Ouvrage cité, page
2. Il ya ici une erreur de Martinet : l'Alcôve date de 1847; ce fut d'abord un vaudeville en un acte, de quatre collaborateurs, de Leuven, Roche, Barba (éditeur) et de Forge, mais non de Foyes la pièce avait été jouée au Palais-Royal; puis elle fut donnée
avec la musique d’Offenbach sur le petit théâtre de la Tour d'Auvergne. L'accueil de la presse et du public fut bienveillant.M
Parlerons-nous d'un quatuor pour violoncelles, dont il fut l’auteur, d’une Marche chinoise, de romances comme Sarah la blonde, de chansonnettes comme le Sergent recruteur, de duos-bouffes comme le Moine bourru, chanté par le baryton Hermann- Léon et le ténor Roger? Non; Offenbach était possédé du démon du théâtre; le compositeur tenta encore une fois d'entrer à l’Opéra-Comique avec la Duchesse d'Albe ; ce fut en vain.
Ces échecs ne l’empêchaient pas de produire une série de mélodies sur des vers d'Édouard Plouvier, des duos de violoncelles gradués pour les commen- Gants, Las Campanellas, solo de violoncelle avec jeu de clochettes, une étude pittoresque intitulée Réverie au bord de la mer, une Sérénade du Torero, la Course au traîneau; des romances sentimentales telles qu'une première ébauche de la Chanson de Fortumo’, les Voix mystérieuses, des morceaux pour piano, des fantaisies sur des opéras, la Prière de Moïse, transcrite pour deux violons, violoncelle, Orgue et piano, une fantaisie sur Robert-le-Diable pour sept (?) violoncelles, telles furent les œuvres, etj en oublie, qu'il composa ou fit entendre pendant les années 1847-1848 et 1849.
Sur ces entrefaites, Arsène Houssaye avait été nommé administrateur de la Comédie-Française.
4. Cette version ne fut pas définitive. Voir plus loin, pages 47, puis 93, l’histoire de la naissance de la Chanson de Forlunio.
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46 OFFENBAGH
Son premier soin avait été de charger Offenbach dé diriger l'orchestre du Théâtre Français. Il avait rêv un chef qui transformerait l’horrible musique qu’on jouait pendant les entr'actes; il avait rêvé aussi Île remplacement des habituels râcleurs de violon pai des artistes véritables ; il voulait enfin que la musiqué des pièces eût quelque conformité avec le sujet, au lieu de la vulgaire et plate ritournelle qui précédail l'entrée d'Andromaque ou le récit de Théramène: Offenbach avait semblé à Arsène Houssaye être l’homme qui accomplirait à souhait toutes ces réformes. |
Offenbach fit merveille, et Arsène Houssaye dit fort lyriquement' : « Combien d’opéras ou d’opé: rettes de sa façon il joua dans les entr'actes! I reprit le violon de Lulli pour accompagner Alfred de Musset! » à
La vérité est qu'il joua moins de musique cd ne pourrait le supposer et surtout qu’on ne le lui avait promis. À peine installé, il vit qu'il n’y avait pas grand'chose à faire pour lui; à chaque pas il se heurtait à la mauvaise volonté des sociétaires qui entendaient ne pas laisser empiéter sur la comédie ou la tragédie. Accompagner la cérémoniè du Malade Imaginaire ou du Bourgeois gentilhomme, ne pouvait suffire à sa dévorante activité. Pour écrirë les chœurs d'Ulysse, de Ponsard, on n’avait pas et confiance en lui, et c'était à Gounod qu’ on $S était
adressé. En compensation, on lui avait demandé la