‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 152 sur 999 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CHRISTINE, couchée sur une chaise longue, ayant prèê d'elle une table, des papiers, une lampe, et achevant d'écrire; BORRI , eon médecin, derrière elle.

CHRISTINE

Sur le seuil de la tombe, avant que d'y descendre. Je signe de mes noms de Christine Alessandre Cette confession que je dédie à Dieu.

Rome, 29 avril. — C'est mon dernier adieu An monde, qui bientôt Ta devenir mon juge.

Je ne l'ai point trompé par un vain subterfuge; Tai tout dit ; — tout est là, le mal avee le bien. Qu'importe à qui bientôt ne doit -plus être rien Ce que dira de lui la terre qui s'efface ?

Comme Moïse, à Dieu J'ai parlé lace à faee ; Par sa forée mon cœur n'a point été trahi,

Car le trône pour moi fut un mont Sinaï.

Et quand la voix de Dieu grondait comme la foudre, ,

Mon peuple était en bas prosterné dans la poudre,

Attendant.

(A Borri.) " __ Approchez. On a fait bien du bruit, Borri, dans ce palais, pendant toute la nuit. Qu'était-ce donc?...

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