‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 595 sur 999 · JULES RAYMOND · texte numérisé non relu

JULES RAYMOND

DOMINIQUE

LOUISE

Le théâtre représente un appartement de l'ctablissenient des bains; sur le premier plan, deux fenêtres latérales; sar le deuxième, dcax portes; au fond. Une aloova fermant avec des rideaux; de chaque côté de Talcore, deux cabinets de toilette.

ERNESTINE , puis LOUISE.

BEHK8TIHB , regardant par la fenêtre, à gauche.

Depuis une heure il se promène avec elle , sans daigner s'apercevoir que je suis là, le regardant et pleurant; ou plutôt il m'a vue, mais maintenant que lui importe, et qu*a-,t-il besoin de se cacher? ne me suis-je pas mise entièrement à sa merci?— Oh! je ne puis supporter plus longtemps ce supplice ! ( Elle sonne. ) — Louise , Louise !

louisi , entrant.

Madame?...

BMB6TMB.

Allez dire à M. d'Alvimar que sa sœur l'attend pour prendre le thé.

LOUAI

Où le trouverai-je?

B1RB8TI1IB.

Tenez, là. Ne le voyez-vous pas dans le jardin ?

LOUISI.

Avec mademoiselle Angèle?... Oui, oui; j'y vais, madame.

(Elle sort.)

E1HBSTIKK.

Depuis la nouvelle de la révolution qui a éclaté à Paris , il a complètement changé à mon égard. Cette enfant, qu'il ne songeait pas même à regarder, maintenant il ne la quitte plus ; ses yeux la poursuivent, et la fascinent à son tour, comme ils m'ont fascinée et poursuivie... Oh! cet homme a un but caché que Dieu connaît seul. (A Alfred, qui entre par une des portes du cabinet de toilette.)— Eh quoi! vous entrez de ce côté?

ANGÈLE

ALFBEB.

N'est-ce point pour cela que vous m'avez donné cette clef?

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