‹ OEuvres. Vec une notice biographiqueChapitre 384 sur 402 · A MONSIEUR DE LANSAC · texte numérisé non relu

A MONSIEUR DE LANSAC

Chevalier de l'ordre du rov, conseiller de son conseil privée sur-iiitondant de ses flnanccs, et capilainedecentgenUlsliommcs de sa maison.

Monsieur, je vous envoyé la Mesnagerie de

de sa chambre; » Paris, chez Gabriel Buon, 15C9. Le père de Montaigne, mort celle ainice même, ne put voir celle traduction imprimée. Il y a d'autres cdilions. l'nris, chez Michel Sonniu?, 1581; Rouen, chez Romain de Beanvais, 1603; TournoD, lOti,;; Rouen, chez Jean de l.a Mère, 1641, etc. Voyez le chap. 12 du second livre des Essais, i. V. L.

(1) Lellre qui se trouve au-devant de la Mesnagerie de Xenophon cl des autres traductions de La Boëtie, imprimées chez Federic MorcI, en 15" i, fol. 3. Cette dédicace doil être de Tan 1570, comme toutes celles qui sont comprises dans ce volume cl qui portent une date précise. Voy. nofre première note sur ces lettres. J. V. L.

(2) Louis de Saiot-Gdais, seigneur de Lansac, nommé con

LETTRE m.

\cnophon mise en franoois par feu monsieur de ia Uoftie : présent qui m'a semblé vous estre propre, tant pour estre party premièrement, comme vous savez, de la main d'un gentilhomme de mar(|ue * , très grand homme de guerre et de paix, que pour avoir prins sa seconde façon de ce personnage' que je sçais avoir esté avmé et estimé de vous pendant sa vie. Cela vous servira tousjours d'aiguillon à continuer envers son nom et sa mémoire vostre bonne opinion et volonté. Et hardiement, monsieur, ne craignez pas de les accroistrc de quelque chose : car ne l'ayant gousté que par les tesmoignages publics qu'il avoit donnés de soy, c'ost à moy à vous respondre : qu'il avoit tant de degrés de suffisance au-delà, que vous estes bien loing de l'avoir cogneu tout entier. Il m'a faict cest honneur, vivant, que je mets au compte delà meilleure fortune des miennes, de dresser avecques moy une cousture d'amitié si estroicte et si joincte qu'il n'y a eu biais, mouvement, ny ressort en son ame, que je n'aye peu considérer et juger, au moins si ma veue n'a quelquefois tiré court. Or, sans mentir, il estoit à tout prendre, si près du miracle, que pour, me jectant hors des barrières de la vraysemblance, ne me faire mescroire du tout, il est force, parlant de luy, que je me resserre et restreigne au dessoubs de ce que j'en sçais. Et pour ce coup , monsieur , je me contenteray seulement de vous supplier, pour l'honneur cl révérence que vous devez à la vérité , de tesmoigner et croire que nostre Guyenne n'a eu garde de voir rien pareil à luy parmi les hommes de sa robbe. Soubs l'espérance doncques que vous luv rendrez cela qui luy est très justement deu, cl pour le refreschir en vostre mémoire , je vous donne ce livre , qui tout d'an train aussi vous respondra de ma part que, sans l'expresse deffense que m'en faict mon insuffisance , je vous presenterois autant volontiers quelque chose du mien, en recognoissance des obligations que je vous doibs , et de l'ancieime faveur et amitié que vous avez portée à

îeillPT (Tétai par Charles IX, ou plutôt par la reioe-mère Ca- Uierinc de Médiri«, au mots de mai 1368. J. V. L.

(1) Xenophoii. l* titre de gentilhomme qno lui (jpnne ÎIODtaisnr iKmrrait le faire méconnaître. Peut-être l'aurall-il déelgiic plu» bonorablomenl s'il l'eût nommé tout simplemeut an ciloyen d Atbènes. C.

(4 D'Es'tienne de La Boëtie.

ceulx de nostre nmiHon. Mais, monsieur, à faulte de meilleure monnoye, je vous offre en payement une très asseurée volonté de vous .faire humble service.

Monsieur, je supplie Dieu qu'il vous maintienne en sa garde.

Vostre obéissant serviteur ,

Michel db Montaioive.

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