‹ Offenbach 1923Chapitre 4 sur 54 · DT PR LT · texte numérisé non relu

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du musicien, est condamné par avance. Les personnages de l’opérette ne vivent pas par de simples bouffonneries d’un effet comique tout extérieur; ils vivent par la forme exacte et profonde de la satire qu'ils représentent, par l'humanité qu'ils recèlent sous leur fantaisie. C'est pour avoir méconnu ces lois que la chute du genre a été totale.

Dans l’opérette d'aujourd'hui, les silhouettes comiques se réduisent à une ou deux : le roi gâteux et son confident; la femme insupportable ou le coquebin qui n'arrive pas à ses fins, ete., etc... Le procédé est adroit parce qu'il permet au musicien, s'il n’est pas essentiellement doué pour les effets comiques, de prendre une honorable revanche dans un duo sentimental ou quelque danse à sensation. Et nous voilà en possession d'un ballet comme sil s'agissait d'un opéra. Les chœurs, eux aussi, prennent une part de plus en plus prépondérante de même que la figuration, C'est ainsi que l’opérette a évolué du côté de l’opérette à spectacle, comme au moment de sa première décadence. Mais dans cette recherche de la quantité de personnes groupées sur le théâtre, recherche prédominante, ce n’est pas la musique qui a retiré le plus d'avantages.

On a repris des chefs-d'œuvre d'Offenbach avec des mises en scène somptueuses, avec des rajeunissements pratiqués tout au long, hélas ! ils n'ont pas gagné grand'chose à cette transfiguration ; les opérettes qui en ont bénéficié ce sont les pièces passables ou médiocres; on a ainsi réussi à Jeter de la

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succès des vraies opérettes par des décors, des costumes, des agglomérations de figurants, on néglige | souvent l'interprétation orchestrale. È

Le rôle du chef d'orchestre est, en effet, capital. À De sa compréhension plus ou moins exacte de las musique dépend le sort de la partition. Qu'un mou-\ vement soit pris trop vite ou trop lentement, et l'effet: voulu par le compositeur est anéanti. Trop de direc teurs s'imaginent avoir suffisamment rendu hommage à un compositeur quand ils ont gardé huit jours les masses chorales ou instrumentales engagées à partir de la répétition générale ; ils lésinent sur le nombre des pupitres d'orchestre surtout et ne facilitent guère la tâche du chef.

Dans l’instrumentation légère, svelte, des opé-# rettes d'Hervé ou d'Offenbach, il y a des détailss exquis, dessins de cors ou de hautbois, ritournelless de petite flûte, coups de grosse caisse. Il importe que ces éléments soient tous confiés à des musiciens de“ première force, et que le chef d’orchestre soit ‘} même capable de les faire sortir de l’ensemble 1 temps utile. Il est donc de toute nécessité que ce“ chef ne soit pas un artiste incomplet. 4

Ce sont toutes ces LORS AAA dons sé

ment à l'opérette la place qu’elle doit occuper par mi les genres musicaux. Et c’est à cause de la dif”

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