liassemble, ensemble. V. 11, i35-i3G (note
Ils ont quitté leur arbre et repris leur journée.
Du matin au couchant l'ombre déjà tournée
S'allonge au pied du chêne et sur eux va pleuvoir ; s65
Le lac, moins éclatant, se ride au vent du soir. -
De l'autre bord du champ le sillon se rapj)roche. u/l^4^ TtOitXt .
Mais quel son a vibré dans les léuillos? La cloche.
Gomme un soupir des eaux qui s'él^'ve du boi'd,
Répand dans l'air ému l'imperceptible accord, 270
Et, par des mains d'enfants au hameau balancée,
Vient donner de si loin son coup à la pensée: Ci<(/€iA>>> ■■
C'est l'Angélus qui tinte, et rappelle en tout lieu
Que le malin des jours et le soir sont à Dieu.
A ce pieux appel le laboureur s'arrête ; 375
Il se tourne au clocher, il découvre sa tête,
Joint ses robustes mains d'où tombe l'aiguillon,
Elève un peu son âme au-dessus du sillon,
Tandis que les enlants, à genoux sur la terre,
Joignent leurs oelils doiL!:ts dans les mains de leur mère. 280
Prière, ô voix surnaturelle
Qui nous précipite à genoux!
Instinct du ciel qui nous rappelle
Que la patrie est loin de nous!
Vent qui souiHe sur l'àme humaine, iS5
Et de la panj)ii''re trop pleir)e
Fait déborder l'eau de ses pleurs,
Comme un vent qui, par intervalles.
Fait pleuvoir les eaux virginales
Du calice incliné des fleurs ! jgo
a64. Malin, pour orient. — r)^jà tournée, pour : ayant déjà tourné.
367. L'autre bord: le coté opposé à celui où l'on a comuienré le m.itin.