DIX
Le a5 novembre.
J'ai été affligé de votre lettre , et je ne saurais deviner les sujets de chagrin que vous avez. Les gazettes sont
Googk
586 CORRtSPOirDASîCE
muettes; let ktirei de Génère et de la Suiste n'ont £^t aucune mention de yotre personne; de sorte que Je de* TÎne en gros que Yù^. • . , plus inf. . . que jamais, s'acharne à persécut^^ vos Tieux jours; mais tous ayez Genève, Lausanne, Neufdiâtel dans le voisinage, qui sont autant de poru contre Forage,
le ne devine {las les procès perdus. Vous ay«a la plupart de vos fonds placés à Cadix : il est sûr que la juridiction de levéque d*Anpecy ne s'étend pas jusque-là.
Vous aunôt^on chagriné pour les changemens que vous avez introduits dans le pays de Gex? La -valetaille de Plutus se serait-elle liguée avec le&^charlatans de la messe pour vous susdter des affaires ."* Je n'en sais rien ; mais voilà tout ce que l'art conjectural me pennet d'en^ trevcOT.
' En attendant , j'ai écrit dans leVirtemberg pour tous donner assistance pour une dette qui m'est connue. Je crms cependant vous devoir avertir que je ne suis pas trop bien en cour chex son altesse sérénissime. On fera néanmoins ce qu'on pourra. Il est singulier que ma destinée ait voulu me rendre le consolateur des philosophes, l'ai donné tous les ^mtifi de ma boutique pour soulager la douleur de d'Aleiidt>ert. Je vous en donnerais volontiers de même, si je connaissais Totre mal à fond. Mais j'ai appris d'Hippocrate qull ne faut pas se mêler de guérir un mal avant de Tavoir Inen examiné et étudié. Ma pharmacie est à votre service : il vaudrait mieux que vous n'en eussiez pas besoin. En attendant, je fais des vœux sincères pour votre contentement et votre longue conservation. Vale, FiDÉaic.
P. 4$. Bon Dieu! quelle cruauté de persécuter la vieillesse d'un honmie qui illustre sa patrie, et sert de plus grand ornement à notre siècle! Quds barbares !
Googk
AVEC LE BOI DS PRGSSB. — 1776. 58j