A mesure que le soleil monte
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Et, laissant de la glèbe altiédir la froideur, 55
Vient mourir et border les pieds du laboureur.
Il rattache le joug, sous la forte courroie.
Aux cornes qu'en pesant sa main robuste ploie.
Les^ enfants vont cueillir des. rameaux d 'coupés,
Des gouttes de rosée encore tout trempés, 60
Au joug avec la feuille en verts festons les nouent,
Que sur leurs fronts voilés les fiers tauicaux secouent,
Pour que leur flanc qui bat et leur poitrail poudreux
Portent sous le soleil un peu d'ombre avec eux.
Au joug de bois poli le timon s'équilibre, .a^^<^- . <> ^"^C^"
Sous l'essieu gémissant le soc se dresse et vibre, ^
L'homme saisit te manche, et, sous le coin tranchant
Pour ouvrir le sillon, le guide au bout du champ.