‹ Oevres choisiesChapitre 264 sur 288 · IViil : ni l'un ni l'antre · texte numérisé non relu

IViil : ni l'un ni l'antre

Q f)'>vorali. Chaiiin il oii\. comprenant ce que l'autre pensait, le gardail pour soi an lien ri v r>- nurlre.

i8. De feu. Equi\;iiil a un adjectif: ardent emhrabé. V. Vi, lnj (note).

L'autre mourut le soir. Faux sourires de joie

Qui finit en sanglot et qu'une larme noie ! 4o

Cédar n'cnlcndit pas mourir leurs souilles sourds :

Seulement il sentit leurs corps froids et plus lourds,

Et leurs têtes, pendant du bras qui les supporte,

Battirent sur son cœur comme une chose morte.

Son œil pétrifié sans pleurs les regarda, 45

Et, de son bras droit libre enlaçant Daïdha,

Il s'enfuit emportant ses Gis morts et sa femme,

Comme un spectre emportant les trois parts de son âme,

Ou comme la victime échappée au boucher

Qui traîne dans son sang les lambeaux de sa chair. 5o

Il courut au hasard jusqu'au bout de sa laisse. Tant que les nerfs tendus trompèrent sa faiblesse. Ces pas pressés, ce poids, ce fougueux mouvement, De ses maux à son âme ôtaient le sentiment. Quand son pied s'arrêta, ses forces succombèrent ; Sur lui, de tout leur poids, ses fardeaux retombèrent Daïdha., de son sein, sur le sable glissa ; Ses enfants sur son cœur, lui-même il s'alTaissa. Précurseur de la mort, dont il était l'image. Le sommeil sur ses yeux répandit son nuage, , Et, de songes trompeurs abusant sa raison, De ruisseaux et de lacs inondait l'horizon.

Quand il se réveilla de cette léthargie.

Le matin à ses sens rendit quelque énergie ;

La nature lutta, plus forte que la mort ;

Son œil crut du désert apercevoir le bord :

« Oh ! lève-toi, dit-il, si ton cœur bat encore ;

Je vois les hauts palmiers tout noyés dans l'aurore !

Sg. Di joij. Entcnrlez : d'une joie. V. XXXII, 74 (noie).

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