‹ OEuvres. Vec une notice biographiqueChapitre 6 sur 402 · VJ · texte numérisé non relu

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iNOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

ces sonnets avec les œuvres de La Boè'tie • qu'il avait publie's neuf ans auparavant, puisqu'il ne les connaissait pas alors etqu'il venait de les recevoir lorsqu'il les a placés dans la première édition des Essais, en 1580. Il dit à ce sujet à madame de Grauimont : « Ce sont 29 sonnets que le sieur Poy-

• ferré, homme d'affaire et d'entendement, qui le « connoissoit longtenq)s avant moi , a retrouvé ' par fortune chez lui , parmi quelques autres

• papiers, et mêles vient d'enKoycr. » Il n'y a d'autre moyen d'expliquer la note de mademoiselle de

(1) Les œuvres précitées de La Boëtie ont élé publiées d'abord en 1571 par les soins de Montaigne, sous ce titre : La Ménagerie de Xi'nophon, les llêgles de mariage de Plutarque , Lettre de consolation de Plutarque à sa femme, le tout traduit de grec ei> françois par feu M. Etienne de La Boëtie , conseiller du roi en sa cour de parlement à Bordeaux, ensemble quelques vers latins et françois, de son invention ; Item un Wscours sur la mort dudit seigneur de La Boëtie, par M. de Montaigne. A Paris, Fédéric Morel, in-8. Malgré son titre, ce petit voiurae ne contient pas de vers français ; ces vers ne parurent que l'année suivante ( 1572 } chez le même imprimeur, sous ce titre : Vers françois de feu M. Etienne de La Boëtie; ils sont paginés à part , mais on les joignit au volume précédent , dont on réimprima le titre, avec la date 1572, chez FcdMc Morel. Il paraît que plus tard on aura retrouvé , du même auteur, la traduction d'un morceau d'Aristote, qu'on imprima en ICOO avec le litre qui suit : La Wesnagerie d'Aristote et de Xénophon , c'est-à-dire la manière de bi(!n gouverner une famille ; traduite de grec en françois , par feu Etienne de La Boëlie, etc., et mise en lumière avec quelques vers françois et latins dudit La Boëtie, par Michel, sieur de Montaigne. Paris, Claude Morel, in-8; et à cette occasion on réimprima ce qui avait été publié en lo7( et lo7i2, avec des titres particuliers pour VAvistote et pour les vers français. Paris, Claude Morel, 1C(!0. Mais, ce qui est assez surprenant, c'est qu'on a suivi la |)remière édition page pour page et ligne pour ligne, de telle sorte qu'il semble, au premier coup d'œil, qu'il n'y a que les litres de changés. La pagination est la môme qu'à la première édition, c'est-à-dire particulière pour chaque partie. Cependant, il est certain que c'est une impression nouvelle, car on trouve au recfo- des pages 2 et 5 du Xénophon, et au verso de la page 4 des vers français, des différences qui le prouvent. Ce volume de La Boëlie ne contient pas les vingtneuf sonnets; lorsqu'il est complet, il doit être composé ainsi qu'il suit : huit feuillets pagines au recto pour les Economiques d'Aristote, y compris le litre transcrit ci-dessus (les feuillets 2 et 3 mal numérotes ), puis cent trente-un feuillets avec titre parliculier pour les autres traductions, les vers latins et la lettre de Montaigne ; enOn , dix-neuf feuillets pour les vers français, avec un titre à part, portant, comme les précédenis, Claude Morel, 1600.

Ce petit volume, tel qu'il a élé publié en 1572, est assez rare ; on le rencontre le plus souvent sans les vers français : il est très rare lorsqu'il est complet.

Pyramus de Candole a compris celte traduction de la Ménagerie dans les éditions qu'il a publiées des OEuvres de Xénophon, iraduiiesen français parpluslnurs auteurs (Cologne, 1615, in-fol. ; Yverdon, 1619, in-8). Voyez à ce sujet une note curieuse de »1. Barbier, au numéro 13255 de son Dictionnaire des Anonymes-

Gournay qu'en admettant que, dans l'intervalle de 15S8à 1595 on aur.iit imprimé quelque ouvrage de La. Boëlie, et qu'on y aurait fait entrer ces 29 sonnets. En effet, le P. Leiong, et d'après Ini M"M. Weiss et Beuchot attribuent à cet auteur nv ouvrage intitulé : Historique description du solitaire et sauvage pays du ^edoc(dans leBourdelois), par feu M. de La Boëtie, conseiller, etc. -, Bordeaux. Millanges, 1593,in-12, Leiong ajoute : « On a joint à cette description quelques vers du m^nie auteur, qui ne se trouvent pas dans l'édition qu'avait donnée de ses œuvres Michel de Montaigne. » Il né m'a point été possible de vérifier si les sonnets se trouvent dans cet ouvrage ; car il est assez rare , s'il existe , pour qu'on ne le rencontre dans aucune des bibliothèques de Paris, et que des bibliographes et des libraires instruits m'aient déclaré n'avoir jamais eu l'occasion de l'examiner.

M. Beuchot, qui n'a jamais vu cette Hisi'friquc Description de La Boëtie , en annonçant dans le journal de la librairie ( n' 150, janvier 1836) un ouvrage sur le Médoc, a ajouté une note par laquelle il priait les personnes qui la posséderaient de la lui faire connaître; cette invitation n'a point eu de résultat. M. Jouannet, qiie j'ai consulté à cette occasion, m'a dit qu'il était moralement sûr que cet ouvrage n'avait jamais été imprimé ; et M. Weiss , qui le mentionne dans la Biographie universelle , ne l'a non plus jamais rencontré.

7.LesEssals de Michel, seigneur de Montagne, (sic.) divisez en trois livres contenants un riche et rare thrésor de plusieurs beaux et notables discours couchez en un stile le plus pur et orné qu'il se trouve en nostre siècle , avec deux tables, l'une des chapitres , l'autre des choses plus mémorables contenues en iceux. cio. i3. xcv. Pour François Le Febure de Lyon, in-12.

La préface de Montaigne est adressée au lecteur bénévole! et elle est datée du premier mars 1590. La table analytique est assez détaillée, et à la fin de ces pièces liminaires on a placé un sonnet d'Expillyi sur les Essais du sieur de Montagne. Cette édition, fort incorrecte et très mal exécutée, contient les trois livres des Essais, moins les additions de celle de la même année in-fol. Par conséquent elle est faite d'après celle de 1588 ; mais elle est beaucoup moins complète qu'elle. Des chapitres entiers ont été supprimés , et dans ceux qui sont conservés il y a une foule de mutilations :

(1) Claude Expilly, conseiller du roi eu son conseil d'étal, président au parlement de Grenoble. Voyez à 1739. Je ne sais comment l'éditeur s'est procuré ce sonnet, car la première édition des poèmes d'ExpillV n'a paru que l'année suivante.

SLR MONTAIGNE.

les citations sont altérées, et pour n'en citer qu'un exemple, au« nec cylhara cflren/em -qui termine le vers d'Horace qu'on trouve à la fin du troisième livre, on a substitué : 'tiec studiis carentem.^ Léchapitre intitulé: «que le goût des biens et des maux,fetc. est le quatorzième comme dans les éditions antérieures à celle de mademoiselle de Gournay. Les chap. 29 , 35 , 41 , 42, 54 , 55 du premier livre , manquent; le'chap. 13 du livre II intitulé : • Déjuger de la mort d'autrui,» porte pour titre à la table: de juger de la mort, advis ; et dans l'ouvrage : divers avis sur le point de la mort. Les chap. 15, 19, 28 , 30 , 33 , 35 de ce livre 11, man(|uent de même que les chap. 4 et 5 du livre III. Le chap. 11, qui par suite de cette suppression se trouve le neuvième est intitulé : « Des opinions, au lieu de l'être : - Des boiteux. •

Cette édition est, sans contredit, la pins mauvaise de toutes celles qui ont été publiées.

8. Les mêmes. — Édition nouvelle , prise sur l'exemplaire trouvé après le décès de l'auteur, revue et augmentée d'un tiers plus qu'aux précédentes impressions ; Paris , Abel VAngelier, au premier pilier de la grand'salle du Palais. M. D.xcviii grand in-8°. — Frontispice gravé, portant pour la première ïoxsviresque acquirit eundo. 1164pages. — Mèineprivilégequ'en 1595. Très belle édition.

La préface de Montaigne reparaît ici ; elle est datée du premier mars 1580, et elle est suivie d'ime note qui dit que cette préface, corrigée de la dernière main de l'auteur, ayant été égarée en la première impression depuis sa mort , a naguère été retrouvée. En effet , elle offre quelques différences avec celles des précédentes éditions.

La préface de mademoiselle de Gournay, qui se trouvait dans l'édition précédente, est supprimée et reniplacéeparuneautre très courte, parlaqiielle elle se rétracte de cette préface que l'aveuglement de son âge et d'une violente fièvre d'àme lui laissa naguère échapper des mains , lorsqu'après le décès de l'auteur , madame de Montaigne sa femme les lui fit apporter ( les Essais) pour être mis au jour, enrichis des traits de sa dernière main.

Cette édition est la première sur laquelle on rencontre une épigraphe ; et le viresqtie acquirit eundo qu'elle porte a été inscrit par Montaigne lui-même sur le frontispice gravé de l'exemplaire de 1588 , qui est à la bibliothèque de Bordeaux. L'intention de l'auteur était donc que cette citation servît d'épigraphe à son ouvrage ; aussi trouve-t-oiicci'ires à toutes les éditions suivantes, sauf deux ou trois exceptions, jusqu'à celle de 1659 exclusivement.

Ce n'est qu'à l'édition de 1635 qu'on voit paraître la devise <pie Montaigne avait adoptée, le que sais-je? avec l'emblèjne des balances; et dans cette édition on trouve l'épigraphe et la devise, de même que dans plusieurs des suivantes.

Ce que sais-je? que Pascal a si sévèrement analysé ' se lit au chapitre douze du livre 11 ; il caractérise parfaitement la philosophie de Montaigne ; il est la conséquence de cette maxime qu'il avait inscrite en grec sur les solivesde sa librairie : ■ 11 n'est point de raisonnement auquel on n'oppose un raisonnement contraire. » La devise de Charron : «je ne sais, -exprime la même pensée , mais moins convenablement, par cela même qu'elle est sous une forme affirmative. Celle de Lamothe le Vayer (de las cosas mas seguras lamas segura es dudar) - qui ofîre avec les précédentes une frappante analogie, n'est en quelque sorte que la traducti#n du mot hardi de Pline, cité par Montaigne au chap. 14 du hvre II « Solum certum nihil esse certi. " Varron était plus orthodoxe dans la foriiic, bien qu'au fond la pensée fût la même . lorsqu'il écrivait ; Hominis est hœc opinari, Dei scire; et Fontenelle , quand il disait : Je suis effrayé de la certitude que je vois maintenant partout , n'était pas plus certain que Montaigne ; mais il était plusré««T?« dans l'expression de son doute

9. Les mêmes. — Édition nouvelle, prise sur l'exemplaire trouvé après le décès de l'auteur, revue et augmentée d'un tiers outre les préc»'dentes impressions; Paris, Àbel L' Àngelier, yi. d. c. Grand in-8.

Préface et notes, privnlége, épigraphe, frontispice gravé, les mêmes qu'en l'édition de 1598. 1166 oages.

Edition moins belle que la précédente, mais encore belle et très bonne.

Le chapitre 21 du livre 11 est intitulé à la table : «Contre la fainéantise, » comme aux éditions précédentes ; dans l'ouvrage il a pour litre : « Contre la fantasie. »

10. Coste (.\vis sur l'édition de 1739) cite une édition de Paris sous cette date, et il la qualifie de belle. Brunet , Fournier , Cailleau, indiquent cette édition que je n'ai pas rencontrée ; je l'ai vue indiquée encore dans le catalogue de la première vente de M. Dincourt d'Hangard (par Nfe de La Rochelle , 1789), sous le n° 332.

(1) fenseex de Pascal, supplément à la première partie art. XI.

•■ is Des choses les pius sûres la plus sûre est de doata*.

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D'après ces autorit/s , il est positif que cette édition existe, et les renseignements que donne Coste mettent h même de la décrire de la manière qui suit :

Les mêmes.— Paris, Abel L'Angelier, 1602. Belle édition conforme aux deux précédentes, contenant de plus à la fin le sonnet d'Expilly dont il est parlé à l'édition in-12, de 1595. Cette dernière indication prouve sans contestation Texistence de cette édition , différente de celles de 1598 et de 1600 , qui n'ont pas le sonnet.

11. Les mêmes. — (titre détaillé comme à celle de 1598.) Leyde, JeanDoreau, 1602, m-S" (plus petit format que les trois éditions précédentes).

Frontispice imprimé. — Vires. — 1132 pages.

— Fleurons aux lettres initiales des chapitres. — Lesdeux préfaces et la petite note à celle deM.ntaigne, comme aux éditions précédentes; plus une table analytique qui est la première depuis cellede 1595 in-12, et qui est intitulée: « Les pages du sicnr de Montaigne, où sont contenues les plus rares remarques de son livre ,à savoir I es exem pies des vertus et des vices, les plus graves sentences, similitudes et comparaisons , avec un recueil des lois anciennes des peuples et nations ; plus la vie de l'auteur par remarques principales et précieuses sur son propre livre , le tout en forme de lieux communs. »

Le chapitre 21 du livre II, est intitulé : « Contre la fantasie. »

12. 11 existe une contrefaçon de cette édition , indiquant le même libraire, la même ville et la même date. En comparant la pagination , les fleurons, les fautes, on acquiert la certitude que c'est une composition différente. On distinguera ces deux éditions à la vue du titre*, car dans celle qui précède, l'E du mot exemplaire est majuscule : il est italique à celle-ci qui ne vaut pas l'autre.

Cette deuxième édition n'a pas de table analytique.

13. Les mêmes. — Édition nouvelle, prise sur l'exemplaire trouvé après le décès de l'auteur, revu etaugmentéd'un tiers, outre les précédentes impressions, enrichie de deux tables curieusement exactes et élaborées, Paris ^ Abel L'Angelier. m. D.c.ix. in-8.

Frontispice gravé. — F/rps. — Note de mademoiselle de Gournay à la préface de Montaigne. — Fleurons à la lettre initialedes chapitres. — 1032pâges.

— Table analytique, et à la fin une table additionnelle, pour la vie de Montaigne, extraite des Essais. Le chapitre 21 du livre II est intitulé :« Contre la tantasie. »

Bonne édition , moins belle et moins grande de 'brmat que les précédentes , publiées in-8° par le

même libraire. Pas de sommaires aux marges , quoi qu'en dise Henri Etienne (v. 1652).

14. Coste cite une édition sous cette date, et il la qualifie de bonne; je ne l'ai pas rencontrée, mais je crois qu'elle existe, car l'édition de 1611 porte un extrait du privilège accordé en date du 23 mars 1608 à Charles Sevestreel Jean Petitpas, ce qui confirme l'opinion de Coste. Suivant toute apparence, cette édition est in 8°.

D'après les détails du privilège, cette édition était enrichie et augmentée ^ outre les prérédentes impressions^ de petits sommaires en la marge., des choses plus remarquables , avec une table très ample et la vie de l'auteur ; c'est la première fois que se rencontrent deux de ces additions qu'on retrouve dans les éditions suivantes.

1 5 . Les mêmes. Nouvelle édition, etc. (comme aux précédentes). Leyde, Jean Doreau, in-8''. 1609.

Titre imprimé. — Vires. — Préface de Montaigne avec la petite note de mademoiselle de Gournay. — Petite préface de cette dernière. — Fleurons aux lettres initiales. — Table analytique intitulée: «Les pages du sieur de Montaigne, etc.,» comme à 1602. Le chapitre 21 du livre 11 a pour titre : « Contre la fainéantise. » 1132 pages. Table non paginée.

\&. Le s mêmes.— Édition nouvelle., enrichied'an» notationsonmarge,corrigéeetàuga)entéed'im tiers outre les précédentes impressions , avec une table très ample des noms et matières remarquables et signdées, plus la vie de l'auteur, extraite de ses propres écrits. Paris, avec privilège du roy(lC08). Chez François Gueffier, rue Saint-Jean-de-Latran, devant le collège de Cambray. 1611. in-8o.

Frontispice gravé. — Vires. — Les deux préfaces. — La petite note de mademoiselle de Gournay est supprimée. — Sommaire discours sur la vie de Michel, seigneur de Montaigne. — Sommaires aux marges. — Indications des auteurs cités (c'est la première fois que cette addition se rencontre, à moins qu'elle n'existe à l'édition de 1608, que je n'ai pas vue) à la lin, extrait du privilège du roy. (Voyez à 1 608.) Fleurons aux initiales. — 1 130 pages. Table non paginée. — Pour la première fois cette édition est enrichie d'un portrait de Montaigne, gravé par Thomas de Leu , au bas duquel ou lit le quatrain suivant :

SI R MONTAIG^R.

ToW fhi grand Monlaifcne une «itJère 8(?nre : Le ppiiilre a point lo corps el lui son bel esprit ; Le pn lukT pnr son art égale la nature. Mais l'autre la surpasse en tout ce qu'il écrit.

Des wetrtplaires de cette ëdition sont indiquas chez Char es Setettre, rue Saitit-Jacqiies , devant les Mathiirins. U date de IVdition est placée sur ceux-là à ron<lroit oti , pour les exemplaires de Gueflier. est la date du privile'ge.

D'autres exemplaires portent : Chez Jean Petitpas, rue Saint -Jean- de -Latran , au collège Cainbrav.

17. Bien que je n'aie pas rencontre' d'édition de 1614, je suis persuadé qu'il doit en exister une sous celte date, et je me fonde sur ce que, 1° à l'édition del617, l'avis «les imprimeurs dit: «Lecteur, nous te donnons les Essais , reparés de nouveau de la version de leur latin » ; il y avait donc eu une édition antérieure à 1017 où les citations étaient traduites, et cette traduction ne se trouve dans aucune des éditions qui précèdent ; 2^ le privilège de l'édition de 1617 est de 1614 : il est peu probable qu'on ait attendu 3 ans avant d'en faire usage.

Ce privilège, dont l'extrait se trouve à 1617, est accordé à mademoiselle de Gournay, et elle l'a ensuite cédé à François Gueffier^ Jean Petilpas^ Charles Sevestre, M ichel Nivelle et Claude Rigaud. C'est donc chez ces libraires que cette édition doit être indiquée. Le format était probablement in-4", puis<{ue les deux éditions données en 1617et 1625, par ces mêmes libraires , sont de ce format. Elle doit renfermer les sommaires aux marges, l'indication des auteurs , la vie de Montaigne , et pour la première fois la traduction des citations latines.

18. Lf«memfs.— Édition nouvelle, etc.(commeà 1600). ^Cologne, par Philippe Albert, 1016, in-8".

Petite profiice de mademoiselle de Gournay. — Sa note à la préface de Montaigne. — Table analytique, intitulée comme celle de 1602. —Titre imprimé, portant des armes tleurdelisées. — Fleurtms aux lettres initiales. — 1132 pages. — Table non paginée. — Le chapitre 21 du livre II est intitule :« Contre la fainéantise. » — 11 y a une table analytique particulière pour la vie de .Montaigne. Cette édition ne présente ni l'épigraphe Vires, ni les sommaires. en marge, ni les indications d'auteurs.

On trouve des exemplaires sur lesquels le mot Cologne est stirchargé et illisil)le , et au-dessus on a imprimé le mot Genève.

l9.Let mêmes.— ÊditionnouvelU., enrichie d'aii-

notationsen marge, du nom des auteurscités et de la version du latin d'iceux, corrigée et augmentée, etc. Paris, Charles Sevestre, en l'îledu Palais, aux Trois Perruques, devant le Cheval de Bronze, 1617, in-4".

Titre en rouge et en noir. — Vires.— Portrait de 1611. — Avis des imprimeurs. — Vie de Montaigne. — Grande préface de mademoiselle de Gournay. — En marge, sommaires et indications des auteurs — Extrait du privilège daté du 28 novembre 1614. — Quatre tables , l' table des chapitres ; 2» table analytique , intitulée comme celle de Leyde 1602 ;3' table des noms propres d'hommes, de peuples, d'animaux, de villes, etc. ; 4° table qui indique ce quia rapport à la vie de Montaigne. — Avis au lecteur par mademoiselle de Gournay, relatif aux tradiictions de presque toutes les citations latines et grecques, lesquelles sont réunies à la fin dit volume dans l'ordre selon lequel elles se présentent dans l'ouvrage. Enfin, copie littérale de l'épitaphe latine gravée sur le tombeau qui a été élevé à Montaigne dans l'église des Feuillants de Bordeaux. Coste a donc eu tort de dire (Avis de l'édition de 1 739) que cette épitaphe avait été imprimée pour la première fois dans l'édition de Paris 1725, in-4*'.

On voit reparaître dans cette édition , mais modifiée et améliorée , la grande pretace que mademoiselle de Gournay avait insérée dans celle de 1595 ; elle commence ainsi: «Si vous demandez au vulgaire quel est César.»

L'avis que mademoiselle de Gournay a placé andevant des traductions fait connaître qu'elle a été aidée dans ce travail par MM. Bergeron, Martinière et Bignon; elle motive cette traduction, qu'elle juge superflue, parle désir de l'imprimeur , et elle ajoute: «Je ne présente pas d'excuse d'avoir laissé dormir les passages libertins sous le voile de leur langue étrangère, ni d'avoir tors le nez à quelque mot joyeux de l'un d'entre eux.» ( Toutes les éditions antérieures, excepté rin-12 de 1595, écrivent constamment Montaigne ; dans celui-ci on dit alternativement Montaigiie et Montagne.)

J'ai rencontré des exemplaires portant l'indication {\e:Paris, Michel Nivelle, rue Saint- Jacques, aux Signes; et d'autres avec celle-ci : Paris, pour Claude Rigaud, libraire, demeurant à Lyon,

Enfin il existe des exemplaires au nom des libraires Gueffier et Petitpas.

Voyez, pour le mérite de cette édition, celle de 1625.

10. Les mêmes. — (Titre détaillé de 161 1) Rouen, Manassez de Prtnulx devant le portail des libraires, 1617, in-8*.

NOTICE BLBLlOGRAPHlQtlE

Portrait et frontispice gravés de 1611. — Yires. Petite préface de mademoiselle de Gournay. La note a celle de Montaigne ne s'y trouve pas. — Sommaires et indications des auteurs en marge. — Fleurons aux initiales. — 1130 pages.

Des exemplaires portent l'indication, de: Rouen, chez Jean Osmon, dans la cour du Palais ( Bibliothèque particulière k Valenciennes).

21 . Lesmêmes. — Rouen, chez la Veuve de Thomas ^Daré, devant l'Espérance, in-8 — Frontispice gravé. Portrait .—1130 pages. — Pas de petite note de mademoiselle de Gournay. — Sommaires aux marges, etc. Édition semblable à celles de 1602,-8,-11,-16,-17.

22. Les mêvies. — 1619 in-8. Edition différente de la précédente. — Table analytique. — 1 1 30 pages. — La note de mademoiselle de Gournay ne s'y trouve pas. —Vie de Montaigne. — Sommaires et indication d'auteurs aux marges. L'exemplaire que je possè(ie, et qui est le seul que j'aie rencontré, tra pas de titre; j'ignore par consé(juent le lieu d'impression et le nom du libraire ; mais à la fin on lit qu'il a été achevé d'imprimer: «ce dernier jour d'aoiit 1619 , à l'imprimerie de Jean Durand. » La liste chronologique des libraires et imprimeurs de Paris ne mentionne qu'un seul impnmeur du nom de Durand , mais il porte le prénom de Pierre , il est donc probable que cette édition n'est pas de Paris.

Le catalogue imprimé de la Bibliothèque royale indique sous cette date une édition des Essais chez J. Dorcau h Leyde^ mais l'indication correspond à un exemplaire de 1609 , qui est effectivement de Doreau ; ainsi on doit croire qu'il y a erreur au catalogue, et d'ailleurs la Bibliothèque royale ne possède pas aujourd'hui d'exemplaire de cette date.

(1624. M. Vernier indique une édition de 1624 k Londres, dans laquelle on a , dit-il , recueilli beaucoup de pièces nouvelles. Le même auteur mentionne aussi des éditions de/'am, 1625, et La Haye, 1627. Ces éditions n'existent pas, et M. Vernier a confondu ces éditions avec celles de 1724 , 1725 et 1727. J'ai relevé cette erreur parce que cet auteur fait ensuite reparaître ces éditions k leur véritable époque , ce qui forme un double emploi, et ce qui aurait pu ainsi faire croire k la réalité de leur existence aux dates de 1624,-25 ,-27.)

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