‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 153 sur 999 · BOUT · texte numérisé non relu

BOUT

Le roi Charles-Gustave est mourant...

cuiSTiim.

Que le ciel Fasse descendre un ange à son chevet mortel !

BOllI.

La Suède se souvient d'un temps qui fut prospère,

CHRISTINE

Et réclame Christine.

CHRISTINE

Il est trop tard, mon père; Vous le savez bien, vous... Et son fils?

BORRI

Sans espoir On le voit... il est faible, et Ton semble prévoir Le jour où, rejoignant le père qui succombe, L'enfant ira dormir dans sa royale tombe.

CHRISTINE

Mon Dieu ! vous le savez, par deux fois j'ai tenté De reprendre un pouvoir imprudemment quitté ; Aujourd'hui le royaume où mon espoir se fonde, Mon Dieu, vient de vous seul, et n'est pas de ce monde. Les noms des messagers vous sont ils parvenus?

BORRI

Ce sont les fils de ceux que vous avez connus, Oxensliern, de Brahé. — Vous pâlissez, ma fille!

CHRISTINE

Oui, je me sens plus mal, et chaque objet vacille ; Tout mon sang vers mon cœur semble se retirer. borri, faisant un mouvement pour sortir.

Alors les messagers royaux...

Christine, le retenant.

Faites entrer.

BORRI

Ma fille, en ce moment vous feriez mieux peut-être De penser au Seigneur, notre souverain maître.

CHRISTINE

J'aurai bientôt fini.

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