‹ Oevres choisiesChapitre 135 sur 288 · Boulant. Cf. XVII · texte numérisé non relu

Boulant. Cf. XVII

Sur l'abîm» roulant des mers.

67. Lui. Le soleil, qui n est pas nuiiiiuj. mais dont tout parle.

HYMNE DU MATLN llo

C'est lui, c'est l'amour!

Dans l'ombre assouplie 70

Le ciel se replie

Comme un pavillon ;

Roulant son image,

Le léger nuage

Monte, flotte et nage 75

Dans son tourbillon ;

La nue orageuse

Se fend, et lui creuse

Sa pourpre écumeuse

En brillant sillon ; " 80

Il avance, il foule

Ce cbaos qui roule

Ses Ilots égarés ;

L'espace étincelle,

La llamme ruisselle Sb

Sous SCS pieds sacrés ;

La terre encor sombre

Lui tourne dans lombrc

Ses flancs altérés ;

L'ombre est adoucie, 9<i

Les flots éclairés ;

Des monts colorés

La cime est jaunie ;

Des rayons dorés

Tout reçoit la pluie ; gâ

Tout vit, tout s'écrie :

7a. PauUlon : tente. Le ciel semble s'écarter pour ouvrir pnssage au cliar solaire. Cf. Psaumes, GIV, 2 : ce 11 (l'Eternel) étend les cieui comme un pavillon. »

78. Son image : l'image du soleil, reQété dans le nuage. Ce nuage, sorte de vapeur matinale, semble entraîné dans le tourbillonnement du char ds i'eu.

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