‹ oevres walter scottChapitre 29 sur 42 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Règne de Jacques IIl. — lotnrrection des Homes et des Hepiuirns. — Mcuvlx i% roi.

Afabs la mort déptorable de Jacques II , l'armée qai était.devaiit . itodwrgh perdit conra^^ ^ et parut vouloir lever le siège. Mais la reine Marguerite arriva au milieu du conseil de guerre» conduisaut parla n^iasoo fils aîoé, l'héritier delà conroime, enCaiit âgé de huit ans y et prononça ces paroles énergiques : — Fi» mes nobles Jerds J n'auriez-vous point de honte d'abandonner une expédition commencée avec tant de bravoure, et de ne point venger sur ce c^âtieau fatal le ipalheureux événement arrivé sous ses murs ! En avant» mes bravés lords» persévérez dans votre entreprise, et ne ^itte^ ces lieux qu'après avoir victorieusement enlevé la place. Qoc'^il ne soit pas dit que des champions aus-si braves ont eu besoin die recevoir d'une femme» et d'une pauvre veuve» les encouragemeaset les CjOnsolatious qu'elle avait plutôt droit d'attendre d'eux.

I4es BcJites écossais répondirent p cet appel héroïque par des .^^amalîona unanimes, et ils continuèrent le siège du château de ftcaburgli, juftopi'à ce que la garnison» prise par lamine et ne rece* vaut aucun secours» fût obligée de se rendre. On dit que le gouver» MQir fut miaà mort» et que les Ecossais» dans Tanimosité qui les ilx,<HiaÂi ^outiv^ u^j^ ce qui avait reyport à la mort de leur roi^ wtelèn^it însfa'au sol lis murs du château. L'armée écossaise revint victorieuse d'uo^ expédition qui lui avait coûté si cher.

'Lai mi«oriiii d^ Jsicques M 6it plg^ heureuse, que celle de son 'pèi^ et de sou^ grand-père. Les affaires du royaume lurent dirigée^ par 1» sage eflhpéirieiMie de l'archevêque Keimedy. Rqxhurgb^» coimme J0 vous, fai dit , avait été pris et détruit. Berwicl^^ pendaxit les guerres civiles d'Angleterre», s'était rendu aux Ecossais» et 1^ iies d'Orkney et de Zetl^nd, qui jusqu'alors ajiraîent 9ppartanu a^n^ sois de Nonvége» furent réunies à la qourouae. d'Ecosse par Je matriage du je*e roi avec une pfincesse de-Oajaemarket de Norwége qui les lui apporta en dot. ,

Gea «A^fiOBelaMes fai^wables fureul troubJéç^ ^ar U iporf de

rarcheyêqne Kennedy ; et bientôt après la famille des Boyds chercha à augmenter son pouvoir d'une manière qui parut menacer la tranquillité publique. Le tuteur de Jacques III était Gilbert Kennedy, homme sage et grave qui continua à diriger l'éducation du roi après la mort du prélat son frère , mais qui malheureusement désigna, pour partager ses soins, sir Alexandre, frère de lord Boyd, comme étant plus jeune et plus capable que lui d'apprendre à Jacques les élémensde la guerre. Par cet arrangement, sir Alexandre, son frère lord Boyd, et ses deux fils, devinrent si intimes avec le roi , qu'ils résolurent de le soustraire entièrement a l'autorité de Kennedy. La cour résidait alors àLinlithgow, et leroi^ pendant une partie de chasse , se laissa persuader de n^y pas retourner et de se rendre à Edimbourg. Kennedy se hâta de s'opposer an projet du roi , et saisissant son cheval par la bride, il le supplia de revenir à Linlithgow. Alexandre Boyd piquades deux, et frappant avec nn épieu de chasse le vieillard, qui méritait de sa part un meilienr traitement , il le força à quitter les rênes du cheval du roi , et réussit dans son dessein d'entraîner Jacques à Edimbourg. De ce moment, le roi commença à s'occuper de l'administration des affaires , et ayant accordé aux Boyds un pardon solennel pour la violence dont ils s'étaient rendus coupables, il se laissa pendant quelque temps diriger par leurs conseils. Sir Thomas, un des fils de lord Boyd, fut honoré de la main de la princesse Marguente, sœur aiuée du roi, et créé comte d'Arran. Il méritait cette éleva* tion par ses qualités personnelles, s'il ressemblait au portrait que ïait de lui un gentilhomme anglais. Il le dépeint comme — ^ le très courtois, le très aimable, le très sage, le très bon et le très libéral comte d'Arran ; — et plus loin, comme un honime — à la taille légère , mais robuste, beau parleur, bon archer, et chevalier très dévoué, très parfait, et très fidèle à sa dame. —

Malgré ces rares perfections, l'élévation subite de cette famille fut suivie d'une chute non moins subite. Malgré le pardon qu'il leur avait accordé, le roi priva les Boyds de leurs emplois , et les fit mettre en jugement pour la violence dont ils avaient nsé à Linlith^çow. Sir Alexandre Boyd fut condamné à mort et exécuté. Xord Boyd et ses fils parvinrent à s'échapper, ^t moururent en exil. Après la mort de sir Thomas, comte d'Arran, la princesse Marguerite fût mariée à lord Hamilton, à qui elle avorta le domaine et le nom d'Arran.

Ce fut après la chute des Boyds que le roi se mit à la tète du

goaTernement et que les imperfections de son caractère commencèrent à se manifester, U était craintif > grand défaut dans un siècle belliqueux, et sa poltronnerie lui faisait sonpçonuer sans cesse tous ceux qui l'entouraient, et particulièrement ses deux frères. 11 tenait beaucoup à l'argent, ce qui Tempéchait de se montrer généreux à l'égard des grauds de sa cour, seul moyen de s'asi^urer leur attachement; il cherchai^, an contraire, à augmenter ses richesses en empiétant sur les droits des prêtres et des laïques , ce qui lui attira tout à la fois la haine et le mépris. 11 aimait passionnément les beaux-arts y goût heureux et digne d'un roi, s'il l'avait manifesté d'une manière coiiTeuable à sa dignité. Mais les architectes et les musiciens étaient ses compagnons favoris, et il excluait la noblesse de sa société intime, pour y admettre ceux que les hautains barons écossais appelaient des maçons et des ménétriers. Gochran, archi« tecte, Rogers, musicien, Léonard, forgeron, Hommel, tailleur, et Torphichen, maître d'armes, étaient ses amis et ses conseillers. Les habitudes de basse société qu'il prenait avec ces sortes de gens excitèrent la haine de la noblesse , qui commença à faire des com-^ paraisons toutes au désavantage du roi entre lui et ses deux frères, les ducs d'Atbany et de Mar.

Ces deux piriuces avaient la tournure et les manières qui sem* blaient alors convenir le mieux à leur naissance royale. Voilà le portrait qu'un ancien auteur écossais nous donne du duc d' Albauy, — U était d'une haute stature, bien fait dans sa personne, d'une, figure avenante, c'est-à-dire qu'il avait les joues larges, le nez rouge et de grandes oreilles , et sachant prendre une physionomie sombre et redoutable lorsqu'il lui plaisait de parler à quelqu'un qui lui avait dépbi. — Le comte de Mar était d'un caractère moins sévère, et s'attirait l'affection de tous ceux qui l'approchaient, par la douceur et l'aménité de ses manières. Ces deux princes excellaient dans tous les exercices militaires^ dans l'escrime, la joute, la chasse au tir ou au faucon, talens que le roi leur frère avait négligé d'acquérir, soit par goût, soit par timidité, quoiqu'à. cette époque ils fussent regardés comme indispensables pour un homme d'une haute naissance.

Peut-être doit-on excuser jusqu'à un certain point les craintes pusillanimes de Jacques, lorsqu'on réfléchit aux dispositions turbulentes des nobles écossais , qui, comme les Douglas et les Boyds, nourrissaient souvent d'ambitieux projets qu'ils cherchaient à faire réussir en contrôlant sévèrement toutes les actions du roi. L'inci*

m HISf OtAB lë^OSSSL

dent sairant potirra tond aanisér un «Miiiait> acr ifiiKèû 4ë UM d^istoires tmtt^^ et tous mdntfiera en Même tetnpar les ttvde^n des nris d'Ecosse et les craintes qtie Jacques eiftretetiaitebutre sft noblesse.

Vers l'année i 474, lofA Somerville étant de senrite à la eout , Jacques II! loi aiitionça qn'it avait l'ihtehtion d'aller lai rendre Visite à son château deOoWtfiaUy, près de la* ville de Cai'nwath^ oA il vivait alors > et où il exerçait l'hospitalité de cette grossière époque d'une manière qui lui était toute particulière. Lorsque étant hors de cheï lui il avait intention d^f revenir avec pfatsîeura' atnis, lord Somervilie avait coutume de n'écrire que ces Mots, Speates and mxts^ c'est>à<Are grils et tournebfoches , croyant exprimer suffisamment qU^tl fallait préparer une grande quantité de provisions et mettre en mouvement les grils et les tournebro» dies. La visite du roi en personne ne put même engager lord So^ mervilie à donner des Ot drès plus précis ; seulement il écrivit troid fl>is de suite sa recommandation ordinaire , et envoya la lettre par , un exprès. Ce message fiât remis à lady Somerville, qui, maHée dépura pM y n'était {.as encore habituée à lire récriture de son mari, probablement assez mauvaise à uué épbi(Ue où les nobles se servAient plus souvent de fépée que de la phime. Elle Rt venir Fintendant'; et, après aveir étudié long-temps etisemble le billet de miiord ; au lieu éé lire speé'êes ûnd tastes^ grils et tournebro* dies , trois Ibis répétés , ife crurent voir speàts nndjacks, spears ànd/ociSf speaffand/àcéif, c'est^-dire, iances eljn^ttùes. Le* jaquettes €tadent uwe sorte de pourpoint de cuir , couvert de plaques de fer^ qui iiorVait d'armure aui cavaliers d'un rang inCé«* fieur. Ilseonclvrentide ées terrible^ [>aroies que lercL Somervillë était menacé de quelque damger , ou qu'ettgagêdans une querelle à Edimbourg il demandait du secours ; de sorte qu'au lieu de uieure tes broches en activité et de tout préparer pour un festin , ih rassemblée eut dès hoiùmes armés et disposèrent tout pour an ebitibat.

Une tr<i^pe de deut eems cavalSeri réunie à la h&te gulopai^ à travers les marais qui conduisent à Edimbouf^ , lorsqu'ils ape^ ^eut ui^ nombreuse compagnie dtt gentifohommes qui s'amusent k chasser au faucon sur le penchant de Corseu-Hill. C'était le mi et lord Somefvftie qui se tendaient è Cowthalfy, et qui char^ maient en chassant les ennuis de la route. A la vue d'un corpH nembreniL de gens armésy ib ae httèreut de cesser leur jeu , et te

roi; voyant flotter aux premiers rangs )a bannière de lord Somer* irille; en conclut qu'ail s'agissait de quelque entreprise rebeltcf et coupable contre sa personne, et accusa le baron de trahison. Lord Somerville protesta de son innocence.

— Je dois avouer , dit-il , que ce sont mes gens et ma bannière^ mais j*ign6re absolument ce qui peut les amener ici. Si Votre Grâce vent me permettre de prendre les devaus, je saurai bientôt la cause de tout ce tumulte. Pendant ce temps , je laisserai moa Jlls aîué en otage aupiès de vous, et je consens qn'il soit mis à Inortsi j*ai forfait en rien à mon devoir.

Le roi permit à lOrd Somerville d'aller interroger ses vassanx, oc le chef de la troupe lui expliqua la cause de leur course précipitée. Cette erreur ne fut plus alors qu'un sujet de gaieté, car le roi, après avoir regardé la ktfre, protesta que lui-même aurait la lances et jaquettes y plutôt que pils et lonrnebroihes. Lorsqu'ils arrivèrent à Cowthally, lady Somerville fut très confuse de sa méprise; mais le roi la loua beaucoup de la célérité qu'eUe avait mise à envoyer du secours à son mari , et lui dit qu'il espérait qu'elle aurait toujours une troupe aussi brave à son service lorsque l^ntérêt du roi ou du royaume l'exigerait. Ainsi se termina ^tte burlesque aventure.

n était naturel qu'un prince d^ un caractère à la fois aussi timidd et aussi sévère que paraît Tavoir^été Jacques III vit avec anxiété f ascendant que ses frères avaient acquis sur les cœurs de ses sujets; et les insinuations des hommes vils et obscurs dont le roi taisait sa société intime changèrent bieut&t cette anxiété et ces soupçons en une haine mortelle et implacable. Différentes causer se t'éunissaient pour engager ces indignes favoris à semer \sl di^ corde entre ses frères et lui. Les Homes et les Hepbarns^ famillei^ doni la chute des Douglas avait beaucoup augmenté le pouvoir^ avaient plusieurs démêlés avec le duc d'Albany , au sujet deprivi<» léges et de pronajétés appartenant au comté de March , dont il avait été inves^f ar son père. Âlbany était aussi lord Gardien l^ïord Warden)des marches de l*fest, et en cette qualité il avait mécontenté ces deux clans en mettant des bornes à leur pouvoir. Pour se venger ils traitèrent avec Robert Cochran , le principal Conseiller du roi , et lui firent, dit-on, des présens considérables j)ôur qa*il noircît le duc tP Albany dans Tesppit de soft frère, L'în^ térêt personnel de Cochran s'abcordait avec ces vils pi^pjets; car

il savait que Mar et Albany désapprouvaient Pintimité du roi avec lui et ses compagnons.

Ces indignes favoris se mirent donc à remplir Tesprit du roi de terreurs et d'appréhensions sur les dangers qu'ils prétendaient, que lui préparaient ses frères. Ils lui racontèrent que le comte de Mar avait consulté des sorcières , pour savoir quatid et comment le roi mourrait , et qu'elles lui avaient répondu que ce serait de la main de ses plus proches parens. Ils amenèrent aussi à Jacques un astrologue y c'est-à-dire un homme qui prétendait lire l'avenir dans le mouvement des astres, qui lui dit qu'il y avait un lion en Ecosse qui serait mis à mort par ses lionceaux. Tout ç6la fit une telle impression sur l'esprit timide et jaloux du roi , qu'il fit arrêter ses frères. Albany fut enfermé dans le château d'Edimbourg ; maîa le sort de Mar fut décidé sur-le-champ. Le roi le fit étouffer dans le bain, ou , selon d'autres historiens , lui fit tirer jusqu'à la der* nière goutte de son sang. Jacques III commit cet horrible crime pour éviter des dangers en grande partie imaginaires; mais nous verrons bientôt que la mort de son frère Mar compromit sa sûreté plutôt qu'elle ne l'assura.

Albany courait grand risque de partager le même sort ; mais quelques-uns de ses amis de France ou d'Ecosse avaient dressé leur plan pour le délivrer. Un petit sloop entra dans la rade de Leith , chargé de vins de Gascogne* et deux feuillettes furent envoyées en présent au prince captif. La garde du château ayant permis qu'elles fiassent portées dans la chambre d' Albany , le duc , en les examinant en secret , trouva dans l'une une grosse boule de cire renfermant une lettre , qui l'exhortait à s'échapper , et lui promettait que le petit bâtiment qui avait apporté le vin serait prêt à le recevoir s'il pouvait gagner le bord de l'eau. On le conjurait en outre de se hâter , parce qu'il devait avoir la tête tranchée le jour suivant. Un gros rouleau de cordes était aussi renfermé dans le même tonneau^ pour qu'il pût descendre du haut des murs du cliâf teau jusqu'au pied du rocher sur lequel il est bâH^on chambellan^ serviteur fidèle, partageait la prison de son maître, et promit de l'aider dans sa périlleuse entreprise.

Le point principal était de s'assurer du capitaine des gardes. Dans ce dessein, Albany l'invita à venir souper avec lui, sous prétexte de goûter le bon vin dont on lui avait fait présent. Le capitaine, après avoir posé des gardes où il croyait qu'il pouvait y avoir du danger^ se rendit dans la chambre du duc, accom*

pagné de trois soldats, et partagea la collation qui lui fat offerte., Api es le souper, le ùuç l'engagea à jouer au trictrac, et le capi* taine, assis à côté d'un grand feu, et travaillé par le vin que le chambellan ne cessait de lui verser, commença à s'assoupir ainsi que ses soldats , à qui le vin n'avait pas été épargné davantage.^. Alors le duc d'Albany, homme vigoureux, dont le désespoir doublait encore les forces , s'élança de la table , et frappa de son poignard le capitaine , qui tomba raide mort. 11 se défit de la mêma manière de deux des soldats, pendant que le chambellan expédiait le troisième, et ils jetèrent leurs corps dans le feu. Us vinrent d'autant plus facilement à bout de ces pauvres diables, que l'ivresse et la surprise les avaient presque hébétés. Ils prirent alors les clés dans la poche du capitaine , et montant sur les murs , choi-sirent un coin reculé hors de la vue des gai des, pour effectuer leur périlleuse descente.

Le chambellan voulut essayer la corde en descendant le premier ; mais elle était trop courte; il tomba, et se cassa la cuisse.. Il cria -alors à son maître d'alonger la corde. Albany retourna dans sa chambre, prit les draps de son Ut, les attacha à la corde, et se trouva bientôt sain et sauf au pied du rocher. Alors il prit son chambellan sur ses épaules , le porta dans un lieu sûr, où il pût rester caché jusqu'à ce que sa blessure fût guérie, et se rendit sur Je bord de la mer, où , au signal convenu, une barque vint le prendre, et le conduisit à bord du sloop, qui fit voile à l'instant pour la France.

Pendant la nuit, les gardes, qui savaient que leur officier étak avec trois hommes dans l'appartement du duc, n'eurent aucun soupçon de ce qui se passait ; mais lorsqu'au point du jour ils aperçurent la corde qui pendait le long des murs, ils prirent l'alarme, et se précipitèrent dans la chambre du duc ; ils y trouvèrent le corps d'un des soldats on travers devant la porte, et ceux du capitaine et des deux autres étendus dans le feu. Le roi fat très surpris d'une évasion si extraordinaire, et il ne voulut y ajonter foi qu'après avoir examiné la place de ses propres yeux.

La mort de Mar et la fuite d'Albany augmentèrent Tinsolence des indignes favoris du roi. Robert Cochrau-, l'architecte, devint si puissant qu'aucune pétition ne parvenait jusqu'au roi que par soiî entremise, et qu'il se faisait donner des sommes considérables pour les appuyer. Enfin il amassa tant de richesses qu'il fut à son^ tour en état de séduire le roi, et qu'il en obtint à prix d'argent le

r^ HISTOIRE D'ECOSSS.

cotnté de Mar avec tes terres et les retenus in ptince assàssmé. Toitt lé monde fût transporté d*indig:imtion en voyant l'hérhagè en riiifjrtanë duc de Mar, da fils d'an roi d'Ecosse, passer «nti:^ les mains d'an vil parvenu comme ce Cochran. h se rendit coapable d'une antre es^jèce de malversation, en fais^ant mêler dans Targent monnayé du cuivre et da plomb , ce qui diminuait la valeur de chaque pièce, tandis qu'une ordonnance royale prescrirait de les recevoir pour la même valeur que si elles eussent été d'argent pur. Les paysans refusèrent de vendre leur blé et leaiis autres denrées pour cette monnaie fahifiée , ce qui occasiona de .^ands troubles et une grande disette. Un ami âé Coehran lui Conseilla de retirer cette monnaie de là circulation , et de taire frapper des pièces de bon aloi ; mais il avait tant de confiance dans la durée des Cockran-placks ', comme le peuple les appelait^ qu'il répondit : — -Le jour où je serai pendu, ils pourront être sup- .|)rimés, mais pas avant. Il était loin de prévoir alors que ces paroles, dites en plaisantant, devaient B^accomplir un jour à la lettre.

En 1482, les différends aveô P Angleterre prfrettt ttn caractère plus grave, et Edouard IV fit des préparatifs polir envahir f Ecosse, principalement dans Vespoir de reprendrtô BèrWick. fl «ngagea le duc d*Albany à venir de France pour ^ joindre à son jenireprise , lui promettant de le placer sur le trône itf'Ecdsse AU Iteu de son frère. Ce brait fut répandu dan* Pespoir de tirer avantage de la haine portée au roi Jacques et de la disposition générale 4tes esprits en faveur du duc d'Afbany.

Mais, quelque mécontens quMs tussent i8e leur ébttvefr^în , les ficossais ne se montrèi^t nullement disposés à recevoir un autre roi de la main des Anglais. Le parlemeni: s^assémbla , ^t i^mit "Voix unanime déclara la guerre à Edôuard-le- Voleur, tomme flâ appelaient Edouard tV. Pour joindre les faits aux paroleis, Jacquet convoqua le ban et Tarrîère-ban de sonroyiaume, c*esi-À-dire tôW les hommes qui étaient tenus de le suHne à la guerre; il Xédt Jonna rendei^-vous au fiorough-Mooi^ d^Edimbourg , d^bà ils se dî* figèrent sur Lauder, et campèrent ehtre là rivière de Leadisf ^ la ville, au nombre de cinquante mille hommes.

Mais les grands barons, qui avaient amené leurs vaâ^âux, étaient moins disposés à marcher contre leis Anglais qu*à redressêf les abus de Padministration du roi Jacqtkes.

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