TOUS LIS ABCHEBS, LES VALETS OU ECUYEB
le chapelain, après avoir déposé une bible sur le
prie-Dieu.
Êtes-vous tous ici, mes enfants ?
BEBEHGÈBB.
Oui, mon père.
LE CHAPELAIN
Avez-vous, ce matin, pour le règne prospère Du dauphin Charles Sept, notre seigneur et roi, Du fond de votre cœur prié Dieu comme moi ?
(Tous s'inclinent.)
BEHEHGEEE.
Oui, mon père.
LE CHAPELAIN
Avez-vous prié Dieu pour les âmes Que le reu de l'enfer consume de ses flammes, .Et pour qu'il soit surtout miséricordieux A celles dont les corps reposent en ces lieux?
BEBEHGÈBB.
Oui, mon père.
LE CHAPELAIH.
Avez-vous prié Dieu de permettre Qu'un fils naquit enfin au comte notre maître, De peur que, si la mort le frappait aujourd'hui, Son antique maison ne mourût avec lui?
B1BEH0BBB.
Oui, mon père.
LE CHAPELAIH.
C'est bien.— De celui qui console Écoutez maintenant la divine parole.
Genè$e; chapitre sixième.
1. Donc Sara, épouse d'Abraham, ne pouvait, malgré la promesse de Dieu , obtenir un fils; mais ayant une suivante égyptienne du nom d'Agar,
9. Elle dit a son mari : Voici que le Seigneur a fermé mon sein...
BEBEHGEBB.
Mon père, désarmez le Seigneur irrité Qui m'a maudite aussi dans ma stérilité.
le chapelaih, continuant.
Approche-toi de ma suivante : peut-être te < t-elle des fils; et comme Abraham y consentit,
S. Elle prit Agar, sa suivante égyptienne, dix ans après qu'ils avaient commencé d'habiter ensemble la terre de Chanaan , et elle la donna pour épouse à son mari.
bbbeugebe, à genoux.
Mon père, exige-t-oo de moi ce sacrifice ?
le chapelaih, continuant. 4. Et Agar eut un fils d'Abraham , qu'on nomma du nom d'Ismael.
A genoux! mes enfants, pour que je vous bénisse Maintenant.
bathohb, allant à Yaqoub, qui aiguise la pointe du poignard.
Attendez, mon père : l'un de nous Fait semblant de ne pas vous entendre...
(A Yaqoub.) A genoux !
xM'entends-tu, Sarrazin? Cest à toi que je parle : A genoux!
yaqoub, le regardant.
On m'a dit, archer, que le roi Charte A de nobles barons qui devant lui passaient Donnait parfois un ordre, et qu'ils obéissaient; Que ces nobles barons avaient le droit eux-mêmes D'exprimer à leur tour leurs volontés suprêmes A l'écuyer qui fait le vœu de les servir, Et que cet écuyer s'empressait d'obéir ; Puis, transmettant anssi les ordres qu'on lui donne, L'écuyer à l'arcberdit : « Fais ce que j'ordonne; » Mais qui jamais a dit que l'archer, qui n'est rien, Osât donner un ordre à d'autres qu'à son chien ?
BATHOHB.
Que l'exemple cité serve donc de modèle :
Obéis à l'archer, Sarrazin infidèle; Car qui dit Sarrazin dit chien.
YAQOUB.
De par l'enfer!...
(// le frappe du poignard qu'il aiguisait.) Celui-là mord du moins avec des dents de fer!...
bayjiohd, tombant.
Ah! malédiction!...
tocs les ABCHEB8, s'approchant. Raymond ! Raymond !...
yaqoub, décrivant un cercle avec son cimeterre.
Arrière!...
Savez-vous que sa mort m'appartient tout entière, Et que celui de vous qui m'en déroberait Une goutte de sang, de son sang la palrait?... Que nul n'avance donc, ou, de par le Prophète ! Comme un hochet d'enfant je fais voler sa tête!... (Mettant un genou en terre pour se rapprocher de
Bapmond qui se débat.) Ah ! Raymond, à mon tour voilà que je te tiens Pantelant à mes pieds comme je fus aux tiens ! Seulement nul ne vient, sur ta dernière couche, De quelques gouttes d'eau désaltérer ta bouche.