‹ OEuvres. Vec une notice biographiqueChapitre 7 sur 402 · Les mêmes,— Paris, Robert Bertauld., 1625, in · texte numérisé non relu

Les mêmes,— Paris, Robert Bertauld., 1625, in

Des exemplaires portent : Veuve Remy Dallin, au mont et image Saint Hilaire ; d'autres: Charles Hulpeau demeurant au bout du Pont Saint-Michel, a l'Image Saint-Jean ; d'autres : Gilles et Robinot;

d'autres : Martin Collet , tenant 5î boutique au Palais, en la galerie des Prisonniers.

Titre imprimé, avec l'épigraphe Vires. — Pas de ] privilège.

Cette édition commence par le même avis des imprimeurs que celle de 1617 avec laquelle elle présente une grande conformité ; elle en diffère en plusieurs points : 1° la grande préface de mademoiselle de Gournay a encore éprouvé quelques modifications, retranchements et additions ^ 2" les indications d'auteurs et les sommaires n'existent que jusqu'à la page 96 ; 3" elle ne présente ni les tables, ni le portrait , ni l'épitaphe qui se trouvent k l'édition de 1617. Les traductions sont, comme k cette dernière , rassemblées dans l'ordre dans le- J quel elles se présentent dans les Essais. «

Ces denx éditions sont très peu correctes , et les imprimeurs ont eu raison de terminer leur avis au lecteur, en disant: « Excuse pour ce coup les fautes d'impression, la guerre écartant et troublant les meilleurs ouvriers, apporte toujours quelque désordre aux arts, notamment k ceux des Muses.» Mais celle de 1625 est plus incorrecte encore, et moins complète que celle de 1617, et toutesdeuxne présentent d'intérêt qu'k cause de la réapparition de la préface de mademoiselle de Gournay, différente sur chacune d'elles et différente de ce qu'elle se montre en 1595 et de ce qu'elle devait être k l'édition de 1635.

24. Les mêmes.— Rouen, Robert Yalenlin, dans la cour du Palais, 1627, in-8 . Des exemplaires sont indiqués chez Jacques Calloué , dans la cour du Palais; d'autres chez Guillaume de laHaye.^ duns l'Estre Notre-Dame.

Titre gravé. — Vires. — Petite préface de mademoiselle de Gournay. — Portrait de 1611.

Sommaires et indication des .iuteurs aux marges, table analytique, 1130 pages.

Édition conforme k celles de 1602,-9,-11,-16, -17,-19,-36,-49.

J'ai rencontré plusieurs exemplaires de cette édition, sur lesquels, k l'aide d'une surcharge, on avait fait un 9 du 2 k la date, et sur quelques-uns assez habilement pour qu'il fût très difiicile de reconnaître 1627 dans le chiffre 1697.

25. Les mêmes. — Édition nouvelle, exactement corrigée selon le vrai exemplaire ; enrichie k la marge des noms des auteurs cités et de la version de leurs passages, mise k la fin de chaque chapitre, avec la vie de l'auteur 5 plus deux tables , l'une des chapitres et l'autre des principales matières.

SLK MONTAIGNE.

xxj

l'riris , Jean Camusat , rue Saint- Jaa^es, à la Toi-

II d'or; MDOtxxv, in-folio.

Des vxciuplaiies portent l'indication de Toussaint du liray , rue Saint-Jacques , aux Espies meurs, et Pierre Rocolet^ impriuieur ordinaire du Roi, au Palais, en la galerie des Prisonniers, aux Armes de la ville. .

D'autres exemplaires portent seulement au fronlispice, Paris, 5i. D cxxxv, avec privilège du roi.

Le premier titre est imprimé en rouge et en noir; après cela vient un titre gravé, au milieu liuquel est un portrait de Montaigne; au haut on I it : LES Essais de Michel, seigneur de Montaigne, ei à droite et k gauche, sur deux banderoles flottantes, d'un côté : vires acquirit eundo, et de Taulre : unumpro cunctis; uu-dessous ilu portrait les balances et le Que sais-je ? qui paraissent pour la |iremière fois ; au bas l'indication nouvelle deParw, Camusat, 1635 ; pour les exemplaires de ce libraire tt pour ceux des autres, il y a simplement Pari*,' me St.-Jacques et au Palais. Les exemplaires de ' imusat présentent encore adroite et au bas des" rnies supposées celles de Montaigne, et qui sont inexactes; et au verso de la dernière page du texte le privilège du roi transcrit intégralement, tandis que les exemplaires des autres libraires ne donnent qu'un extrait de cet acte et ne portent pas les armes. Après le privilège, vient la cession iu'en fait mademoiselle de Gournay à Jean Camu-

- it. Cette édition a été donnée par mademoiselle de Gournay, qui l'a dédiée au cardinal de Richelieu , • dont la libéralité l'avoit aidée a la mettre

- au jour, les imprimeurs ayant depuis sept ou

• huit ans refusé de s'en charger aux conditions

• de soins et de fidélité qu'elle exigeoit. » Elle se compose, outre les Essais, d'une dédicace à Richelieu, de la grande préface de mademoiselle de Gournay , de la préface de Montaigne , datée du premier mars 1580 , d'un sommaire de la vie de Monlaigne , de la version des citations latines placée à la suite de chaque chapitre et d'une table analytique. Il n'y a pas de sommaires aux marges, mais seulement l'indication des auteurs cités '.

La préface apologétique qui reparaît ici est celle que mademoiselle de Gournay avait d'abord insérée dans l'édition de 1595, puis, rétractée et supprimée en 1598 ; elle la reproduisit en 1599, dans la troisième édition du proumenoir de M. de Montaigne-, en en retranchant les deux tiers; plus

(i) ie ne sais sur quel fondement le Uiciionnaire historique deFeUer (Paris, 1818) dit qui la fin de cette édition se trome le Promenoir de M. de Uonimgne ( petit ouvrage de mademoiselle de Gournay). Cette assertion est complètement erronée.

(9 Troisième édition. Paris, L'Angelier, 1599, iu-i8. CepeUt

tard (1617), elle la publia de nouveau en tète des Essais après avoir fait un petit nombre de inodifr cations . mais surtout après l'avoir presque doublée d'étendue ; elle l'inséra, augmentée encore, dans l'édition des Essais de 1625 ; enfin , après l'avoir de nouveau augmentée et corrigée , elle la joignit à cette édition. Cette préface n'est pas mauvaise, quoi qu'on en ait dit; il est certain que le style de la première était diffus et d'une boursouflure insupportable ; mais celle de 1635 mérite moins de reproche. L'auteur discute sérieusement les objections principales qu'on a adressées aux Essais, et elle y répond le plus souvent d'une manière victorieuse. C'est avec raison que Bayle a dit de cette préface « qu'elle méritait d'être lue • ; et Coste, qui, la confondant avec celle de 1595 , l'avait exclue de la première édition qu'il a donnée, l'a admise dans la troisième et les suivantes.

Cette édition a été mise sur la même ligne que celle de 1595 ; quelques bibliographes lui donnent même la préférence, et le savant M. Weiss est de ce nombre. Malgré cette autorité dont je me plais à reconnaître tout le poids , j'oserai exprimer une opinion contraire, et dire que si l'édition de 1635 est supérieure à son aînée par les pièces qui y sont jointes, elle lui est inférieure sous le rapport de l'authenticité du texte, puisque mademoiselle de Gournay est forcée de convenir dans sa préface • qu'elle a été obligée de céder à l'exigence des imprimeurs, et non pas de changer, mais oui bien de rendre seulement moins fréquents en ce livre trois ou quatre mots à travers champ, et de ranger la syntaxe d'autant de clauses : ces mots s.ins nulle conséquence , comme adverbes ou particules qui leur sembloient un peu revesches au goût de quelques douillets du siècle, et ces clauses sans aucune mutation de sens , mais seulement pour leur ôter certaine dureté ou obscurité qui sembloient naître k l'aventure de quelque ancienne erreur d'impression. • Quel que soit le scrupule que mademoiselle de Gournay a apporté dans ces changements, il est certain qu'ils existent; et quoiqu'elle dise que cette édition est la sœur germaine de celle de 1595 , cette dernière doit conserver sa prééminence sous le rapport de l'authenticité du texte , comme elle la possède sous le rapport de l'exécution typographique. M. Droz , qui ■ doiiue la préférence k l'édition de 1635 sur ! celle de 1595, se fonde sur quelques cififi"érences

Nulume, peu commun, contient le Proumenoir, quelques poésies et la préface. J'en ai examiné plusieurs exemplaires ; tou' m'ont offert une lacune dans la pagination. Le dernier feuilict des poésies est numéroté 78, et le premier de la préface est numéroté itl. Mais les lettres qui servent de signatures se

; suivent ; quelques-uns des exemplaires oat des erroia^ d'au-

i très n'en ont pas.

XJIIf

NOTICE BIBLIOGRÂPHIOl R

qui existent entre ces deux éditions et sur son goût particulier pour la version la plus moderne. Mais on peut répondre que les changements apportés dans le texte de l'édition de 1635, fussent-ils des améliorations, ne sont pas l'œuvre de Montaigne. Mademoiselle de Gournay n'avait pas eu de matériaux nouveaux depuis 1595, époque à laquelle elle disait qu'elle était chargée de mettre au jour les Essais de Montaigne, enrichis des traits de sa dernière main.

Quelleque soit mon opinion sur la valeur relative de ces deux éditions, on doit savoir gré à mademoiselle do Gournay des peines infinies qu'elle a prises pour empêcher, comme elle le dit dans sa dédicace, « q js les mains impures qui depuis longtemps avoieni diffamé ce livre par tant de malheureuses éditions, osassent commettre lesacrilége d'en approcher. »

C'est à cette savante fille que nous devons la première édition complète des Essais*, et les soins qu'elle a apportés aux deux éditions qu'elle en a données lui mériteront toujours la reconnaissance des lecteurs de Montaigne. Pour faire apprécier ce qu'elle appelait sa religion en cela, je rapporterai quelques fragments de sa préface et un extrait du privilège du roi. Cette dernière pièce est remarquanle, en ce que sa rédaction diffère de celle qu'on rencontre ordinairement dans ces actes , et qu'elle fait connaître le jugement de l'éditeur sur les éditions précédentes, sans exception même pour celles de 161 7 et de 1625 auxquelles elle avait indirectement participé.

Voici l'extrait de ce privilège accordé à mademoiselle de Gournay en date du 13 septembre 1633 , et qu'elle a ensuite cédé à Camusat le 28 août 1635 :

Louis notre chère et bien-amée, la

damoisellede Gournay, nous à fait remontrer que le feu sieur de Montaigne lui ayant, de son vivant, recommandé le soin de son livre des Essais, et depuis son décès , ses plus proches lui ayant donné tonte charge de l'impression d'iceux, comme il est notoire, et plusieurs fautes énormes s'étant coulées en la plupart des impressions, en sorte que tout le livre s'en trouve gâté et plein d'omissions et additions apostées , comme l'exposante a fait

voir à aucuns de nos amés et féaux conseillers

Elle a désiré rendre ce devoir au public et à la mémoire dudit défunt sieur de Montaigne, d'empêcher que ce désordre n'arrive plus en l'impression dudit livre, qui est d'importance comme étant un œuvre très excellent et qui fait honneur

à la France A ces causes , désirant gratifier

ladite exposante et favoriser la bonne intention qu'elle a de conserver ledit œuvre des Essais en la r;iç(\i qu'il a été composé par l'auteur, sans qu'il

y soit changé aucune chose qui puisse le corrompre Faisons très expresses défenses à

tous autres imprimeurs et libraires d'entreprendre d'imprimer ledit œuvre, sans le gré et consentement de ladite exposante et sans s'adresser à elle pour prendre avis et aveu de la copie et méthode qu'ils doivent choisir pour faire sur icelle ladite impression, et s'obliger à elle d'y mettre bon ordre,et bons correcteurs pour éviter aux inconvéniens et fautes qui peuvent ruiner ledit livre , offrant aussi ladite ex|)Osaule de sa part , rendre cet office graluilenient au public et auxilits imprimeurs quand ils l'en requerront, et sans les obliger à aucune charge que de suivre les anciens et meilleurs exemplaires, lesquels elle leur fournira, etc. »

Conformément k la promesse qu'avait faite dans sa préface mademoiselle de Gournay • de répéter encore la recherche des fautes de cette édition, et d'en mettre après un exemplaire en la bibliothèque du roi, corrigé des derniers traits de sa •plume, afin que la postérité y puisse avoir recours au besoin, » elle a fait don à la Bibliothèque royale d'un exemplaire qui porte un certain nombre de corrections, et sur lequel elle a écrit en tête don de madamoiselle de Gournay *.

Enfin , mademoiselle de Gournay termine sa préface en disant : « Si quelqu'un accusoit tant de menus soins, comme pointilleux , j'estime au contraire qu'ils ne le peuvent être assez sur l'ouvrage d'un esprit de si haute sagesse que ses fautes pourroient servir d'exemple , si nous permettions qu'il en échappât ici 2. >

Bien que j'accorde à l'édition de 1595 sur celle de 1635 une préférence dont j'ai fait connaître les motifs, cette dernière n'en est pas moins une des meilleures que nous possédions des Essais ; elle est assez belle d'impression et de papier, quoique sous ces rapports elle soit inférieure à cehe de

(1) Ces corrections, dont le nombre ne dépasse pas une trentaine, portent exclusivement sur des fautes d'impression autres que celles signalées à Verrata. Mademoiselle de Gournay a de plus ajouté, de sa main, en tète de presque toutes les pages, le numéro du chapitre , le chiffre du livre y étant seul indiqué.

(2) A l'occasion de cette édition , donnée par mademoiselle de Gournay.jemeniionncraiun polit ouvrage, semi-anonyme, dont elle est auteur, que je n*ai vu nulle part indiqué dan* la liste de ses ouvrages, et qui n'est pas compris dans les pièces qui composent les éditions ne ses œuvres qui ont paru en 1626, 1R''4 et 1641. Ce petit ouvrage, inconnu à M Barl)"er, se compose de cent quatre pages; il est intitulé : Bienvenue de mnnteigneur le duc d'Anjou, dédiée à la sérénissime république de Venise , son parrain désigné , par madamoiselle de G. Paris, Bourriquani, 1608, petit iu-12. (Ce duc d'Anjou est Gaston, duc d'Orléan», second lils de Henri IV ;. j'ai acheté ce volume à la vente de la bibliothèque de Dulaure ; il est port* aa numéro 416 du catalogue.

SI R MONTAIGNE

xiu*

1595 , et elle possède sur celle-ci , pour uu certain uouibre de lecteurs, l'avantage d'offrir la traduction des citations.

. preTere les exiiuplaires indiciues chez Camui..: , parce qu'ils ont en entier le privilège du roi, dont les auties ne donnent qu'un extrait.

26. Lei mêmes.— Dernière édï/ion, enrichie d'annotations en marge, corrigée suivant les premières impressions. Paris, Salomon de la Fosse, iMitr.wxvi , in-8".

.s exemplaires portent Pierre Lamy; d'autres Oit'Uaume Loyson,&ii Palais, en la galerie des Prisonniers, au Nom de Jésus ; d'autres Michel Blageart.

Titre imprimé en rouge et en noir. — Vires. — Pi éface de Montaigne et petite préface de Gournay. Sommaire de la vie de Montaigne. — Fleurons aux lettres initialesde la plupart des chapitres. — 1130 pages sans la table.

Edition semblable à celles de 1608 , 9 , 1 1 , etc. Voyez à 1649.

::'. Les mêmes.— Edition nouvelle., corrigée suivant les premières impressions de L'Àngelier, et augmentée d'annotations en marge de toutes les matières les plus remarquables, avec la vie de l'auteur , Paris, Michel Blageart, rue de la Calandre , à la Fleur de Lys , près le Palais , 1640, in-folio.

Titre en rouge et en noir, au centre duquel est le portrait de Moutaigue. — Pas le Vires. — Pas de prélace de Gournay. — Sommaire de la vie. — Table analytique. — 750 pages sans la table. — Sommaires aux marges. — Indication d'auteurs. — Pas de traduction (les citations. Boune édition, dont les exem- . plaires, grand papier, sont très beaux.

Ou remarquera que le titre porte : « suivant les premières impressions de L'Angelier,» et qu'i 1 y avait alors 5 ans seulement que mademoiselle de Gournay avait donné l'édition dédiée à Richelieu ; cequi montre qu'on avait remarqué les altérations du texte qu'elle présente, et qu'elles n'étaient pas généralement approuvées.

J"ai retrouvé dans mes notes , sans autres détails, l'indication d'une édition in-folio, 1640. Pans, Augustin Courbé , à la Palme; c'est probablement celle-ci avec uu titre différent.

K.Les mêmes. — Edi ion »iouce//e, enrichie d'annotations en marge, corrigée et augmentée d'un tiers, outre les précédentes impressions, avec une *=>Me très ample des noms et des matières remar-

1 ibleset signalées ; plus la vie de l'auteur, extraite

de ses propres écrits. Rouen , chez Jean Bnth$lin, dans la court du Palais, «641, in-8*.

Titre gravé, portant au haut un portrait de Montaigne avec allégories, signé F. Honeruogh.— FïVt*.- Petite prélace de Gouruay.— Sommaires et indication d'auteurs aux marges.— Petits fleuron» aux lettres initiales des chapitres — 1130 pages. — Édition pareille à celles de 1608 , 11 , etc. ( V. après 1640).

Il y a des exemplaires de cette édition qui sont indiqués • à fiouen, chez Jacques Besongue, dans la court du Palais , sans date ( bibliothèque particulière à Saint-Quentin ).

29.Les mêmes.— Dernière édition, enrichie d'annotations en marge, avec une table très ample des matières. Paris, Michel Blageart, au bout du Pont Neuf, au coin de la rue Dauphine, 1619, in-S".

Réimpression de l'édition in-folio du même libraire.— Titre imprimé en rouge et noir, avec l'épigraphe fautivement copiée utriusque (sic) acquirit eundo. — Pas de préface de Gournay.— 1130 pages — Vignettes fleurdelisées en tète de la vie et des deux premiers chapitres. — Vignette différente au troisième. — Fleurons aux initialesdes chapitres.

20. Les mêmes.— Edition nouvelle, etc. (Le reste comme à 1641), & Envers {tic) chez Abraham Maire , sans date , in'8°.

Titre gravé et portrait comme aux éditions de 1608, 11, etc. — Pas de préface de Montaigne ni de mademoiselle de Gourn'ay. — Sommaires et noms d'auteurs aux marges. — Cette édition est différente des éditions de 1608, 11 , etc., auxquelles elle resseud)le d'ailleurs beaucoup.

31. J'ai rencontré un exemplaire d'une édition de Montaigne semblable à celles de 1608, 11 , 41 , 49 , etc. , et autre que ces éditions ; mais le frontispice manquait et je n'ai pu connaître le lieu d'impression ni le nom du libraire. — 1 130 pages. — Fleurons aux initiales des chapitres ; les préfaces , le sommaire de vie , les sommaires en marge, la table analytique, sont comme aux éditions précitées; mais ce qui ne se rencontre à aucune de celles-là et qu'on trouve à celle-ci, c'est une vignette fleurdelisée en tête du livre H. et des vignettes difl'érentes aux deux autres livres, au sommaire de la vie, aux préfaces , etc.

Toutes les éditions qui précèdent , excepté la première, sont en un seul volume ; mais parmi elles il en est plusieurs qui semblent être une succession de réimpression les unes des autres. Le format en est petit in-S**, le caractère est à peu près le même pour toutes ; la plupart ont le même portrait, le même titre gravé, le même nombre de pages, c'est-à-dire onze cent trente pages ; ciles se

NOTICE BIBLIpGRAPHlQUE

suivent l'une l'autre page pour page et ligne pour ligne , de telle sorte que le plus grand nombre des* pages et des lignes commencent et finissent par le même mot, et le chiffre des pages suit également ; il y a plus , c'est que souvent les mêmes fautes se rencontrent , soit qu'elles aient lieu dans le texte ou dans la pagination -, quant à ces dernières , lorsque dans une édition elles n'ont pas été suivies pour une page, on est sûr de les retrouver plus loin , de telle sorte qu'après quelques feuillets les deuxexemplaires marchent ensemble. Ainsi , aux éditions de 1611 et de 1649 , on saute de la page 605 a 608. Les éditions de 1619, 1627 et 1636 ne présentent pas cette lacune , mais on la retrouve à la page 608, où l'on passe brusquement à celle numérotée 611 , et ensuite toutes les éditions marchent d'accord. La ressemblance générale qui résulte des circonstances que je viens d'énumérer est telle, qu'au premier coup d'oeil on serait tenté d'admettre qu'il n'y a , pour toutes ces dates diverses, que deux ou trois éditions dont les titres seulement sont différents , et il est souvent difficile de trouver qu«'.lque particularité qui puisse les différencier les unes des autres. J'ai mis tous mes soins a distinguer ces diverses éditions , et je puis affirmer que celles que j'ai décrites comme étant différentes, le sont bien en effet. Les éditions qui ont entre elles une telle ressemblance sont celles de 1602 ( les ueux de Leyde), 1609, 1611, 1616, 1617 {Rouen), 1619 (les deux), 1627, 1636, 1641, 1646, et les deux qui terminent cette série, savoir celle (V Anvers et celle dont le titre manque (numéro 31 ).

Dans ces éditions, les chapitres entiers sont sans un seul alinéa , excepté ceux rendus obligatoires par les citations. Le chapitre 2 du livre II, qui dans la plupart des éditions autres que celles-ci , et dans toutes celles qui suivent, est intitulé Contre la fainéantise, est ici intitulé Contre la fantasie. Ces éditions , dont plusieurs sont assez l)ien exécutées, ne sont pas très communes; elles sont généralement peu correctes, et cependant elles sont précieuses pour les lecteurs assidus des Essais ; car le format in-S" du temps n'étant pas plus grand que nos in-i2 d'aujourd'hui , il n'est aucune des éditions de Montaigne qui offre les Essais sous un volume aussi portatif que celles-là.

La meilleure de ces éditions est, sans contredit, celle de 1619, chez Jean Durand (numéro 22); elle est plus correcte que les autres , et assez bien mprimée. Celle de 1627 vient ensuite-, puis vient celle de 1611 : les plus mal exécutées de ces éditions sont celles de 1602 (la deuxième, numéro 12 ), 1636, et surtout 1616.

Je rappelle ici une remarque que j'ai faite antérieurement à l'occasion de l'édition de 1593 ;

c'est que, dans uii grand nombre d'exemplaires de ces éditions, le chapitre des vers de Virgile est complètement enlevé. Cette mutilation se voit surtout sur les exemplaires qui ont appartenu k des couvents. Les personnes scrupuleuses auxquelles elle est due auront sans doute pensé, contrairement à l'avis de Montaigne, que son portrait n'aurait pas souffert de n'être pas aussi complet qu'il a voulu qu'il fût; elles auront oublié que l'auteur des Essais leur avait dit , dans la préface , «que s'il eût été parmi ces nations qu'on dit vivre X encore sous la douce liberté des premières lois « de la nature , il s'y fût très volontiers peint « tout entier et tout nu.» 11 faut convenir que si, par révérence pour son lecteur, Montaigne ne s'est pas peint tout nu dans ce chapitre, on peut dire au moins qu'il s'y est peint en fort simple déshabillé.

32. Les nwnes. — Nouvelle édition, exactement purgée des défauts des précédentes , selon le vrai original , enrichie et augmentée aux marges du nom des auteurs qui y sont cités et de la version de leurs passages, avec des observations très importantes et nécessaires pour le soulagement du lecteur, etc. Paris, Augustin Courbé, au Palais, en la galerie des Merciers, à la Palme, 1652, in-folio.

Premier titre, imprimé en rouge et en noir, avec vignette représentant un palmier , et cette légende (faisant allusion au nom du libraire ) ; Resurgo curvata. Deuxième titre, gravé avec portrait, qui est celui de l'édition de 1635, sur lequel le nom de Camusat est remplacé par l'indication qui suit : Rue Saint-Jacques et au Palais, 1652; vignette fleurdelisée en tête des trois livres et de la préface de Gournay. 11 y a des exemplaires qui portent le nom de Pierre Rocolet : d'autres : veuve Sébastien Huré, et Sébastien Huré, rue Saint-Jacques, au Cœur-Bon. A ces exemplaires, l'emblème du palmier est remplacé par l'arbre des Etienne, avec le noii altum sapere.

Cette édition contient , outre les Essais, la grande préface et la dédicace de mademoiselle de Gournay, la préface de Montaigne , un sommaire de sa vie, une table analytique, et elle présente aux marges l'indication des auteurs et la traduction des passages oités , le tout précédé d'un avis de l'imprimeur {Henri-Etienne) par lequel il détaille les améliorations qu'il a apportées à cette édition , notamment en plaçant les traductions en regard du texte ; c'est en effet la première fois que ce rapprochement a lieu.

Le privilège accordé à Henri Etienne est daté du 3 mai 1651 ; il est suivi d'une note qui annonce que l'imprimeur a traité de la jouissance de cette

SLR MONTAIGNE.

«édition seulement, avec les libraires Courbé et Le Petit. II est i)ro{)al)Ie, d'après cela, qu'il y a des exemplaires qui jjortent le nom de ce dernier libraire.

Je ferai observer que dans cet avis au lecteur, Henri Etienne ditque, dans les éditions deL'Angelit*r, • il y avait aux marges, sans aucune version, des observations très utiles et très importantes pour le soulagement du lecteur. » C'est une erreur complète ; aucune des éditions de L'Augelier ne présente de sommaires aux marges. La dernière ♦'st celle de 1604 , et la première édition sur laquelle on trouve ces sommaires est celle de 1608. Cette édition est bonne.

:vi.Les mêmes. — Edition nouvelle {le reste du titre comme à 1652), avec augmentation de la version française des passages italiens. Paris. Jean- Baptiste Loyson , rue Saint-Jacques, près la poste, à la Croix -Rouge, mdclvii , in-fol. , 840 pages. Des exemplaires portent : Jacques Langlois et Emmanuel Langlois; d'autres : Pierre Lamy. au Grand-César ; d'autres : Pierre Rocolet , imprimeur ordinaire du roi et de la Maison de Ville au Palais , en la galerie des Prisonniers ; d'autres : !a veuve ilarin Dupuiê , rue Saint- Jacques , à la Couronne d'Or; d'autres : Sébastien Huré et Frédéric Léonard (bibliothèque de Lyon ). Pren.ier titre, imprimé en rouge et noir, emblème et lé- -ende des Etienne 5 deuxième titre, gravé; c'est ' elui avec portrait , de 1635 et de 1652. Au bas , il ^st dit seulement : Rue Saint-Jacques et au Palais. Privilège de 1651 , suivi d'une note qui fait connaître que Henri Etienne a cédé son droit pour cette édition à Le Petit et Huré. Il est donc probable qu'il existe ies exemplaires au nom du premier de ces libraires , quoique je n'en aie pas rencontré. Cette édition est une réimpression de celle qui précède ; elle contient les mêmes pièces qu'elle, 't toutes deux se suivent en plusieurs points , à la page et à la ligne; de sorte qu'au premier coup d'ceil on croirait que c'est la même , ce qui n'est pas ; car, à part un certain nombre de différences , on trouve à la tin du volume : Achevé d'imprimer pour la deuxième fois, le 1" octobre 1657.

3i. Les mêmes. — Xouvelle édition, enrichie et •lugmeutée aux marges du nom des auteurs qui y sont cités, avec la version des passages grecs, I itins et italiens. Paris , Christophe Journel^ rue \ ieille-Bouclerie , au bout du Pont-Saint-Michel , ' riuiage Saint-Jean; 1659, in-12, 3 vol.

A chaque volume, titre gravé, signé N. de Lar- AIoxtaicxk.

messin, avec portrait de Montaigne , et au-dessous les balances et le Que sais-je?--?r('(,u:e de Montaigne.— Dédicace à Richelieu.— Grande préface (feGournay— Vie de Montaigne. — ^Aux marges existent des sommaires, l'indication-des auteurs et la traduction des citations. Chaniie volume contient un des livres des Ess.aïs. e^ chacun d'eux il y a table des chapitres et table fles matières. Les sonnets de La Boëtie ne se trouvent pas dans celte édition. Cette édition ^ la première, depuis celle de 1580, qui soit puhKéeen plusieursvolumes; elle est assez jolie , m^MTelle n'est pas irréprochable sous le rapport dé'la correction du texte.

La préface de Montaigne est intitulée : Avertissement de l'auteur, inséré en toutes les précédentes édifions, ce qui est inexact, puisqu'elle n'existe pas dans celle de 1595 et dans celle d'Anvers.

35. Les mêmes. — Xouvelle édition, exactement purgée des défauts des précédentes, selon le vrai original , et enrichie et augmentée aux marges du nom des auteurs qui y sont cités et de la version de leurs passages, avec des observations très importantes et nécessaires pour le soulagement du lecteur; ensemble la Vie de l'auteur, et deux tables , rtute des chapitres , et l'autre des principales matières, de beaucoup plus ample et plus utile quç celle des dernières éditions. Bruxeiles, François Foppens , libraire et imprimeur, MDCLix, ou Amsterdam, Antoine Michiels, libraire. Le titre , dont la copie est ci-dessus , est imprimé en rouge et en noir ; il est précédé, au tome I, d'un frontispice gravé, signé P. Clouwet, au milieu duquel on voit le portrait de Montaigne, avec la Balance et le Que sais-je? Au haut il est écrit : Les Essais de Michel . seigneur de Montaigne ; et au bas : Nouvelle édition, mis («te) en 3 vol.

En outre des détails que donne le titre , cette édition renferme la dédicace à Richelieu, la grande préface de Gournay et un récit sommaire de la Vie de Montaigne. A la Gn de ces pièces liminaires , on trouve deux citations de Juste-Lipse à la louange de Montaigne. On sait que cet auteur apprécia le mérite des Essais ûès leur apparition, et malgré la froideur avec laquelle ils furent reçus du public ; aussi mademoiselle de Gournay dit dans sa préface : - C'est un bonheur qu'une si fameuse ' et digne main que celle de Justus Lipsius ait ou- « vert par écrit public la porte de la louange aux •■ Essais. »

Même observation qu'à l'édition qui précède, relativement au titre de la préface de Montaigne. Au tome 111 est une table analytique générale plus coniiiiode par conséquent que les 3 tables (une pour

xxvj

chaque vd[.),qui se trouvaient à l'édition de Paris.

Cette édition est recherchée et estimée à cause de la beauté de l'iuipressioii. Elle est en tout conforme à la précédente, dont elle paraît n'être que la réimpression: elle est moins correcte, et elle n'a aucun mérite littéraire. B^istien dit avoir trouvé plus de six mille fautes essentielles d'impression, de fausses citations , "et des contre-sens sans nombre occasion tiés par une ponotualioii vicieuse. Il est probable qu'il a été tiré des exen)plaires sur dilTérents papiers, car ils varient de 5 pouces 5 lignes à 5 pouces 11 lignes.

Brunet dit à ce sujet, « qu'on n'en recherche plus guère maintenant que les exeiiiplaires très grands de marge » , c'est-à-dire ceux qui ont de 5 pouces 8 lignes à 5 ponces 11 lignes. Un exeuq)Iaire de 5 pouces 9 lignes à été vendu 90 fr. (A. Martin); 5 pouces 8 lignes, 131 fr. (Firmin Didot); 5 pouces 10 lignes, 150 fr. (Renouard); 5 pouces 11 lignes, 284 fr. Mar. (Bl. Dent. Bérard) (magnifique exemplaire de la plus l)elle conservation et avec témoins).

Celte édition a été généralement attribuée aux Elzevirs. M. Bérard partage cette opinion, qui a été combattue par MM. Charles Nodier et Brunet, et par Bastien*, M. Bérard soutient qu'elle a été exécutée dans l'imprimerie de Jean et de Daniel El-zévir: il se fonde sur un passage d'une lettre que Desmarest adressait à Chapelain, et dans lequel il le félicite de s'être chargé de recueillir les éloges et les témoignages {elogia et testifiionia) des auteurs qui ont parlé de Montaigne pour en enrichir l'édition que les Elzevirs préparent. M. Bérard ajoute d'ailleurs que les « caractères sont ceux que les Elzevirs employaient ordinairement pour l'impression de leurs livres, et que l'on y trouve les vignettes <ju'ils avaient seuls l'habitude d'employer.» M. Chiirles Nodier a répondu à la première assertion de M. Bérard : que l'absence des elogia et des testimonia dans l'édition en question prouve qu'elle n'est pas celle que les Elzevirs avaient projetée; qu'il est probable que ces imprimeurs avaient préparé npe édition de Montaigne, mais qu'ils ne l'ont pas publiée; que le format grand in-12 du Montaigne fournit même une présomption nouvelle, puisqu'ils avaient adopté presque exclusivement le format petit in-12, qui est celui du Charron, avec lequel leur Montaigne aurait dû nécessairement faire collection. Enfin M. Charles Nodier est d'avis que cette édition tout imprimée qu'elle soit avec des caractères et des fleurons elzéviriens n'est pas digne des Elzevirs, et à cet égard M. Brunet entre dans quehjues détails dont je donnerai seulement la substance. Ce bibliographe établit qu'aucune des éditions qui portent le nom d'un des Elzevirs ne présente identiquement les caractères du Monaigne, tandis que ces nièuies caractères se ren-

contrent d(\jà dans l'AIaric de Scudéry, bien certainement impriiijé à Bruxelles par Fr. Foppens en 1656; or, ce Foppens, libraire et imprimeur, est le même dont le nom se lit sur les titres d'une partie des exemplaires du Montaigne de 1659, et on reniarcjue que les caractères de ces trois volumes sont un peu usés, et par conséquent moins beaux que dans l'AIaric , publié trois ans auparavant. M. Brunet rappelle ensuite que le Montaigne de- Foppens est annoncé comme étant de Bruxelles dans deux catalogues de Blaeu, imprimés à Amsterdam en 1659 et 1602. Or, comme le rédacteur de ces deux catalogues a eu soin d'y marquer avec une certaine exactitude le nom des villes où ont été imprimés les livres qu'il annonce, même lorsque ces noms ne se lisent pas sur le titre, il faut bieti croire que lui, qui écrivait à Amsterdam l'année même (pie parut le Montaigne, devait savoir à quoi s*en tenir sur le lieu de l'impression. JHj

(Voyez sur cette question l'Essai bibliographiqne^BI sur les éditions des Elzevirs par M. Bérard, Paris 1822 ; les Mélanges tirés d'une petite bibliothèque par M. Charles Nodier, Paris 1829; et les Nouvelles recherches bibliographiques de M. Brunet, Paris 1834.)

Je n'ai pas la prétention d'appuyer de mon autorité l'opinion de MVl. Charles Nodier et Brunet: mais je suis convaincu que l'édition du Montaigne de Hollande n'a pas été iinprimée par les Elzevirs.

36. Les mêmes.— Êditionnouvelle^ etc. ( connue à l'édition de Paris 1G59). Paris, Laurent Rondet^ Christophe Journée et Robert Chemllion\ w. d. CLXix, in-12, 3 volumes.

A chaque volume, titre gravé d'après celui de Paris 1659, et signé Mal heus. — Assez jolie édition qui/n'est qu'une réinqjression de celle de Journel , et qui contient les mêmes pièces; l'une et l'autre sont moins incorrectes que l'édition de Hollande. Même observation qu'à celle-ci relativement à la préf ice de iMontaigne.

37. Les mêmes. — Nouvelle édition (le reste du titre connue à l'édition de Foppens) , Lyon, André Olyer, 1<169, in-12, 3 volumes.

Des exemplaires portent : Lyon., Ant. Besson^ rue Tupiu, proche l'Empereur. Au premier vojume frontispice gravé signé N. Auroux, copié sur celui de l'édition de Foppens; deuxième titre imprimé en rouge et en noir au premier volume, en noir aux deux autres, portant aux exemplaires d'Olyer, une vignette où l'on voit une femme qui présente au soleil une sphère surmontée d'une croix; aux exemplaires de Besson il n'y a ni vignettes ni date.

SUR MONTAIGNE

Édition en tout conforme à celle de Hollande. 1G59.

S8. Les mêmes.— Nouvelle édition, faite sur les plus aiicieniM's et les plus correctes, augiiieiit<^e (le quelques lettres de Pauteur, et où les passa^jes grecs, latins et italiens sniit traduits plus fidèlement et cités plus exacteuient que dans aucune des éditions précédentes, avec de courtes remarques et de nouveaux indices plus aùiples et plus uiiles que ceux qui avaient paru jusqu'ici; par Piirre Cosle. Londres^ de l'iiuprinu^rie de J. Tonton el J. Watts. — 1721, in-4'', 3 vol.

Préface de l'éditeur. — Sommaires aux marges. — Notes nombreuses qui donnent la traduction et l'indication des citations, des détails sur les faits historiques rappelés par Montaigne, la recti/icalion dés erreurs qui y sont relatives, euUn, la paraphrase des passages dont le sens est t-bsctir et l'explication des mots hors d'usage. A la fin du troisième volume on trouve, pour la première fois, des lettresde Montaigne au nombre de sept, savoir : les cinq qui se voient dans le volume des traductions par La Boetie, une sixième adressée à Mademoiselle Paulmier, dont l'original appartenait alors à 31. Gérard Van Papenbruck, et une septième extraite de la traduction de la théologie naturelle de R. Sebond; enfin ce volume est terminé par une t-nble analytique. La préface de mademoiselle de

urnay ne se trouve pas dans cette édition. En icle de l'ouvrage on voii un portrait de Montaigne dessiné par Genest et fort bien gravé par Chereau, au bas duquel sont les balances, le Que sais -je? et les armes de Montaigne copiées sur l'édition de 1635, c'est-à-dire d'une manière touta-fait inexacte.

Coste déclare dans sa préface : qu'on a suivi dans -^'nte édition celle de L'Angelier, 1595, et qu'il ne

st servi de celles qui ont paru depuis que pour corriger de pures fautes d'impression; il blâme les modiiications que, dans des éditions récentes, on a apportées au style de Montaigne; et il dit que s'étant fait une loi de donner le livre des Essais tel que l'auteur l'a laissé , il n'a admis aucune de ces prétendues corrections de langage.

Cette édition est une des plus belles et des meilleures que nous possédions de Montaigne. ( Voir à n25 le jugement de Bastien.)

Ou doit joiiulre à cette édition un supplément

1 parut à Londres, en 1740 (voyez à 1739) sous ce titre : Supplément aux Essais de Michel, sei- 6?«EDR DE MoMAiGNE. Londres , G. Darres el J. hrindhy, 1740, in-i».

Des exemplaires de ce dernier ouvrage ont un titre différent , savoir : MÉaioiREs poub sep.vib

Page 1