Rafraîchi, pour frais. V. 68 (note
297. Dans le cœur expire : au lieu de l'ébranler violemment, comme lorsqu'il s'agissait d'un chant belliqueux ; celui dont il s'agit maintenant est extrêmement doux et léger. Cf. X.X.I, 62.
298. L'hamble corde : la quatrième, bucolique et idyllique. 'V. note id6. — Pour la rime expire, soupire, v. 4i-43 (note).
O vallons paternels, doux champs, humble chaumière 3oo Au bord penchant des bois suspendue aux coteaux, Dont l'humble toit, caché sous des touITes de lierre. Ressemble au nid sous les rameaux ;
Gazons entrecoupés de ruisseaux et d'ombrages ; Seuil antique où mon père, adoré comme un roi, 3o5
Comptait ses gras troupeaux rentrant des pâturages, Ouvrez-vous, ouvrez-vous! c'est moi.
Voilà du Dieu des champs la rustique demeure. J'entends l'airain frémir au sommet de ses tours ; Il semble que dans l'air une voix qui me pleure 3io
Me rappelle à mes premiers jours.
Oui, je reviens à toi, berceau de mon enfance, Embrasser pour jamais tes foyers protecteurs. Loin de moi les cités et leur vaine opulence I
Je suis né parmi les pasteurs. 3i5
Enfant, j'aimais comme eux à suivre dans la plaine
Les agneaux pas à pas, égarés jusqu'au soir ;
A revenir comme eux baigner leur blanche laine
Dans l'eau courante du lavoir. . r^- >'^<f /^^^c^-
J'aimais à me suspendre aux lianes légères, Sao
A gravir dans les airs de rameaux en rameaux. Pour ravir le premier, sous l'aile de leurs mères, Les tendres œufs des tourtereaux.
J'aimais les voix du soir dans les airs répandues. Le bruit lointain des chars gémissant sous leur poids, 3a5
Et le sourd tintement des cloches suspendues Au cou des chevreaux dans les Lois.
3o4-3o5. Cf. XXIX, i65 et suiv.
317. Égarés: errant. Se rapporte aux pasteurs, et par suite an poète, quiles accompagnait.
3a I. Gravir. Lamartine emploie volontiers ce verbe intransitivement, di- XXIX, i38,