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XL

LA TRIBU AOMADE

Ccdar, le héros du po''me, est un ange qui, par amour pour une mortelle, s'est transformé en homme. Cette chute est irréparable. Des lors s'ouvre pour lui une longue, série de tribulations, auxquelles Daïdlia, celle qu'il aime, est associée.

L'ange tombé est d'abord esclave de la tribu nomade dont Daïdha fait partie. Nous suivons cet te tribu des sommets du Liban .qu'elle quitte pour échapper à la poursuite des géants chasseurs d'hommes, jus- ^'aux bords de l'Oronte, où elle retourne s'établir.

Et les pasteurs, chantant le signal des départs,^

Rassemblaient les troupeaux dans les herbes cpars :

C'était la chèvre errante aux flancs des précljjices,

L'onagre patient, les fécondes génisses,

La brebis dont la laine amollit le repos.

Le chien qui veille l'honinie et commande aux troupeaux,

L'éléphant. presque luiniain, les plaintives chamelles

Qui laissent les enfants épuiser leurs mamelles,

Et les oiseaux privés, dont le chant entendu

Avertit l'homme à jeun du fruit qu'ils ont pondu ;

Attirés par l'instinct des amitiés humaines,

Ils suivaient la tribu sur les monts, dans les plaines.

Comme si le désir de la société

Eût compensé pour eux môme la liberté I

C'étaient des amitiés lointaines, inconnues :

Le cygne, en escadron, suivait du haut des nues ;

L'hirondelle, quittant les rebords du rochfer,

Venait, de halle en halte, aux tentes se percher.

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