‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 806 sur 999 · scène m · texte numérisé non relu

scène m

DON JUAN, seul.

Au revoir... Ah ! ah ! ah ! parlez-moi de ces blanches colombes, dont aucun souffle humain n'a terni le plumage. Voilà qui est confiant et crédule! une femme du monde m'aurait pris huit jours ; il est vrai que celles-là sont si souvent trompées! — (Appelant.) Hussein! Hussein! — (L'eêdave portât.) Va m'attend re dans la petite ruelle qui longe cette église , derrière les murs du couvent ; prends mes meilleurs chevaux et munis-toi d'une échelle de cordes. Lorsque tu entendras frapper trois fois dans les mains, tu jetteras Féchelle par-dessus le mur.

HU8SIIK.

Cela sera fait, maître.

MM JUAlt.

Va. Maintenant, dona Inès... pardon de n'avoir pas suivi ponctuellement vos instructions, mais 1 pourquoi votre sœur est-eRe si belle , que je n'ai pu lui parler que d'amour?... D'ailleurs vous avez contracté certain engagement avec moi, que vous êtes morte sans acquitter... et Marthe ne fera que payer une dette de famille... Vous m'avez aidé en bonne chrétienne, je ne l'oublierai pas, et maintenant je vous dois, non-seulement des prières, mais encore des remerctments , et si je savais laquelle parmi toutes ces tombes est la v£tre...

la statue, agenouillée sur le tombeau d'Inès.

Celle-ci.

bon JVAif , reculant d'un pas.

Qu'est-ce à dire?... je crois que la statue a parlé ! est-ce une erreur ou bien ai-je réellement entendu ? Écoute, femme ou statue, ange ou démon, voix du ciel ou de l'enfer, parle une seconde fois, et je jure Dieu que j'irai lever ton voit» de marbre pour voir de quelle boucke sont sortie» tes paroles.

LA STATU* iftltÈS.

Viens...

DOW JtiAII.

Me voilà.

( // monte sur la première marche, mais au moment ou il porte la main à son voile, la statue le saisit par les cheveux, se lève lentement debout, et lui tourne la tète vers le chœur. )

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