Accords. V. I, iG (noie
65. Par mille: par milliers. Dans, les locutions de ce genre, la correction «demande un pluriel. Cf. la noie du vers i8. 5i. Paupière. V. XIII, 54 (note).
Parmi ceux de ma saison ;
Et quand je dis en moi-même ;
« Où sont ceux que ton cœur aime? »
Je regarde le gazon. ^
Leur tombe est sur la colline,
Mon pied la sait ; la voilà !
Mais leur essence divine,
Mais eux. Seigneur, sont-ils là ?
Jusqu'à l'indien rivage 65
Le ramier porte un message
Qu'il rapporte à nos climats ;
La voile passe et repasse ;
Mais de son étroit espace
Leur âme ne revient pas. 70
Ah ! quand les vents de l'automne
Sifflent dans lés rameaux morts.
Quand le brin d'herbe frissonne,
Quand le pin rend ses accords,
Quand la cloche des ténèbres 75
Balance ses glas funèbres,
La nuit, à travers les bois,
A chaque vent qui s'élève,
A chaque flot sur la grève.
Je dis : « N'es-tu par leur voix ?» 80
Du moins, si leur voix si pure
Est trop vague pour nos sens.
Leur âme en secret murmure
De plus intimes accents ;
Au fond des cœurs qui sommeillent, 85
Leurs souvenirs C|ui s'éveillent
€a-64. Voilà, là: V. IV, 27-28 (note).