‹ Offenbach 1923Chapitre 36 sur 54 · Voir p · texte numérisé non relu

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On a fait mieux encore : on a joué à Vienne, au Polyteama, en mai 1922, une opérette, Der Meister

vom Montmartre (le Maître de Montmartre) et, en

sous-titre : « La vie amoureuse d'Offenbach » ; l’auteur de cette œuvre (?), où Offenbach est représenté comme l'amant évincé de l’impératrice Eugénie, s'appelle Eugène Farago, avec Robert Bodanski comme collaborateur, j'allais dire comme complice.

Et dire qu'on est désarmé en face d’une telle mau-

vaise action, pour la musique de laquelle un certain Michel Nador s’est servi de pots-pourris dérythmés de l’auteur de la Belle Hélène !

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On ne peut guère étudier le musicien sans parler de l’homme : la physionomie d'Offenbach ressort en maintes pages du cadre dans lequel le compositeur est placé. Offenbach était la sociabilité même, le virtuose de la conversation joyeuse, spirituelle, de la causerie aimable. M. Arthur Meyer l’a très joliment portraituré dans un article du Gaulois ! :

€ J'ai beaucoup connu Offenbach et je lai beaucoup aimé, C'était un travailleur acharné et qui ne travaillait que dans le bruit. Il lui fallait, autour de lui, du mouvement et de la vie. Il avait horreur de la solitude et redoutait le silence. Que l’on fit mine de causer à voix basse, pour respecter son travail. il se fâchait :

— I y a donc un mort ici? » s'écriaitil.….

Un peu plus loin, M. Meyer ajoute :

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