L'aquilon. V. 1, 62 (note
a4o et suiv. Même opposition entre l'homme intelligent et la nature brute
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Moi seul te découvrant sous' la nécessité, J'immole avec amour ma propre volonté ; Moi seul je t'obéis avec intelligence ; Moi seul je me complais dans cette obéissance ; Je jouis de remplir en tout temps, en tout lieu, a/iâ
La loi de ma nature et l'ordre de mon Dieu ; J ' adore en mes destins ta sagcsse^siiprèiTie , Jaime ta volonté dans mes supplices même. Gloire à toi 1 gloire à toi ! Frappe, anéantis-moi ! Tu n'entendras qu'un cri : k Gloire à jamais à toi ! » 2^0
Ainsi ma voix monta vers la voûte céleste :
Je rendis gloire au ciel, et le ciel lit le reste.
Mais silence, ô ma lyre ! Et toi, c[ul dans tes mains
Tiens le cœur palpitant des sensibles humains,
Byron, vians en tirer des torrents d'harmonie : 2bb
C'est pour la vérité que Dieu fit le génie.
Jette un cri vers le ciel, ô chantre des enfejg !
Le ci.el même aux damnés enviera tes concerts.
Peut-être qu'à ta voix, de la vivante flamme
Un rayon descendra dans l'ombre de ton âme ; a6o
Peut-être que ton cœur, ému de saints transports,
S'apaisera soi-même à tes propres accords,
Et qu'un éclair d'en haut perçant ta nuit profonde,
Tu verseras sur nous la clarté qui t'inonde.
Ah ! si jamais ton luth, amolli par tes pleurs, 365
Soupirait sous tes doigts l'hymne de tes douleurs,
que dans le passage célèbre de Pascal (Penst'es. éd. Brunschwîcg, p. i88): « Quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qu le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui ; l'univers n en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. » 252. Fil le reste: acheva de me ramener à lui, par la grâce. *
a55. Entende.'? : prends la lyre à ma place, tu chanteras mieux que moi les mêmes vérités.