‹ Offenbach en Amérique [microforme]Chapitre 58 sur 69 · IQUE · texte numérisé non relu

IQUE

la tête, un mur ces des cloisons où les murs de

ts que les murs

nés ; alors com.

Chacun choisit it compartiment uv. Puis, pentend autour de nes tantôt des ntôt d’agréables

Julèvements de

sa femme, :l a er sous le même t m'a été révélé jasse, extrême-

dans la cabine

it.

On a beau vouloir être discret, on se préoccupe toujours un peu de savoir quels voisins le sort vous a départis. Pour faire pendant à mon ménage du côté droit, j'avais une charmante miss du côté gauche. Elle s'était retirée dans sa chambrette aussitôt que la transformation du salon en dortoir avait été terminée, et depuis, je dois le reconnaitre à sa gloire, elle ne s'était révélée que par des mouvements extrêmement discrets. Puis, notrecloison commune avait cessé de s’agiter, et le bruit d’un lit pliant sous le poids d’un corps très-léger m'avait appris qu’elle s'était enfin étendue.

Il se passa ainsi quelques instants. Je m'étais étendu aussi sur ma couchette, mais, peu habituë à ce genre d'hôtel roulant, et tenu en éveil par la vieille habitude parisienne de ne s’endormir que fort tard, je rêvais les yeux éveillés à l'étrangeté et au pittoresque de ce dortoir

américain.

Cependant, à mes pieds, dans la galerie ménagée entre les deux grands rideaux dont j'ai parlé, j'entendais des gens qui allaient et qui venaient. Quels pouvaient être ces promeneurs? Je jetai un coup d’œilsur le corridor et je vis — horresco referens — des dames en camisole de nuit — il est vrai que c’élaient les moins jolies — qui se dirigeaient.….. je ne sais où. Je vis aussi un beau Yankee, qui sortait de sa chambre, Après avoir jeté un coup d'œil investigateur sur l'étendue de la galerie, il se dirigea vers la plate-forme où il alluma un cigare. Un moment après, 11 jetait dans la nuit son havane enflammi et rentrait dans l’intérieur du ear, mais au lieu de regagner directement sa cabine, 1 se dirigea — vous l'avez déjà deviné — vers celle de ma jolie voisine de gauche.

Son irruption dans le chaste asile de la belle Américaine provoqua une série d’exclamations,

des oh! et des ah! des réclamations à voix basse.

pour n toir, L nid Su se reti prise.

i-cide

\Pp elle m mann s'élan toilett de toi la co toutes:

Après nous frais

nuit

galerie méx dont j'ai

lent et qui romeneurs ?

et Je vis — camisole de noins jolies . Je Vis aussi a Chambre, Ligateur sur rea vers la Un moment 1e enflamm nais au lieu il se dirigea

‘elle de ma

de la belle clamations,

voix basse.

pour ne pas éveiller l'attention générale du dortoir, tout le gracieux effarouchement d’un petit nid surpris à l’improviste. L'envahisseur dut se retirer en s’excusant d’avoir fait une méprise. La nuit s’écoula sans amener aucun autre ircident.

A peine l'aurore aux doigts de rose s’étaitelle montrée, que les deux employés de Pullmann apparurent encore. Hommes et femmes s'élancèrent de leurs couchettes et firent leur toilette plus ou moins ensemble sous les cabinets detoile. Puis la place fut cédée aux agents de la compagnie qui remirent en un clin d'œil toutes les choses dans leur ordre habituel.

Après avoir dormi chacun de notre côté, nous nous retrouvâmes tous, dans le salon, aussi frais et aussi dispos que si nous avions passé la

nuit à l'hôtel.

Page 1