‹ OEuvres. Vec une notice biographiqueChapitre 299 sur 402 · CHAPITRE ÏV · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÏV

De la diversion.

J'ay aultrefois esté employé à consoler une dame vrayement affligée ; la plus part de leurs deuils sont artificiels et cerimonieux.

Vberibus semper lacrymis, sewperqite parati In siaiione sua, atque expecianlibus illtan, Quo jubeat manare modo ^.

On y pix)cede mal , quand on s'oppose à ceste passion ; car l'opposition les picque et les engage plus avant à la tristesse : on exaspère ie mal par la jalousie du débat. Nous veoyons, des propos communs, que ce que j'auray dict ^ans soing, si on vient à me le contester, je m'en formalise, je l'espouse ; beaucoup plus ce à quoy j'aurois interest. Et puis, en ce faisant, vous vous présentez à vostre opération d'une entrée rude; là où les premiers accueils du médecin envers son patient doib\ent estre gracieux,- gays et agréables : et jamais médecin laid et rechigné n*y feit œuvre. Au contraire doncques, il fault ayder

(J) We rendre sage.

(3) GcAn, du lalin quœslus. Il y adansl'édit. de 15£!8, fbl. 362 : « jamais pour le gain. » J. V. L.

(3) Une femme a toujours des larmes toutes prêtes qui, au premier ordre, vont couler en atondance. Juv., Sat., VI, 273. .

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