‹ OEuvres. Vec une notice biographiqueChapitre 9 sur 402 · Les mêmes.— Paris^ J.-F. Bastien · texte numérisé non relu

Les mêmes.— Paris^ J.-F. Bastien

vol. in-S". Portrait. Réim|)ression de l'édition de 1783. du même éditeur; mais inférieure à celle-ci pour l'impression et le papier.

52. Les mêmes. —Parh , Langlois et Gueffier, 1796, in-8°, 4 vol. Portrait d'après celui de Ficpiet.

Les exemplaires tirés sur papier de Hollande sont fort beaux; m lis le papier ordinaire est extrêmement mauvais.

Cette édition est faite d'après celles de Bastien ,

(1) Basllen a raison pour colle fois, mais il avait avancé la Pleine chose en lélP do son étlilion de Boileau ( 2 vol. in-8 , 1805 1. 11 dil à telle occasion « que pour la |)urelé et l'ordre du texte, on la dininsuerait de toutes celles qui ont paru depuis la mort rie Boileau. "Ceiicndaiit, .M. BiTriat-Sninl-ITix, dans ses Notices bililioa;rapliiques sur les œuvres de Boileau , numéro 20?,, dil « que c'est la plus détestable de toutes les éditions donl il ait eu connaissance, » et il en décrit trois cent çinquai.ltViJeux !

auxquelles même elle ressemble par le caractère ; elle contient exactement les mêmes pièces, 11 y a des exemplaires en papier bleu.

53. Les mêmes. —Édition nouvelle ùh se trouvent les lettres et le Discours de La Boëtie sur la Servitude volontaire, ouïe Contr'un, avec les notes de M. Coste. Paris, Louis., 1801. 16 vol. in-18.— Portrait d'après celui de Piquet. Pour épigraphe: Novit se ipsum. Pas de jugements ni de critiques.

Cette édition est imprimée littéralement d'après celles de Coste. C'est la seule (pii porte pour épigraphe : Novit se ipsum, ce qui a donné à M. le sénateur Veriiier l'étrange idée de dire que cette épigraphe se trouvait h la première édition des Estais (1580), erreur citée sans être rectiGée dans la Biographie universelle.

54. Les mêmes. — Édition stéréotypée d'après le procédé de Firmin Didot.

Paris.! Pierre Didot l'aîné et Firmin Didot, M. D. cccii, 4 vol. in-8" et in-12, avec portrait. Rlême composition , il n'y a de différence que dans le formai; il existe des exemplaires in-8° sur papier vélin.

Édition justement estimée pour la correction du texte et l'exactitude de la ponctuation, qui a été surveillée et revue par F. A. Didot l'aîné. Elle contient le texte et la préface de ^iontaigne, un avertissement de l'éditeur ( Naigeon ), une copie figurée d'un Avisa l'imprimeur, écrit de la main de Montaigne, sur un exemplaire de 1588 (Voir cette date), les lettres de Montaigne, et la Servitude volontaire de La Boëtie. Les sonnets de La Boëtie sont supprimés , et Naigeon dit : «qu'ils ne méritent pas d'être réimprimés , parce qu'ils ne méritent pasd'être lus. » On trouve au bas des pages la traduction des citations et l'indication des sources, les variantes du texte de cette édition avec celles de 1588 et 1595, des notes de Naigeon et un choix de celles de Coste. Il n'y a ni sommaires en marge, ni table analytique.

Cette édition a eu quatre tirages plus récents , 1811, 1816, 1828, 1833, (voy. ces dates).

L'avis au lecteur n'occupe pas 12 pages, comme ledit M. Brunet, mais seulement deux, puisque c'est la préface de' Montaigne. L'avertissement de l'éditeur occupe. 3 pages, et la copie figurée un nond^re égal; mais on a fait commencer la pagination de ces pièces préliminaires au faux titre, et c'est de la sorte que toutes ensemble elles occupent 12 pages.

Dans un très petit nouibre d'exemplaires on

SUR MONTAIGNE

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rencontre en outre des pièces indiquées précédemment , un avertissement de Naigeon sur le caractère et la religion de Montaigne, daté du 15 germinal an X. Cet avertissement est fort rare en papier vélin, iiiiiis il en existe plusieurs exemplaires sur papior ordinaire. (Ex. papier vélin avec l'avertissement vendu 121 fr. mar. tab. Naigeon, et 150 fr. Bozerian, 90 fr. br. F. Didot. Un exemplaire imprimé sur véliu atmoneé comme i.'nique, quoiqu'il en existe au moins deux autres, a été vendu «100 fr. F. Didot. lirunct.)

Ce fameux avertissement, fruit d'une imagination ardente et d'un esprit faux et que 31. Amaury- Duval n'hésite pas à qualifier de honteux écrit , avait été annoncé dès 1793 dans une des notes que Naigeon ajouta à Particle Pyrrhonisme de Diderot, ^iiiséré au tome III de la philosophie ancienne et mo-^r * derne de l'Encyclopédie. Il fut dès son apparition jugé si mauvais , et il était tellement inopportun à cette époque où paraissait le concordat, que l'auteur se trouva forcé de le supprimer. Il a été reproduit dans l'édition de Desoè'r, sauf quelques suppressions qui portent sur des déclamations philosophiques, ou sur des discussions relatives aux éditions principales des Essais.

Bibli()grai)hiquement parlant, ce commentaire a donné lieu à une singulière succession d'erreurs^ ausi M.Brunet, etd'a|irèsluiMM. PeignotetJohauneau, annoncèrent d'abord qu'il avait 73 pages. M. Labouderie releva cette inexactitude et dit que cet avertissement n'avait que 63 pages; dans sa dernière édition, M. Brunet adopta celte correction, «|iii est pourtant inexacte elle-même. En effet, la dernière page de cette pièce est, il est vrai, numérotée Ixiij*^ mais la première porte le n" v , de sorte que réellement elle n'a que 59 pages. Ainsi , les pièces liminaires d'un exemplaire complet sont paginées comme il suit : Le faux titre j-ij , le titre iij-iv, l'avertissement de l'éditeur (celui qui se trouve dans tous les exemplaires) , v-vij, Tavis à l'imprimeur viij-x, la pré^face de Montaigne xj-xij , puis vient l'avertissement supprimé ilout la première page porte len" v, et la dernière le n' Ixiij-

Dans les ex. qui contiennent ce dernier avertissement, on a ajouté les pages 177-82 doubles. En voici la raison : dans toutes les éditions dfs Essais, au chapitre de l'Institution des enfants, Montaigne suppose le casd'un disciple, «gu/ aime mieux ouïr une fable qu'un sage propos, qui au son du iabourin qui arm' la jeune ardeur de ses compaignons »e destourne à une aultre qui l'appelle au jeu des bastdeurs, etc. et il n'y treuve aultre remède sinon qu'on le mette pastissier dans quelque bonne ville, feust-ilfils d'un duc, etc. » La copie de Bordeaux porte ; « Sinon que de bonne hmre son gouverneur l'es-

trangle ^il est sans lémuins^ ou qu'on le mvttr patiissicr^ etc. » A cette occasion Naigeon avait primitivement ajouté une longue note dans laquelle on rencontre cette phrase : • Ce conseil, il faut l'avouer, a «quelque chose de sévère et m^mede dur, comme « tous les actes de rigueur commandés dans des « temps difficiles par la loi impérieuse des circous- « tances et la raison d'élat 5 mais on sent d'autant « plus la sagesse et la ut-cessité de cette mesure, « qu'on a soi-mêin^ plus réfléchi, mieux observé, et «qu'on est plug'^âvancé dans la connaissance de «l'houune physique et moral. » Et plus loin il dit » qa'il pense que ce passage existait dans la co-

■ pie qu'a suivie mademoiselle de Gournay; mais «qii'elle l'aura supprimé et que trop attentive aux

opinions, aux préjugés, à la voix de son siècle, oubliant la postérité,^elle n'a pas osé insérer un con- «seil aussi ferme, mais très éloigné des idéesreçues « alors, et qui ne plaira pas davantage aujourd'hui « à ces esprits vulgaires, si communs dans tous les

■ temps. ' Cette note dut partager le sort de l'avertissement,

et Naigeon se décida k la remplacer par une autre de la même étendue, dans laquelle il défend son opinion dans des termes plus mesurés. On a laissé les deux leçons dans les exemplaires complets , et c'est comme cela que les pages 177 à 182 doivent être doubles.

Je suis entré dans ces détails à cause de la rareté des exemplaires en question, etparccqu'il m'a paru curieux de connaître l'opinion au moins très naïve de Naigeon sur ce moyen énergique d'améliorer l'espèce humaine.

Voir sur cet avertissement : les Annales littéraires et Morales^ in-8", 5e cahier, an XI. Palissot, Mém. de littérature 1809 Gab. Peignot, Répertoire des bibliographies spéciales. 1810. La-

• bouderie. Christianisme de Montaigne. Amaury- Duval^ dans l'édition de Chasseriau, 1820.

Cetteédition de 1802 est la copie exacte de l'exemplaire de la bibliothèque de Bordeaux, dont il a été parlé à 1588, et qui difTere en beaucoup d'endroits du texte publié primitivement par mademoiselle de Gournay qu'on avait toujours suivi jusque-là. Naigeon fait honneur à François de Neufchâteau d'avoir découvert cet exemplaire que, suivant lui, la bibliothèque des Feuillants de Bordeaux possédait sans le savoir, et il rapporte cette circonstance aune époque antérieure fie quelques années à la révolution. Je

•ne sais à qui appartient la priorité de la découverte: mais il n'était pas possible qu'on ignorât complètement l'existence de cette copie des Essais, seulement on n'était pas fixé sur son plus ou moins d'importance, puisque d'après M. Bernadau,le nouveau dictionnaire historique l'annonçait coumie un supplément manuscrit et que M. Bernadau lui-

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