CHAPITRE XXSX
UuUgéi» N«rie«tde B«tbw«U^-~Màri«>aè rend «ux lord* eMiCBdiré»kC^lM6r7>-*-SoB cwpiisoiuieineot aa château ijie LgchleTcn , et sqn évasion*— 7 Bataille, de Ljingsifie et Tuile d? Marie ea <AfifJ«tmTs«-^Cb(Nlutie injuste d'BItiabelh envers ki reine d,' Reesse. — Régence de Mortoo.—
; :aoa proois et mtk eaéeqttQ»« -^ àffirif» éèhâtfkmfm i— >i» iifi n tfl se lai»»e'diri9«r parStairt, comte d'Arran. — Disgrâce et mort de c<vfavbri.
•L'horiuble asM$sinaftda.malbeiireiixlDiiriifey:)excàla les plus ivli<^bo8 'Soupçon^ et lepkid ^raadinéçoBtecilenieBt'âEdivièoarget dans tout le royaume. L'opinion publique désignait Both weil comme l'iHitear ^n mearcre^ et ceimiDie il cotilinâaftttà jouir delà faTeor de Marie , la véfiaXvJdçn de cene^demière ne ûitpaMpargnée. EUe n'avait «qu'un seulonoyen derecoiivBer ia.pofmlaiîié, c'était de metlre BolkweUen jùgemeut; c'était sinrtoiit^'oBdpniier que le pirocèft fut publient irapartiail; LeptecàsfilCpuMicen'elfet^ mais eu eutsohi. q«6 tontes les droeustaiiees fussent à l'ayantagede l'accusé*. lisnuoK, père de la viétine, avuit, coiuaiei c'était son deMîr naturel , accusé BothweU da meurtre ée sQn.fiis i pour que ses. penramtea se trottvassent .paralysées, tout «e^fit a wec mepiédpitation qui seniblmt Toideâr éMer les opérodonfrde lafuslice. LennoK reçut avis , le 28 mars ,• que èe 4 2 avril était le joar fixé pour le jugeeMut ; il n'àvftit doncque quat(»£e joans<pour nrépoudre àia citation cpii lui était faite, eU'Sa qualité ^qdusiproebe pareil du monarque assassiaé^ de comparaitre'dsvantda'oeur, et de sou* tenir l'accusation qn^il i>vaitâgtep|éeà Duth<WBi L lieieMntetsepl»* fuit .quele dâai ^ui lui tétait aeeavdé pour msBenJtlur les preuves aéeessaires peur oonvmnore »un. criminel. aussipoissaiit tétait inA* uiment tmp «ourt ; ouais ises réciamalâonsteeewt /iàiitiles, il ne f)at riMcnir de eursîs.
Hâtait d'usage en fieosse que les personneu accusées jée qudqne grand erime compasuBsentdevant lestrilNNiamc,<entooréesdett0i»
lear»«nisiet^teus kHrapmtiBMs, émtieaMUDdafe^tnteewvei^
PABMiBRB SEME. ïU
fii cmomâéTHiie , qwd les joges .et les «ecasateurs, intâmidés, cm* gDa΀»t d'approfondir l' affaire , et prononçaient rabaoliition de Vacem»é, de aortoi^ve Je coers de la jastke se trenYUt momflBtaBé» ment evspenda. Bothwéll, se sentant; coBpable, Toalnt onplojperce moyen, presq«e toaîonrs efficace, dans tooie son étendue. O parut dans Edimbourg à la tdte deoinif taiUe de ses partisans. DeaK. cents faMliers d'élile «anshaient à ^ses oôtés, et ils gardèrent lea portes àa irikanal, dès que le cnimael fat entré. Dans de pareilles. circoastances, on ne ponVaii s'attendre à un jngement iaa* partial. jLennoK ae oompamt pas; «ealement, on de ses Yassaicc protesiA en son nom contira lont ce ^i allait se passer. AHonB& charge oe fut|MrodBite» aaeane preave, par ooMséqnent, ne fat requise , et un jury, composé de nobles et de gentiMiommes de la première dîstînctioB , acquitta Botbwel d'an crime dont toot 1& mande le croyait .coupable.
L'esprit public fit justice de ce procèsdérisoîre; mais Bothweily
sans s'inquiéter des jnarmares du .penple , ee mit en devoir de
s'emparer d'une place qu'il avait readue vacante par le menrtre
de Darnley. Il invita an^rand nombre des priadpanx nobles à nm
repas donné dans une taverne, et il suD ks engager a signer an
écrit par leqael, noa-sealement lUs déclaraient *Dathwell innocent;
de la mort du roi , mais enoore ils le désignaieat à la reine comme
l'époux leplflis convenablequ' elle pât choisir. Mortoa, Makland et'
autres > qui furent ensaite les ennemis et les aecnsatears de Marie,.
signèrent cet acte remarquable, soit qu'As lassant ^frayés des
coBséquenoes q»e pounraît am^ir un refus , soittfu'ils pensassent
que le moyen le plus sûr et le plus prompt de précipiter la nûne
de BotliweU et de la reine ^ était de les eaoouiager à former une
union qui mécontenterait la nation entière.
Murray, le persmmage le pflns important de l'Eoosse, n'entm point dans toutes ces inftrignes criminelles. Il «était dans le comté de FiCe lomqaele ikû îat assassîaé , et trois jenrs environ avant le procès de Bothwell, il nfattnt de ia mne sa soear la permission d'aller faiffe an voyagecn France. Fvobadoiemem qu'il ne seeroyait pas en sûreté au cas où Bothwell parviendrait à monter sur, 4e trône.
Le cenUe de fiethwell , s'Àant assaréde cette manière le con*^ soQfeement appnrentde la noblesse^ et eecroyant 0tkr, sans doate^ de i'apprefcaiifonde'la reine, parât tontà^aop a^^pont de Gramond, à la tétedb Aitte «amiînRs^ an montent eu Mme y arrivait ^«l
reTenant de Sdrling à Edimbourg. Il prit par la bride le cheyal de la reine, et après avoir fait entourer et désarmer ses serviteurs trop peu nombreux pour la défendre, il la conduisit, en apparence malgré elle, dans le château de Dunbar dont il était gouverneur. B ne paraît pas qu'en cette occasion Marie ait essayé de résister, ni qu'elle ait exprimé les sentimens de colère , d'indignation et de honte qu'elle aurait dû éprouver comnie reine et comme femme. Les officiers de Bôthwell assurèrent aux gens de sa suite qu'elle n'était emmenée que de son plein consentement ; et en réfléchissant à son caractère fier et intrépide, il serait difficile d-expliquer autrement son silence, je dirai presque sa soumission, pendant qu'on loi faisait un si grand outrage; Us restèrent dix jours à Dunbar, après lesquels ils revinrent à Edimbourg paraissant réconciliés. Le comte guidait avec tous les soins imaginables le palefroi de la reine, et il la conduisit au château d'Edimbourg dont le gouverneur était un de ses partisans.
Tandis que ces évènemens étranges se passaient, Bôthwell avait réussi à faire prononcer le divorce entre lui et sa femme, sœur du oomte de Huntly. Le 12 mai, la reine déclara publiquement qu'elle pardonnait à Bôthwell la violence dont il s'était rendu coupable à son égard, et que,*quoiqu'elle eût été d'abord très offensée de ce procédé, elle voulait bien lui accorder sa grâce et même l'élever à de nouveaux honneurs. Les effets ne tardèrent pas à suivre les promesses, car elle le créa duc d'Orkney ; et le 15 du thème mois, a^ec une indiscrétion plus impardonnable encore, elle fit la folie d'épouser cet homme ambitieux et débauché, encore tout dégouttant du sang de son mari.
La reine ne tarda pas à découvrir que par ce malheureux mariage elle s'était mise au pouvoir d'un homme plus méchant et plus barbare que le faible Darnley. ^othwell se conduisit bientôt avec elle de la manière la plus brutale; et n'ayant pu obtenir, comme il s'en était flatté, que le jeune prince fût mis sous sa garde, il se répandit en reproches tellement outrageans envers Marie , qu'un jour elle demanda un poignard pour s'en frapper, préférant la mort à ses mauvais traitemens.
Pendant ce temps, le mécontentement public était à son comble, et Morton, Maitland et autres qui avaient trempé dans le meurtre de Darnley, se mirent à la tête d'une grande partie de la noblesse, qui résolut de venger sa mort et d'arracher à Bôthwell un pouvoir usurpé. Ils prirent les armes si promptement, qu'ib failfirent sur-
prendre la reine et Bothwell au ipilieu d^une fête qne leur donnait lord Borthwick dans son château. Les deux époux n'eurent que le temps de se sauver et de se rendre à Dunbar, Marie s'étant cachée sons les habits d'un page.
Les lords confédérés marchèrent yers Duâbar, et la reine et Bothwell ayant rassemblé une armée , s'avancèrent à leur rencontre, et les joignirent à Garberry-Hill, non loin 4n champ de bataille de Pinkie, le lô juin î 567^ Marie aurait agi plus sagement en différant le combat, car les Hamiltons étaient en marche pour la joindre avec des forces considérables. Mais elle était accoutumée à obtenir l'avantage sur ses ennemis par des mouvemens rapides et spontanés, et elle ne fit pas d'abord assez d'attention à l'impres-^ sion défavorable qui existait contre elle dans sa propre armée.. Une grande partie de ses troupes , sinon la totalité , ne se soudait pas de combattre pour la cause de Bothwell. Celui-ci fit la rodomontade d'offrir de prouver son innocence, les armes à la main^ contre tons ceux- des lords confédérés qui oseraient affirmer son crime. Le vaillant Kirkaldy de La Grange, Murray de TuUibardia . et lord Ly ndsay des Byres le défièrent successivement , mais Bothwell trouva toujours quelque prétexte pour éluder le combat, et il paraît que ce méchant homme n'avait point assez de courage pour se mesurer avec qui que ce fût. Pendant ces pourparlers, l'armée de la reine commençait à se débander, et il devint évident que personne ne voulait combattre pour sa cause, tant qu'elle serait unie à celle de Bothwell. Marie l'engagea donc à se retirer, et il ne se le fit pas dire deux fois ; il se rendit à Dunbar à franc étrier, et de là il s'échappa par mer.
Après avoir reçu la promesse d'être traitée avec le respect et leségards convenables, Marie se rendit au laird de La Grange, et fut conduite par lui au quartier-général de l'armée confédérée. lL.es lords la reçurent dans un respectueux silence ; mais quelques soldats, firent entendre des huées et des cris insultans; et il fallut que La Grange tirât son épée pour les forcer à se taire. Les lords adoptèrent la résolution de retourner dans la capitale, et ils y conduisirent. Marie, entouree.de leurs troupes.
Lorsque la malheureuse reine approcha d'Edimbourg, conduite en quelque sorte en triomphe par les vainqueqrs, elle eut à souffrir les insultes les plus grossières et les plus cruelles de la part, de la populace. Ces gens sans pitié portaient u«ie bannière faite exprès pour cette insurrection , représentant d'un côté le cadavce
su msTOiiE moosse.
4BDafnilcy<ltBda8oaftmariiredâfisl«fÉilalTerger| aTWoesrflMls ]>rodés pour légende : « OSeignettr 1 jogeet venge mwoaoBe; » ee 4» l'autre le petit prinee à geBeaac, et les neiiiB jeinteSy eonmes^ priait le «iel de punir les meurtriers de son* père. Pèndttiit que la pauvre Marie traversait les mes d*Edkiiliowrg, les cheveux épars, les vétemens eu désordre , eewerte de pousnère et succombant seuB le poids de chagrin , de la bsoie et de ia fotigiiey cette fatale tennière ne oessa de flotter devant ses yeus, tandis que les cris frénétiques de ta multitude Vaeonsaien» d'avoir trempé* dans lé Bentre de Darnli^. Les mémos voeiMrations se firent entencbre et la même bannière tût déployée devant les croisées de la maison du lord prévôt , dans laqneite eliià' resta enfermée quelques heures eomme si elle était captive. Cependant les artisans et les citoyens les plus respectables furent à' la fin touchés de sa détresse, et ib BMntrèrent un*tel désir de la défendre, que les lords se déterminèzent à lui faire quitter BdimdMnBiirg , où , malgré rinconduite et le assentiment de ses ennends, Fintérdt qu'inspiraient sa nais- ^jumce et ses malheurs setsblaiir siv le poine de lui assurer de nouveaux partisans. En' conséquence; le lendemain matin, qui était le 16 juin 1667, Marie, esoortéepor un corps nombreux de soldats, ian conduite au château- de Loehleven , situé sur une petite île au flûlieu du lac du miêmeiiem, et y ftit dé^nue priàonnièré ^ .
Les lords insurgés* se formèrent alors en cobseii secret pour diriger les aflEûresde l'Etat. Tom leurs soins eurent d^ibord pour objet de s^assnrer deBothwdl, qiioîque peut-être il^yen eât quelques-uns parmi euxy tels que flfnrton- et Maitland*; qnt'avaîent été eès complices dans l'assassinat de Darnley, et qut'ne 'devaient pas se soucier de le voir trad«iepuUii|iiea»ent'eir justice. Klki^il était nécessaire defetreaumolo»6emUaflC'de le poursuivre, et ceux qui u'éUiient pas intéressés- à ee qu^il^s^éclMippfit^dësiraieiit vivement qu'il fât pris.
Kirkaldy de La Grangepartit sur lés traces de Fôtfawell avec deux vaisseaux , et ftiillit le surprendre dans le port de Lerwick, oar le fugitif s'éohap^ pair une des issues* de la baie tand£i que La Grange y entrait par Tautre ; erpent^'èttemêteeceMi^ci eât-il réussi à l'attehfdresr SOU' vaisseau' tt^lrvait'pas'tonehé' contre^un rocher; ofr il éehouu ; oti n^eut quelététupe àe' sanverl'iS qu ipage. BoAw^ n'échappa au- Ber« quelui pi^fiparaient Iesn<Miss écossais
•> Id cônmieBoe U punie Mstorique de rjilfU.
fK fOfBBF ea- subn* uut attire* tout anssi malhwreiix-: : u^ayant' ancm moyen de sob»istaiioe ni pour lui ni pour ses matelots , il fit i^ métier de pirate sur- les mers du nord ; mais bientèè il iut attaqua et pris par quelques -yaisseaar danois. H fut jeté dans les donjons du château de Malmay, où^ il mourut à la fin de 1676. (^ dit que cet infâme cmiinel avoua, au moment de la mort, qn^il avait assassine Darnley de concert avec Morray et' Morton- , mais que Marie était touA- à4àk innocente de ce crime; cependant la déclaration d'un tel misérable mérite peu de confiance.
Pendant ce temp», la pauvre Marie recueillait les tristes fruité du crime de Bothwell et de son aveugle affection pour lui. Elle était renfermée daas une tour grossière et incommode, au milieu d'une petite île, où elle a\ait à peine un espace de soixante pieds pour se promener ; et l'intervention même d'Elisabeth, qui s'effrayait du saccè» de Tinâurrection des Ecossais contre leur sou^veraiiie, pe put apporter le moindre adoucissement à sa captivité. Il fut même on moment question de la mettre en jugement comme eomplicede la mort de Darnley, et de se servir de ce prétexte pour lui ôter la vie. Mais les lords du consul secret résolurent d'adopter des mesures un peu plus douées pour se soustraire à son autorité, en forçant Marie à abdiquer en faveur de son fils encore enfant^ et à nommer le- comte de Murray régent du royaume pendant sa minorité. Des actes furent dressés à cet effet et envoyés as château de Lochleven pour être signés par la reine. Lord Lyndsay, le plu9 fanatique et le plus cruel de tous les lords confédérés, fut député par eux vers Marie pour la décidera obéir' aux ordres* du conseil. Il se conduisit avec toute la brutalité* insolente* qu'on pouvait attendre <le lui, et ilfut'a8séBbaf4>are pour- appuyef de toutes ses forces son gantelet de fer sur le bras de la panvr^ reine pour Va* Ui^er à signer l'acte d'abdication ^
Si Marie, dans une si«aaiion si 'critique', devait attendre de quéP qu'on de l'attachement et dé la pitié, ce devait être -san^ contredit de- son frève Murray. Bllb pouvait avoir' eu des torts, elle avait été- certainement^ très ineonséquente, mats elle méritait la tendresse et la^compassion dé son frère r elfe l'avait comUéde faveurs et lue avait pardonné' de graves oilètises^ mais Mtirray é^it am»bitieox, et l^^mbitffon'rompttousles'liens^dii sang et delà recon* ixauBMAoe^ B alla lui rendi*e "vdsite awchâteau^e LbcMeven ^ mais
K Cêtteseèiieest rapportée en âétail dahs r^iJv.
au liea de lui porter la moindre consolation , il loi reprocha ses ôrreura avec tant de sévérité et d'amertume^ que la pauvre Marie fondit en larmes et s'abandonna au désespoir.
Murray, en acceptant la régence, rompit les derniers liens qui rattachaient encore à sa malheureuse sceur . Il s'était mis à la tête de la faction dominante, composée de ceux qui se faisaient appeler les lords du roi; tandis que ceux des nobles qui désiraient que la reine, affranchie du pug de Bothwelly fîit mise en liberté et replacée à la tête des affaires , se nommaient le parti delà reine. L'administration sage et sévère de Murray imposa quelque temps silence à ces derniers, mais un incident singulier changea pour un moment la face des choses, et rendit un rayon d'espoir à Tinfortunée Marie.
Le laird de Lochleven, sir William Douglas , propriétaire du château où Marie était prisonnière, était, pas sa mère, demùfrèrt du régent Murray. Ce baron s'acquittait avec une fidélité sévère du soin de garder sa captive; mais le plus jeune de ses frères, George Douglas » devint bientôt plus sensible aux malheurs de la reine, et peut-être à sa beauté, qu'aux intérêts du régent on à ceux de sa propre famille. Un plan dressé par lui pour l'évasion de Marie ayant été découvert , il fut à l'instant renvoyé de l'île ; mais il y conserva des intelligences avec un de ses jeunes parens qu'on appelait le petit Douglas, enfant de quinze ou seize ans, qui était resté dans le château. Le 2 mai là 68, le petit William Douglas réussit à s'emparer des clés du château tandis que le reste de la famille était à souper. Il conduisit Marie et sa suivante hors de la tour lorsque tout le monde fut livré au repos, ferma les portes du château à double tour pour empêcher qu'on ne les poursuivît, plaça la reiue et la femme qui l'accompagnait dans un petit esquif, et rama rigoureusement jusqu'à ce qu'ils eussent atteint l'autre bord, après avoir eu la précaution de jeter au milieu du lac les clés da château. Au moment de commencer leur aventureux voyage, le jeune pilote fit un signal convenu, et plaça dans une croisée une lumière qu'on pouvait apercevoir de l'extrémité la plus reculée da lac, pour informer ses amis que leur plan avait réussi. Lord Seaton et plusieurs membres de la famille des Hamiltons les attendaient à l'endroit du débarquement. La reine montaà cheval sur-le-champ, et se dirigea en toute hâte sur Nildiy, dans le Lothian occidental, d'où elle se rendit le lendemain à Hamilton. Cette nouvelle se répandit en Ecosse avec la rapidité de l'éclair, et partout elle fat
PKBMIERB SËRIB. 289
reçue avec 6nthotisiasme. Le peuple se rappelait l'afEabilitë, la grâce, la beauté et lés malheurs de Marie ; et s'il se souvenait de ses erreurs, c'était pour dire qu'elles avaient été assez sévèrement punies. Le dimanche Marie était encore une triste captive, abajidonnée sans secours dans une tour solitaire, et le samedi suivant elle se trouvait à la tête d'une puissante confédération , par ' laquelle neuf comtes, huit lords, neuf évéques et quantité de gentilshommes du plus haut rang s'étaient engagés à la défendre et à lui rendre sa couronne. Mais ce rayon d'espoir ne dura qu'un instant.
La reine avait le projet de s'enfermer dans le château -de Dumbarton; et son armée, sous les ordres du comte d'Argyle, voulut l'y conduire comme en triomphe; Le régent était resté à Glascow avec des forces très inférieures; mais ayant une juste confiance dans ses talens militaires, dans ceux de Morton, ainsi que dans la valeur deKirkaldy et d'autres chefs expérimentés, il résolut d'aller à larencontre de l'armée de la reine, et de lnilivreri>ataille. Le 13 mai 1568 Murray occupa le village de Langside, par lequel la reine devait nécessairement passer. Les Hamiltons et antres gentilshommes de l'avànt-garde de Marie s'avancèrent avec une valeur inconsidérée pour forcer le passage. Us combattirent avec acharnement d'après la méthode écossaise, c'est-à-dire que chaque assaillant s'approchait assez de son antagoniste pour que leurs fronts se touchassent, tous deux appuyant leur lance avec force sur le bouclier l'un de l'autre , et tous deux faisant de mutuels efforts pour se renverser, comme des taureaux qui luttent ensemble. Morton décida la bataille en attaquant les Hamiltons en flanc, tandis qu'ils ne songeaient qu'à triompher des adversaires qu'ils avaient devant eux. Ce mouveoient fut décisif , et l'armée de la reine fut complètement mise en déroute.
La reine Marie fat témoin de cette défaite fatale et décisive, du haut d'un château appelé Crookstone, à environ quatre milles de Paisley , où elle avait passé quelques jours heureux avec Damiey immédiatement après leur mariage , et dont la vue dut lui inspirer de bien amères réflexions. Elle vit bientôt qu'il ne lui restait d'autre ressource que la fuite; et, accompagnée de lord Herries et de quelques fidèles serviteurs, elle courut soixante milles sans s'arrêter, et ne prit un peu d^ repos que dans Tabbàye de Dundrennan, dans le Galloway. De là elle pouvait également se rendre en France ou en Angleterre, selon la décision qu'elle
prenAridtf en Fri^Boe eUe élût certtiw d'être bîmi reçse» imds l'Angleleive lui offrait aui i^e fiM r44K»m;faé , et, à œ qa'dle
Oubliant, dfliiie MhM» 1q# 0Maa9 Ae fvvalité qui exîsiiaîoBt eotre ^0 <flt fi;U9<<hi^I^ « m m rappetom ffie 1m lettres aimaUes «t flatt(Wiâ0a fp^'^^Ue tm avait roçoes, la raiw d'Ëcofise ne soogea pas ma mtwt ^a'içUa pAt ^onr le «oiAdre danger an inecoonant à Thos^ pi^Jâlié 4* rAagletarr». On i^t avasi sappeaer que la pauyre iMuria» ^i ^aiw «a» défanta «e c»«i|itait poÎAt le maoqQe de générosité y jugea de l'accaeil qne lui ferait Elisabeth d'api^ celai ^^Ua.aor^iit fait à k mae d'Ani^terre ai elle se fftt trooyée 4aiia lamâma aitualion. EUe résoUit donc de iihercher im asile à 4a €Opir de sa aoeor» en 4épit de l'opposition de ses ams |4as pniiim^p Gn vain ils se jetèrent à ses genoux et la supplièrent de à^^S^ do dessein'; elle eptra dans la barque fatale, traversa le ^olvajt f^ ^ rMMl à ia foi d'«n gemilbopaaie nommé Lowtber, 4vanMfndes ffoaCières anglaises ^ Très surpris, sans doute, de 4ot incident p il envoya un exprès pour en uf armer HUsabetk ; et reoevant la raine d'Eoosse avea tous les égards posnbhss, il la ^aa dacis ta château do Ga^lide. '
SUsabath avai^ danx partis à prendre , qui pouvaient être fins •on^mina générons^ ssaiâ^ étaient également justes «a légitimes : Vnn ^tait do naqeiKHr la reine Marie avec les boimeurs ^dus à son rang ot da.lai a^e^rdar les èeconrs qu'elle venait demander; l'autre, si la pramior n'entrait pas dans ses vues, de lui permettra de orestor dans ses Etats, en la laissant libre d'en swtir 4iuand elle la vandrait , <dë méoie qu'elle y ^tait entrée volon- ^airaBiant.
Hais^ ^qualqm 0rande«r qu'Elisabeth ait montrée dans les autres actes de son règnOt elle agit4ans Tooeasion actuelle d'après les isentîma^ d'uaa basse jaloume. Elle vit dans la fiigitive qé implorait iKa ^rotoo^an une ftrinoeaae qui avait des droits à la can- ^noAne-d'Angletorre , drmîts que la partie catbolique'de ses siqets j^V^aaît mâasie supérieurs au sien ; elle ae rappela ^e Marie s'était laissé «utrainer à prendre les armes et les titres des souverains d'Affgletoire, ou plut&t que les Français les avaient pris en son nom \ eUe se souvint que Marie avait été sa rivale en talent , et as0urén«nt elle n'oubUa pas qu'aile lui était supériemre en jeunesse