‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 5)Chapitre 14 sur 180 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

SIR CHARLES, SIR OLIVER, toujours sous k uom de PRÉMIUM, MOSÈS.

SIR CHARLES

V^ A, commençons, messieurs; que rien ne nous arrête. Voyez depuis nos jours jusques à la conquête Tous les Norton.

SIR OLIVER

Voilà de précieux tableaux.

SIR CUARI,ES.

Ils sont tous ressemblans et tous originaux.

SIR OLIVER

De nobles lords, vraiment! Des têtes vénérables! On ne rencontre plus de figures semblables.

SIR CHARLES

Je le crois. C'est ici que, loin de tous les yeux,

Je venais chaque soir contempler mes aïeux : Cela m'a bien formé. Passons à notre affaire. Voici le grand fauteuil où siégeait feu mon père : Allons, crieur public, vite au poste d'honneur.

Mais, avec quoi pourrai-je adjuger?

SIR CHARLES

Par bonheur, Je vois tout justement ma généalogie :

Yoilà votre baguette.

SIR OLIVER

■• Elle est fort bien choisie.

SIR CH ARLES

Vous tenez les aïeux et la postérité.

L'emploi que je remplis veut de la gravité; Je m'installe au fauteuil ; que la vente commence.

SIR OLIVER, a part.

L'extravagant neveu!

M OSÉS

Du calme et du silence.

SIR CHARLES

Bon. Voici mon grand oncle , Alexandre Norton , Du fameux Marlborough élève et compagnon , Merveilleux général, trente ans couvert de gloire, Et fort mal à propos oublié dans l'histoire.

SIR OLIVER

Il est blessé, je crois?

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