ï'i. Implore. V. Vil, 25 (note
281-2X3. Garder l'habil. Allusion à la lapidation de sninl Etienne, pendant laquelle lapotre Paul, qui n ét;iil pas encore converli. ^ard.iit les h.ihits des meurtriers (Actes des Apôtres. VMI, 58). — Licteur ; exécutiMir A Home, les licteurs attachés à la persoune des grands magistrats étaient chargés «l'exécuter les sentences capitales.
LORDINATION 20o
Sans crainte alors on parle, et l'on eiilend sans doute,
Dans la voix du tuoiiranl c'est Dieu cjuc l'on écoule.
Je suis à cet instant, et je sens dans mon cœur
Ce Verbe du Très Haut (jui parle sans erreur.
11 me dit d'arracher, d'urje main sut linmaiiie, 3or>
Un de ses fils au piège où le monde l'entraîne;
Il donne à mes accents l'autorité du sort;
Je prends sur moi l'arrêt qui de mes lèvres sort,
Je prends sur mon salut la sainte \iolence
Qui vous jette à mes pieds sans plus de résistance : 3i»
Obéissez à Dieu, qui tonne dans ma voix ! »
De sa main, de ses fers mon front sentit le poids;
Je crus sentir de Dieu la main et le tonnerre
Qui m'écrasaient du bruit et du coup sur la terre.
Pétrifié d'horreur, tous les sens foudroyés, 3i&
Je tombai sans parole et sans souffle à ses pieds :
Un changement divin se fit dans tout mon être;
Quand il me releva de terre, j'étais prêtre!...
Jocelyn reçoit la confession de l'évèque, dit une messe clans le cacliot et, vêtu du cobtume des gardiens, accompagne le vieillard à l'écliafaud. Mais il tombe brisé d'émotion et ne revient à lui que dans l'Iiùpilal de Grenoble, oîi on l'a transporté mourant. Il y apprend la fin de la Terreur, le rétablissement de la liberté civile, la réouverlnre des églises (o).
Une sœur de révè([ue se trouve parmi les religieuses de l'hôpital : Jocelyn lui confie sou secret. Elle lui promet de recueillir Laurence et de prendre soin d'elle, en attendant de pouvoir la rendre à sa famille. Quelques jours après, ils montent ensemble à la Grotte des Aigles. La sœur y pénètre d'abord et raconte tout à Laurence. Le désespoir de Laurence est poignant. Jocelyn se montre, confirme le récit de la sœiu" ; Laurence pousse un cri terrible et s'évanouit. On l'emmène sur un brancard, et Jocelyn demeure seul, plusieurs jours encore, dans la grotte, luttant contre lui-même, et s'évertuant à la résignation.
3oi. Sqjis doute: sans avoir de doute sur la vérité de ce que dit le mourant. 3i8. M'" deGirardin déclarait cette scène tragique u digne de Polyeuctert .
(a) Lamartine place en .-oût 1796 la mort de Robespierre et la fin de la Terreur, qui datent en réalité de juillet 1794.