‹ oevres walter scottChapitre 36 sur 42 · SiSflHMRE DfSGOSSE · texte numérisé non relu

SiSflHMRE DfSGOSSE

«4stîfe de la GM^régiitMa , ootante en ^pelait alop les cheEs da jMurti protestant.

I«a ré^eale ycéd«Bt.a«x îa^antfesxte ses frères plutôt cfu% san fr^Te^amty (fui, AatareHement'baii, ne lai eàt inspiré que «les OMsares .âe.iiMlé6atioii«et de éaiiccarrConcneiiça la «pierdle en .aoadmaift les prédiealeiirs protestans de oonparaître devant une €<MirdeJastice«'SdTliiig,;le lOnsat 1559; «nais ils ikrrent accom- .pagnés^d^untel ooneoiirs dfonus et de. partisans, 4}uela peine régente effrayée. pr<Hnit de ifce,poiat deaner sniie an procès , à condition qu^n'<eatfepAieiit pas dans la ville. Cependant, imanquant ««aiparole , «lie les lil oandamner comnie contumaces , quoiqu'ils n'eaasentfoit'qu^ebéîr àses ordres en s'abstenant de comparaître. Les deux .partis prirent une coatenaiice ouvertement liostile , et nnii^oideat , en venant aitçmenler'encore leur arrimosâté , donna à la cauae de la r^oroiation iiae couleur particulière de fanaUsme et d'emportement t*digienx.

Les protestans avaient établi leur f nartîer*rgénéral à Penh , où ils avaient déjà commencé l'«xereioe < pnUic de leur reli^on . John Knox, dont .nous avons déjà cité l'éloquence, venait de prononcer oontre le pécbé de l'idolâtrie un sermon très vél»éaient^ ds^s lequel il n'avait, pas épargné à la régeote les reproches <]u'i^le mé- >sitait pour avoir manqué ai if ormellencnt. à sa promesse.

A 4a -fin du sermon , ot4ors(^ >resprit de- ses «aiiditears étmt

Wfiore tout agité de ce qu'ils venaient d'^entmidre , «Rumoine pré-

. senoa m petit ^bernaole, ou coffre de verre, renfermant des inrages

«de^aainta, qu'41 dit aux assistans d'adorer. Unenfantqoiisetrowait

auprès de Im, s'éoria que C''étafiit-^ uire.grossîène et coupable

idolâtrie, ^e^pretve, aussi imprudent dans^sa colère qa'ilavait été

.analadcoit dans »&on excès de. zèle, s'emporta jasqiï'àf frapper l'en-

iant, :etxelHi<it, fpour ^ venger, ieta une pierre ^quib^sa Twie

des images. .Aussitôt tout le peuple soimit à lanoer des pierres,

noB^seuteBiantiaax images , mais contre, les l»aux vitraux deooa-

leur, piiisin^^isersaies aut<ds, brba les atatiiesv^ ies oniemens

fd'architeGtiare^, et détruiât, presque tout>l'édtftce.<jet exenvple fot

.>j«ivi daaa^d'Aiitres viU^^et nous aidons àiiegvetier $la pêne d'un

|gcand.noBih(o>de.^uper,besanonnmeB6 aoàlare leaqaelfrSe dirigea la

jEananrdela^pnlane^ et qiai furent ou renvenséade fond«iv comMe;

4m rédaitsÀ^n^iie jffhis .que des tnetnceauK inforanos'deTuines.

Les<rÂforBAa|iBui»féeifli4rés(ji'anloirifiàjDeiâ; pas ces«xr«s, ^voiqve Mm jwi f to i ifti i iy ri im» MÎaona^pfNiriwfwrtisr aide p^i^eWes

PRBMKRE SERIE. 35 9

extrémités, sans parler de son penchant-naturel pour tout ce qui "est désordre et confusion. Un point essentiel de dissidence entre les catholiques et les protestâns était que les premiers regardaient les églises comme des enceintes par etles'memes sacrées et vénérables , que c'était une oeuvre méritoire , xm pour mieux dire un devoir rigoureux , d'embellir de tous les ornemens d'arclritecture les plus recherchés. Les protestâns écossais ne les regardaient au contraire que comme de simples bâtimens de pierre et d'argile , n'ayant aucun droit spécial au respect, du moment que le service divin était terminé. Défigurer, détruire même les belles églises catholiques , parut donc aux premiers réformateurs le moyen le plus simple deisanifester leur zèle contre les superstitions du papisme. Il pouvait y avoir de la politique à renverser les abba3res et les monastères. — Abattons les nids, disait John Knox, et les corbeaux -s'envoleront. Mais cette mairme ne s'appliquait pas aux édifices consacrés au culte public. Pour ceux-là du moins , il eût été mieux de suivre Vexemple descitoyensde Glascow, qui prirent les armes en voyant la populace s'appi^èter à démolir la cathédrale de cette ville , et qui , les premiers à montrer toute Tardeur de leur ièle en tfffaçant tous les emblèmes du papisme , insistèrent pour que l'édifice hii-mêœe fût respecté, et fût converti en temple protestant.

A'tout prendre néanmoins, si , dans la première^reur de la réformation , plusieurs beaux monumens furent détruits en 'Ecosse , il vaut encore mieux que le pays en soit privé que d'y entendre -prêcher encore les doctrines corrompues et superstitieuse» qu'on y enseignait.

Ija démolition des églises et des édifices sacrés augmenta encore letnéeontentement de la reinerégente contre les lords de la'CongrégaHon , et les deux partis finirent par prendre les armes. *Les seigneurs protestâns ^e mirent à' la tête de leurs nombreux adhérons ; ■la reine avait-pour principal appui tm petit corps de troupes d'ë- Irte françaises. La guerre ne fut pas poussée avec beaucoup de -vigueur. Le duc de Châtellerauh, le premier seigneur d'Ecosse, ^enibrassa une seconde fois la causedelaGongrégation, et Maitland de Lethington, un des hommes d'Etatles plus instruits du royaume, en -fit autant. Cependant , quoiqu'il fût facile aux lords de la 'Congrégation de lever des troupes considérables , ils li'avaient nil'arr- ^entni les ressources nécessaires -pour leS'teniriong- temps rassemblées, tandis que'les vieux soldats de Framce étaient toujours -prêts a -saisir favantage, 4ès que leurs ennemis étaient obligés de

diminuer leurs forces. La position des réformateurs deyint plus difdcile encore lorsque la reine régenté entreprit de fortifier la Tille de Leith et Vile adjacente d'Inch-Keith, et qu'elle y plaça ses soldats français en garnison. Une fois maîtresse de ce port de mer, elle pouvait en tout temps, et lorsqu'elle le voudrait, introduire en Ecosse de nouveaux renforts de troupes étrangères.

Peu versés dans Tart de conduire un siège, et n'ayant point d'argent, les lords de la Congrégation eurent recours à F Angleterre ; et pour la première fois on vit une flotte et une armée anglaise entrer en Ecosse tout à la fois par terre et par mer, non pas, comme autrefois, pour l'enyahir, mais pour aider la nation à repousser les armes de la France et la religion de Rome.

L'armée anglaise fut bientôt jointe par les lords écossais de la Congrégation, let, s'avançant vers Leith, mit le siège devant cette Tille. Leith fut défendu avec la Taleur la plus intrépide par les Français, qui se couvrirent de gloireparune résistance si opiniâtre, qu'ils déjouèrent pendant long-iemps tous les efforts des assiégeans. Cependant, bloqués par la flotte anglaise, ils ne pon- Taient recevoir par mer aucuns vivres , tandis que du côté de la terre ils étaient, entourés par une armée considérable. La disette devint si affreuse, qu'ils en furent réduits à manger des chevaux.

Pendant ce temps , la reine régente, leur maîtresse, s'était retirée dans le château d'Edimbourg , où la fatigue, la douleur, le désappointement, lui occasionèrent une maladie dont elle mourut le 10 juin 1560. Les troupes françaises renfermées dans Leith étaient alors réduites à la dernière extrémité, et François et Marie se déterminèrent, pour rétablir la paix en Ecosse, à faire les concessions les plus importantes au parti protestant. Ils consentirent, au lieu de nommer un nouveau régent, à ce que l'administration du gouvernement fut confiée à un conseil choisi par le parlement; ils publièrent un acte d'indemnité, comme on l'appelle, c'est-àdire un acte par lequel ils pardonnaient toutes les fautes commises pendant ces guerres ; et quant aux controverses de religion , ils laissaient au parlement le soin d'en décider, ce qui, par le fait, était donner gain de cause au parti de la réformation. Par suite de cet arrangement,, toutes les troupes étrangères, françaises et anglaises , évacuèrent l'Ecosse.

L'Angleterre, et surtout la reine Elisabeth, obtinrent un grand point par ce traité ; car il reconnut en termes exprès les droits de cette princesse au trône, et François et Marie renoncèrent solen-

nellement à les lai disputer, s' engageant à ne plas prendre à Ta- Ténir, comme ils Tairaient déjà fait , le titre et les armes dé roi et de reine d'Angleterre.

Le parlement d'Ecosse s'étant assemblé, on vit bientôt que les réformateurs avaient le pouvoir et la volonté de diriger toutes les' délibérations sur les matières religieuses. Ils condamnèrent à Tunanimité tout l'édifice du papisme, et adoptèrent , au lieu des dogmes de l'Eglise romaine, les doctrines contenues dans une Confession de foi qui fut rédigée par les ministres protestans les plus habiles. Ainsi toute la constitution religieuse de l'Eglise se trouva changée entièrement.

Il y avait un point sur lequel les réformateurs écossais différaient essentiellement de ceux d'Angleterre. Le monarque anglais, qui avait aboli le pouvoir du pape, y avait substitué celui de la couronne, comme chef visible de l'Eglise d'Angleterre. Le sens de cette pbrase est , non pas que le roi a le pouvoir de changer les doctrines religieuses de l'Eglise, mais seulement qu'il doit être le cbef du gouvernement en matière religieuse comme en matière civile.. Au contraire, les ministres du culte réformé en Ecosse ne reconnaissaient à qui que ce fût, ni au roi, ni à aucun magistrat, le droit de s'immiscer dans les affaires de l'Eglise, qui étaient régies par une commission de délégués choisis dans son propre sein, auxquels était adjoint un certain nombre de laïques , formant ce qu'on appelle une assemblée générale. Les réformateurs écossais n'admirent pas non plus la division du clergé en évêques, doyens, prébendaires , et toutes les autres classes de la hiérarchie ecclésiastique. Ils supprimèrent cette distinction de rangs ,ftuoiqu'elle eût été maintenue dans l'église protestante d'Angleterre, posant en principe que tout prêtre à qui la conduite d'un troupeau était confiée devait marcher de pair, soùs tous les rapports , avec le reste de ses frères. Leur plus grand grief contre l'épiscopat était la place qu'il occupait dans le conseil ou parlement de la nation, et ils supprimèrent cet ordre, en s'appuyant sur ce que des prêtres ne devaient pas se mêler. des affaires temporelles , parce que c'était ainsi que s'acquérait cet empire sur les consciences qu'on reprochait tant à l'Eglise romaine d'avoir usurpé. Les laïques , et sur^ tout la haute noblesse, virent avec plaisir l'empressement des ministres à renoncer à toutes prétentions aux honneurs et aux dignités de ce monde, pour lesqueb le clergé catholique avait toujours montré tant d'attachement; et ils profitèrent de cette abné-

26Z. HISTOIRB ]yB€OSSS%

gatîoa volpotaire pour rédaire Ijbs reveous annaek q«i deTaient, leur âtre yas&igaës sur les fonds de 1- Ë^be à la somne la plus madique possible, et s'approprier le reste sans aucuu scrupule.

Il restait à disposer des. inunenses richesses* du. clergé catho lique, qui passait pour- posséder la moitié du revenu territqrial de rÉcosse. Kjuox. et les autres ministres du nouveau culte avaieiR formé un plan pour p;rendre sur ces fonds de quoi fonder une Eglise nationale et pourvoir à ses besoins, proposant d'employer l'excédant à foader des hôpitaux, des écoles publiques^et des universités. Mais les lor^ qui s'étaient emparés des biens de l'Eglise étaient bien décidés à ne pas s'en dessaisir, et ceux qui s'étaient montrés les plus ardens à détruirele papisme furent d'une froideur extraordinaire quand on leur proposa de restituer les lerres qu'ils avaient accaparées dans leur intérêt personnel. — Le plan de John Kuox était, disaient-ils, une «-imagination dévote, » un projet visionnaire qui montrait les bonnes intentions du prédicateur, mais qu'il était impossible de réaliser.

Lorsque François et Marioy qui alors étaient devenus roi et reine de.France^ apprirent que le parlement écossais avait entièrement changé de religion, et avait substitué partout les doctrines de la réformatioa à celles de l'Ëgiise catholique, ils furent dans une grande fureur ; et si le roi eût vécu, il est très probable qu'il eût rcifusé de consentira ^ette grande innovation , et qu'il eût préféré rallumer le flambeau,de la guerre en envoyant une nouvelle armée française en Ecosse. Mais s'il méditait uuq semblable mesure, elle se trouva tout à <50up arrêtée par la mort de François U , qui arriva le 4 défembre 1 5^0.

Tant que son mari. avait vécu, Marie a^ait exercé une grande autorité en f^rance^ car elle avait sur son esprit un empire illi- HMté^.mais à sa mort , et lorsque Charles, son frère, fut monté sur le. trpn^, ce.ppavoir cessa entièrement. Il dufcj être pénible pour une ame anssi éjevée que celle de Marie de ne plus trouver que de la froideur et de l'indifférence dans les naêmes lieux où elle avait reçutaut d'hommageset tant d'honneurs- Elle quitta dotic la cour dç Frauce^et résolut de retourner en. Ecossè,.daas sa terBe natale : ré.soluJLion q\ii u'avait rieaeu elle-même que denaîturel, mais qui devint l'origine de longues et déplorables infortuoes.

Page 1