RÉPONSE DE L'ABBÉ D'OLIVET
Je ne vois rien lA qui ne soit très grammaticaL Je vons rends les papiers qne vous m'aves confiés , et qui sûrement ne sont pas sortis de mes mains. R.
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rassembler de son Virgile ; en un mot , je vien^ai mes pocËes pleines , et je trouverai vos portefeuilles bien garnis. Je me fais de ces momens-là une idée délicieuse ; mais c'est à la condition expresse que vous daignerez m'aimer un peu ^ car sans cela je meurs à Paris.
DE M. DE VOLTAIRK
A Paris . ce 17 novembre.
Sire , voilà Sémiramis en attendant Rome sauifée. Je suis très sûr que Rome sauvée vous plaira davantage , parce que c'est un tableau vrai, une image des temps et des hommes que vous connaissez et que vous aimez. Votre majesté s'intéressera aux caractères de Cicéron et de César. Elle regardera avec curiosité ce tableau que je lui en présenterai ; elle sera empressée de voir s il y a un peu de ressemblance. Mais il n'en sera pas ainsi avec Sémiramis et Ninias. Je m'imagine que ce sujet intéressera bien moins un esprit aijissi philosophe que le vôtre. H arrivera tout le contraire à Paris. Le parterre et les loges ne soiit point du tout philosophes , pas même gens de lettres. Us sont gens à sentiment , et puis c'est tout Vous aimerez la Mort de César; nos Parisiennes aiment Zaïre, Une tragédie où Ton pleure est jouée cent fois; une tragédie où l'on dit, Kràiment voilà qui est beau; Ronie est bien peinte; une telle tragédie, dis-je, est jouée quatre ou cinq fois. J'aurai donc fait une partie de mes ouvrages pour Frédéric-le- Grand, et l'autre partie pour ma nation. Si j'avais eu le bonheur de vivre auprès de votre majesté, je n'aurais travaillé que pour elle. Si j'étais plus jeune, je ferais
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une recyéte à la Proridence ; je lui dirais : « O Fortune I « fais-m(H passer six mois à Sans-Souci et six mois à « Paris. »