‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 566 sur 999 · I.I MIltlSTai · texte numérisé non relu

I.I MIltlSTai

Non : — pour avoir servi les jacobins et l'ustr» patemr.

M MIUTAIII.

Monseigneur, il y avait au moins quelque danger à courir dans ce temps-là ; — par conséquent, quelque honneur...

tl MlftlSTEI.

Eh bien ! allez demander recompense à ceux que vous avez servis.

LI MILITAI!!.

Sont-ce là les promesses que l'on nous avait faites au retour du roi?

LI MUtlSTEI.

S'il fallait que Sa Majesté rendit compte de sa conduite à tous ces...

LI MILÏTAIII. %

Achevez , monsieur Je ministre.

LI MITfISTII.

Allons , allons ; — je n'ai pas le temps de vous écouter...

li mtlit aih , l'arrêtant.

Vous m'écouterez pourtant ! — ( A La/euillade, gui porte la main à son épée. ) Oh ! laissez votre épée où elle est, jeune homme; — elle y est bien. — ( Au ministre.) Vous m'écouterez , car je vous parle au nom de soixante mille braves , qui comme moi meurent de faim. — Vous avez fait plus de mal à la France — depuis un an , — que nos ennemis euxmêmes n'osaient le désirer ; mais prenez-y garde ! on n'essaye pas impunément d'avilir une nation,— et vous l'avez essayé. Vous avez prodigué à des espions et à des valets cette croix que nous n'osons plus porter, de peur d'être confondus avec eux... — Malheur à vous ! — Vous avez substitué aux enfants de la patrie des hommes qu'elle ne connaît pas... nés à l'étranger, et qui ne sauront pas la défendre contre l'étranger...— Malheur à vous! —Vous avez débaptisé nos victoires , renversé nos arcs de triomphe et remplacé Kléber et Desaix par Cadoudal et Pichegru... — Malheur à vous! — Mais le temps n'est pas loin où vous voudrez par toutes vos larmes payer nos larmes.— Ce ne sera pas assez ! —car nous voudrons du sang.— Malheur, malheur à vous!... — Allez, allez maintenant.

LI MIMSTIX.

Gendarmes, arrêtez cet homme.

LI MILITAI!!.

Au moins me voilà sûr d'avoir du pain...

(Le théâtre change.)

S ALEX. DCMAS.

NAPOLÉON BONAPARTE

DIX-SEPTIÈME TABLEAU

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