieux, hebeté; chagrin, débonnaire; menteur, véritable; savant, ignorant ; et libéral, et avare, et prodigue : tout cela je le veois en moy aulcunement, selon que je me vire; et quiconque s'estudie bien atlentifvement treuve en soy , voire et en son jugement mesme, ceste volubilité et discordance. Je n'ay rien à dire de moy entièrement , simplement et solidement , sans confusion et sans meslange, ny en un mot : distinguo, est le plus universel membre de ma logique.

Encores que je sois tousjours d'advisde dire du bien le bien , et d'interpréter plustost en bonne part les choses qui le peuvent estre, si est ce que Testrangeté de nostre condition porte que nous soyons souvent , par le vice mesme , poulsés à bien faire, si le bien faire ne se jugeoit par la seule intention : par quoy un faict courageux ne doibt pas conclure un homme vaillant ; celuy qui le seroit bien à poinct, il le seroit tousjours et à toutes occasions. Si c'estoit une habitude de vertu, et non une saillie, elle rendroit un homme pareillement résolu à touts accidents; tel seul qu'en compaignie: tel en champ clos qu'en une battaille ; car, quoy qu'on die, il n'y a pas aultre vaillance sur le pavé et aultre au camp ; aussi courageusement porteroit il une maladie en son lict qu'une bleceure au camp ; et ne craindroit non plus la

ESSAIS DE MONTAIGNE

mort en sa maison qu'en un assâult ; nous ne verrions pas un mesme homme donner dans la bresche d'une brave asseurance, et se tormenter après, comme une femme, de la perte d'un procès ou d'un fils; quand, estant lascheà l'infamie, il est ferme à la pauvreté ; quand, estant' mol contre les razoirs et les barbiers , il se treuve roide contre les espées des adversaires : l'action est louable, non pas l'homme. Plusieurs Grecs, dict Cicero*, ne peuvent veoir les ennemis, et se treuvent constants aux maladies; lesCimbreset lesCelliberiens,touts au rebours: Nihil enim potest esse œquabile quod non a certa ralione pi'oficiscatur^. Il n'est point de vaillance plus extrême en son espèce que celle d'Alexandre ; mais elle n'est qu'en espèce, ny assez pleine par tout et universelle. Toute incomparable qu'elle est, si a elle encores ses taches : qui faict.que nous le veoyons se troubler si esperduement aux plus legiers souspeçons qu'il prenddes machinations des siens contre sa vie, et se porter en ceste recherche d'une si véhémente et indiscrette injustice , et d'une crainte qui subvertit sa raison naturelle. La superstition aussi, de quoy il estoit si fort attainct, porte quelque image de pusillanimité ; et l'excès de la pénitence qu'il feit du meurtre de Clilus est aussi tesmoignage de l'inequalité de son courage. Nostre faict, ce ne sont que pièces rapportées ^, et voulons acquérir un honneur à faulses enseignes. La vertu ne veult estre suyvie que pour elle mesme ; et si on emprunte parfois son masque pour aultre occasion , elle nous l'arrache aussitost du visage. C'est une vifve et forte teinclure, quand l'ame en est une fois abbruvée , et qui ne s'en va qu'elle n'emporte la pièce. Yoylà pourquoy , pour juger d'un homme, il fault suyvre longuement et curieusement sa trace. Si la constance ne s'y maintient de son seul fondement, cui vivendi via consideraia atque provisa esl^; si la variété des occurrences luy faict changer de pas ( je dis de voye, carie pas s'en peult ou haster,

(1) Tiisc.Quœst.,\\, 27. c.

(2) Pour avoir une conduite uniforme, il faut partir d'un principe invariable. Cic. , ibid.

(3) On trouve cette intercalalion iiiterlinéaire dans l'exemplaire de l'édition in-4° de 1588, corrigé jiar Montaigne : Voliiptateni coniennnmt; in dulorc siiiit molles : gloriain nccjliguni ; frangiintur infamia. N.

(4) De sorte qu'il suive, sans jamais s'écarter, la route qu'il s'est choisie. Cic. , Paradox. , V, t .

ou appesantir), laissez le courre; celuy là s'en va avau le vent <, comme dict la devise de nostre Talebot.

Ce n'est pas merveille, se dict un ancien 2, que le hazard puisse tant sur' nous, puisque nous vivons par hazard. A qui n'a dressé en gros sa vie à une certaine fin, il est impossible de disposer les actions particulières; il est impossible de renger les pièces à qui n'a une forme du total eh sa teste ; à quoy faire la provision des couleurs à qui ne sçait ce qu'il a à peindre? Aulcun ne faict certain desseing de sa vie, et n 'en délibérons qu'à parcelles. L'archer doibt premièrement sçavoir où il vise, et puis y accommoder la main, l'arc, la chorde, la flesche , et les mouvements : nos conseils fourvoyent , parce qu'ils n'ont pas d'adresse et de but : nul vent ne faict, pour celuy qui n'a point de port destiné. Je ne suis pas d'advis de ce jugement qu'on feit pour Sophocles^ de l'avoir argumenté suffisant au maniement des choses domestiques , contre l'accusation de son fils, pour avoir veu l'une de ses tragédies ; ny ne treuve la conjecture des Pariens, envoyés pour reformer les Milesiens, suffisante à la conséquence qu'ils en tirèrent ^r visitant l'isle, ils remarquoient les terres mieulx cultivées et maisons champestres mieulx gouvernées ; et, ayants enregistré le nom des maistres d'icelles, comme ils eurent faict l'assemblée des citoyens en la ville, ils pommèrent ces maistres là pour nouveaux gouverneurs et magistrats; jugeants que, soigneux de leurs afk faires privées ils le seroient des publicques. Nous sommes touts des lopins, et d'une contexture si informe jet diverse que chasque pièce, chasque moment faict son jeu; el se treuve autant de différence de nous à nous mesmcs, que

(i) Uégulièrement, ces mots devraient cire écrils ainsi, à vau le vent, aussi bien que dans cette expression, ù vau de roule, dont on se sert encore pour signifier une déroute entière, comme si l'ennemi qui est mis en fuite était poussé du haut d'une montagne vers le bas; ce qui précipiterait sa fuite, ci le jetterait dans la dernière confusion. A vuti le vent, c'est selon le cours du vent, lequel, soufflant sur l'eau, lui donne un cours déterminé, assez semblable à celui d'un torrent, ou d'une rivière qui coule de haut en bas. A vau, à val, en bas , comme qui dirait du haut d'une montagne vers la vallée, a monte ad vallem. C. — L'ancien mot, amont ou à mont, qu'on trouvera dans le chapitre suivant, signifie le contraire, i. V. i.: •

(2) SÉx. , Episi. 71 et 72. C.

(5) Cic. , de Senectute, c. 7. C.

(4) HÉR. , V. 29. j". V. L.

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