X. Ceit le mot majftojé pn lé Cfat«til4«eur Biirboar
FAEttlIRE 8BNB. &t
te smiimr escarpé «t snr la mière ù profonde , ilp^naa ^e cfUt* pa^ipo loi Connaît tant d'avautafç qu'il sarait foisiktm 4e la 4é» fiioibi^ smd, îuaqi^'à ce que sa troupe vint à aoa secoiir». Sou at* ainre élait si )x>naa et si solide , qu'il n'avait rien à craindre det flèelvesde ses ennemisy ^e qui rendait le combat moins iaé§^qi>'i| i«e Veitt; été sans cela* H ordonna donc aux deiviL tiomnoies qui l'ac%oempagnaiemt d'aller éveiller ses soldats» et il demeura seul sw le bord de la rivières
Cependant le bruit des pas des chevaux augmenlait de plus tn
pfcas ; et, à la clarté de la lune , Bripce vit briller lesarmes dé prè#
de deux cents hommes qui s'approchaient de la rivière. De leur
côté, les 4ma£édérés de Galloway virent un homme seul qui paritts»^
sait garder le ggé ; ils n'y firent pas attention, et ceux qui se trou^
vaieat à la léte du détachement entrèreu4 da^ns la rivière. Mais»
^omme ils ne pouvaient passer qu'iui à ua , Rd>ert , <pii les attei»^
tait sur la rivage escarpé oà ils devaient débarquer , et qui , pav
SOQséqu^it, se trouvait au»dessus d'eux, tua avec sa longue lancep
k premier qui se prés&ata , et, d'un.second coup, il abattit I9
«heval, qui tomba sur l'étroit sentier, et «pti, en sedébattaMI
4ans les convulsions de l'agonie , empêcba les autres cavaliers 4m
sortir de la rivière , ce qui permit à Bruce de frapper à tort et ik
travers au milieu d'eux , sans que personne pût l'atteindre à smfr
tour* Cinq ou six ennemis avaient déjà péri sous la lance ou avaient
été entraînés par le courant; les autres, frappés de terreur, reon»
l^ent de quelques paSk
Mais Wsque» jetani de nouveau les yeux devant eux , ib vire«s qu'ils n'avaient affaire qu'à un seul homme» tandis qn'ils étaiaift eu si grand nombre , ils s'écrièrent qu'ils seraient àjamais perdus^ d'honneur s'ils ne foirçaient le passage, ets'enoouragèr^st mutuel* tment par de grands cris à se précipiter de nouveau dans k^ rivière et à attaquer leur ennemi. Mais au mémo instant les» soldats du roi arrivaient à son secours ; et les QonCédérés de Gal^ Isway furent obligés de battre en reftraÂfce et d'abandonné lem? eujireprise^
«fai eneoce k vou& raconter uue autre a,venture M'rivéf» à om hmye Bi>bert;c car ces aventures^ pendant ses courses errantes^ saut to«t anssi eurieusea et aussi intéressantes que toutes les hist^ tanettea que vous ave^ pu Kre^ et elles ont de plus l'avantager d'êlre y^màfis^ Vers la même ^oqne ,: et lorsque Bruce n'avait e»^ oeufr^^Que p^^tMMp»^ sÎD iiymefi da^ ValeQfi^ii osmftf» de Peuif*
broke, et John de Lorn vinrent dans le Galloway , à la tête Pan et l'autre d'an corps nombreux de partisans. John de Lorn s'était procuré un limier qui ayait autrefois appartenu an roi , çt que Bruce avait même élevé et nourri de ses propres mains, de sorte que cet animal, qui lui était fidèlement attaché, aurait distingué ses traces entre mille. Au moyen de ce limior, John de Lorn crut qu'il ne pouvait manquer de découvrir Bruce et de venger sur lai le meurtre de son parent Comyn-le-Roux.
En voyant approcher l'armée du comte de Pembroke, Robert Bruce eut d'abord Tidée de lui livrer bataille; mais, ayant appris que John de Lorn , à la tête d'un autre corps non moins nombreux, cherchait à le tourner pour l'attaquer par derrière, il résolut d'éviter le combat, du moins pour le moment, dans la crainte d'être accablé par le nombre. Il divisa ses soldats en trois bandes^ et leur dit de se retirer par trois chemins différens, espérant ^qne les Anglais ne sauraient lequel prendre ; il leur assigna en même temps un lieu de rendez-vous. Mais lorsque John de Lorn arriva à Tendroit où l'armée écossaise s'était séparée, le limier s'élançaL sur la route qu'avait prise l'une des trois divisions , sans s'inquiéter des deux autres. John de Lorn, ne doutant pas que ce ne fut celle oii se trouvait le roi , suivit aussitôt le chemin à la tête de toute sa troupe.
Le roi , s*apercevant de nouveau qu'il était poursuivi par un nombreux corps d'armée, et voulant échapper aux mains de ses ennemis, dispersa tous les gens qui lui restaient de différens côtés, pour faire perdre sa trace aux Anglais, et il ne garda avec lui que son frère de lait, c'est-à-dire le fils de sa nourrice. Lorsque John de Lorn fut parvenu à l'endroit où cette seconde séparation avait eu lien, le chien, après avoir quelque temps flairé la terre, se mit à courir en aboyant sur les traces de deux hommes qui s'étaient éloignés rapidement. John de Lorn ne douta plus que l'un des deux ne fût le roi. Aussitôt il ordonna à cinq de ses hommes qui étaient d'excellens coureurs de se mettre à la poursuite du roi, et de le lui amener mort ou vif; Ceux-ci partirent surle-champ, et ils coururent si rapidement, qu'ils ne tardèrent pas a apercevoir le roi et son compagnon. Bruce demanda à son frère de lait s'il pouvait lui donner un coup de main, et celui-ci lui ayant répondu qu'il ferait de son mieux, ils se retournèrent sur leurs ennemis, et les tuèrent tous les cinq. Il faut remarquer qu'ils étaientmieuxarmés, et queledésespoirdoublaitencoreleorsforces.
Bruce se sentait accablé de fatigue, et cependant il n'osait s'asseoir pour prendre du repos; car aussitôt qu'il s'arrêtait un mo« ment il entendait les aboiemens du chien, qui lai prouvaient que les ennemis le suivaient de près. Enfin ils atteignirent un bois ou coulait une petite rivière. — Marchons quelque temps dans ce ruisseau, au lieu de le traverser simplement, dit le roi à son frère de lait, ce malheureux limier perdra ainsi nos traces; et, si une fois nous échappons à sa poursuite, je ne redouterai plus celle de nos ennemis. En effet, ils descendirent dans la petite rivière, et eurent soin de marcher dans l'eau, qui ne pouvait conserver, comme la terre, Todeur attachée à leurs pas. Au bout d'un certain temps, ils abordèrent sur l'autre rive , et s'enfoncèrent bien loin dans le bois avant de s'arrêter et de sç reposer. Pendant ce temps, le chien était arrivé droit à la place où Bruce était entré dans la rivière; mais alors il devint inquiet, et courut çà et là sans savoir qaelle rente il devait prendre ; car il ne pouvait retrouver les traces de son maître. John de Lorn, voyant que le chien était, comme on dit, en défaut, fut obligé de revenir sur ses pas et d'aller rejoindre Aymer de Valence.
Mais les aventures de Robert n'étaient pas finies. Il avait bien pu se reposer dans le bois, ainsi que son frère de lait, mais tous deux mouraient de faim et ne pouvaient se procurer aucune nourriture. Ils marchèrent long-temps dans l'espoir de trouver quelque habitation. Enfin, dans le milieu de la forêt, ils rencontrèrent trois honmies qui avaient tout l'air de brigands. Us étaient bien armés, et l'un d'eux portait sur ses épaules un ipouton qu'on pouvait les soupçonner d'avoir dérobé. Ils saluèrent poliment le roi, et celui-ci leur demanda où ils allaient. Ils répondirent qu'ils cherchaient Robert Bruce pour se joindre à lui. — Eh bien! leur dit celui-ci, vous n'avez qu'à me suivre ; je vous promets de vous conduire auprès du roi. A ces mots, celui de ces misérables qui avait pris la parole changea de figure, et le roi, qui les examinait avec attention , demeura convaincu que ces gens avaient formé quelque complot contre lui pour obtenir la récompense promise à ceux qui le mettraient à mort.
— Aies bons amis, leur dit-il, comme nous ne nous connaissons pas encore beaucoup, vous passerez devant, et nous vous suivrons de près.
— Vous n'avez aucun motif de nous soupçonner, répondit uq de ces hommes.
(B2 HiSTOKlÊ b'ECÔSSE.
— Aussi me g;àrdé*je bieade le fiiire, répHqviâ le tèi; filais Jt^tM, ma. manière de voyager.
Ces hommes obéirent, et ils eonthittèrent lenr route comme le iroi Payait ordonné, jusqu'à ce qu'ils arrivassent prèsil'une grande chaumière en ruines. Les compagnons de voyage de Bruce lui proposèrent alors d'apprêter une partie du mouton qu'ils portaient. Bruce accueillit cette proposition avec plaisir; maïs il il^ '^ista pour que Ton allumât deux feux séparés aux deux extré«mités de la cabane, l'un pour son .frère de lait et pour lui, et l'autre pour eux trois. Ces hommes firent ce qu'il désirait. Hs firent griller un quartier de mouton pour eux, et en donnèrent un autre à Bruce et à son compagnon. Ils n'aTaient nipain ni sel; mais, comme ils mouraient de faim, ce n'était pas le moment d'être très difficiles, et ils n'en firent pas moins un excellent repas. Cependant le roi ne tarda pas à éprouver un assoupissement insurmontable, et, quelque danger qu'il courût, il hé put résister au besoin de dormir. Il dit à son frère de lait de veiller pendant qu'il reposerait un moment ; car ses nouvelles connaissances lui inspiraient de violens soupçons. Celui-ci lui promit d'avoir l'œil au guet, et il fit tous ses efforts pour tenir sa promesse , mais à peine le roi était-il assoupi, que son frère de lait tomba lui-même dans un profond sommeil, car le malheureax était aussi fatigué que son maître. Quand les trois misérables les virent endormis» ils se firent des signes entre eux, et, se levant en même temps, ils tirèrent leurs épées pour les tuer tous deux. Mais le roi ne dormait pas profondément, et le peu de bruit qu'ils firent sufSt pour l'éveiller. En un moment il fut debout, mit l'épée à la main, et s'avança sur eux. En même temps il poussa du pied son frère de lait pour le tirer de son assoupissement. Celui-ci se leva avec promptitude; mais avant qu'il eût pu distinguer ce qui se passait, un des assassins lui porta un coup mortel. Le roi courut alors le plus grand danger de perdre ta vie : il était seul contre trois. Cependant sa force prodigieuse et son armure le sauvèrent encore, et il tua les trois hommes l'un après f autre. Il sortit alors de la chaumière, profondément affligé de la mort de son fidèle serviteur, et se dirigea vers le lieu qu'il avait donné pottr rendez- vous à toute sa ti*oupe lorsqu'elle s'était dispersée. II était presque nuit lorsqu'il arriva près de la ferme où ses compagnons devaient le l*ejoindre. Il entra hardiment, et trouva la vieille maîtresse de la ferme, Ecossaise jusqu'au fon4 de l'ame, qui était assise toute
SBKffi. «t
Maie. En «pevttmt «n étranger elle lut deoMiiia ce fa'il tMbit. Le m iai vépMidit qv'il était ao vojragear qÊà parcoaraît le paya.
-- Teus les Toyageors aont les bîeaveQaa ici, répendit la bonne inBmey et cela pewr l'aaMiar ée l'on d'eiOL.
^ Kaqoel est donc cefeai pear l'amonrdafael Taosreoeyeibiea Umsles voyageurs? demanda le roi.
— C'est notre roi légitime, Robert Bruce, répliqaa la vieille femme; c'est le véritaMe seigneur da pays, celuî-là, et bien qu'on le poursuive aojourdPlini omnme une bète finve avec des limiers «1 des cors, jf'espère vivre assez pour le voir régner sur toute VEcosse.
— Paisque vous l'aimez tant, ma bonne dame, lui dit le roi, apprenez qu'il est devant vous. Je suis Rdiert Bruce*
— Vous! s'écria-t-elle au comble de la surprise; et pourquoi élas-vous seul ? Où sont tous vos gens?
— Je n'en ai aucun avec moi pour le nonient, répondit le nri; il bat donc que je voyage seul.
— H n'en sera pas ainsi, interrômpit-elle; car j'ai deux braves garçons qui sont robustes , et auxqudis on peut se fier. Ils seront vos serviteurs à la vie et à la mort.
Alors elle appela ses deux fils, et, quoiqu'elle sût bien à quels dangers ils allaient être exposés , elle leur fit jurer fidélité au roi ; et ils devinrent par la suite deux de ses principaux officiers.
Pendant que la bonne femme s'occupait de préparer le souper de Bruce, un grand bruit de chevaux se fit entendre autour de la maison. On crut d'abord que c'était quelque parti ennemi ou peutêtre John de Lorn lui-même, et la fermière ordonna à ses deux fils de prendre leurs armes et de défendre leur roi jusqh'à leur dernier soupir. Mais bientôt après Robert reconnut la voix du bon lord James de Douglas et celle d'Edouard Bruce son frère, qui, d'après les instructions que Bruce leur avait données en les quittant, arrivaient à la ferme avec cent cinquante cavaliers.
Robert fut enchanté de revoir son frère et son fidèle ami lord James; et à p^ine se retrouva-t-il à la tête d'un corps aussi considérable, qu'il oublia qu'il était exténué de fatigue et de besoin; il demanda de quel coté s'étaient dirigés les ennemis qui l'avaient pourattivi si long-temps; — car, dil-il, comme iU doivent nous croire toot-à«fait dispersa et en pleine déroute, il est probable que leur sécurité est entière, et qu'ils n'auront pas pris la précaution de rester ums^ ni de faire autour d'eux une garde bien exacte.
*- Gela est si vrai, répondit Douglas, qae j^ai traversé un village ou ils ont mis en garnison à peu près deux cents bommea qui n'ont point posé une seule sentinelle ; et si nous voulons partir en diligence, nous pouvons les surprendre cette nuit même, et leur causer plus de mal qu'ils n'ont pu nous en faire pendant toute leur journée de chasse.
Ils se mirent en route sans perdre un instant, et se dirigèrent vers le village que Douglas leur avait désigné. Ils y entrèrent brusquement, attaquèrent leurs ennemis à l'improviste, et les taillèrent en pièces avant que ceux-ci eussent le temps de prendre les armes.
A peine le bruit de ce succès se fut-il répandu, que des soldats vinrent en foule se ranger sous ses ordres, et il remporta plusieurs victoires sur Aymer de Valence, sur lord Clifford et sur plusieurs autres généraux, de sorte que les Anglais n'osèrent plus s'aventurer comme aupi^ravant'en rase campagne avant d'avoir rassemblé toutes leurs forces. Ils crurent plus prudent de se tenir tranquilles dans les villes et dans les châteaux qui leur servaient de garnison, et d'attendre que le roi d'Angleterre vint encore une fois à leur secours.