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une Îyre d'or lonataire, Les e temps [es Satin blanc :
nés, membres ection de Jac-
rden en cette
er à notre hose el chaleue depuis que Il est
tons ce bâton ents cordiaux en méritée el d'admiration on zèle dans de notre af-
ice de toutes
» Résolu, que sa courtoisie constante, son
obligeance, son amabilité et sa véritable amitié
pour chacun de nous et nous tous, l’ont rendu
cher à nos cœurs et nous rendront toujours
agréable le souvenir de notre association.
» Résolu, que nous lui offrons nos vœux les
plus sincères poar sa prospérité et son bonheur,
et puisse un succès plus grand encore, s'il est
possible, couronner sa carrière à venir. »
Je les remerciai chaleureusement en leur
exprimant toute ma reconnaissance et en les
assurant que l'excellent souvenir que j’emportais
de leur talent et de leur sympathie vivrait éter-
nellement dans ma mémoire.
Le lendemain, c’est-à-dire la veille de mon
départ pour la ville de l’exposition, je recevais
à souper les sommités littéraires, artistiques, et
financières de la cité impériale. Voici en quels
termes le Courrier des États-Unis en rendait
compte.
presse et à
monde ar
€ LE SOUPER D'OFFENBACH mot, un
sceptiques
l'éternel s
» Peu d'artistes européens auront été aussi
fêtés à New-York que l’auteur de la la Grande Brunswic
Duchesse. I faut dire aussi que Jacques Offen- | les représé
bach a sans doute recu des fées le don précieux et dans la
qui jusqu'à présent semblait être l'apanage peinture,
exclusif des louis d’or : il plaît à tous. On peut ont trinqt
discuter le compositeur, il n’est personne qui » Quan n'éprouve la plus vive sympathie pour l’homme. reux dor Sa cordialité, sa modestie, son esprit brillant (d'ailleur qui, quoique toujours prêt à la riposte, ne s'é- qu'on im carte jamais des lois de la plus strictecourtoisie. eurent m son affabilité sans pose, lui conquièrent toutes le concer les amitiés. [l à reçu ici tous les hommages ; on bach n: l’a entouré d’adulations, fêté, sérénadé, et choyé lui qui d sous toutes les formes. À son tour, il a voulu le plus à rendre la politesse et a offert, mercredi soir, à la même te
été aussi la Grande es Offen-
précieux l'apanage . On peut onne qui l’homme.
L brillant e, ne s'éourtoisie.
ent toutes ages ; on , et choyé
a voulu
soir, à la
presse et à quelques personnalités éminentes du monde artistique, un souper, disons le vrai mot, un banquet dont les estomacs les plus sceptiques — à défaut des cœurs — garderont l'éternel souvenir, C’est dansles salons de l'hôtel
Brunswick qu'a eu lieu cette charmante fête où
les représentants de tous les arts étaient conviés
et dans laquelle la musique, la littérature, la peinture, la sculpture... et même la finance, ont trinqué en famille.
» Quand la chère exquise et les vins savoureux dont l’énumération serait trop longue (d’ailleurs la charité chrétienne ne veut pas qu'on impose cesupplice de Tantale aux absents) eurent mis les esprits ‘au diapason convenable. le concert des toasts commença. C'est Offenbach naturellement, qui conduisait; c'est lui qui donna le signal de l'attaque par le speech le plus attrayant, le plus humoristique et en
même temps le plus ému de tous les speeches
passés, présents et à venir : il but à la presse, à
la presse new-yorkaise et surtout à la presse française à laquelle, a-t-1l dit, 1l doit reporter la majeure partie de ses succès et la popularité de son nom. M. Fr. Schwab réponditen fort bons termes au nom du journalisme américain et M. Ch. Villa au nom de la presse française. Le docteur Ruppaner, à son tour, capliva l’atten. tion par un discours émaillé des plus hautes pensées, exprimées dans un langage des plus élevés. M. H. Fisk, de Fifth Avenue Théâtre, répondit au nom des artistes ; M. Auguste Bartholdi, l’auteur de la statue de Lafayette et de de la Liberté éclairant le monde, prit la parole à son tour et montra qu'il sait aussi bien le mêtier de Démosthènes que celui de Phidias ; M. Skalkowsky, délégué du gouvernement russe à l'Exposition du Centenaire, exprima en peu de mots fort éloquemment tournés et du
français le plus pur, quelques idées générales
et généreu tions de la avec l’Am plaudis av quant à l'a de lOlyn comme u fonctions, termina € Kinzler, | quis qu él convives, avec Salis tueux q'i
Le len Garden.
bippodro qu'un fc furent bi
plus ach:
à la presse, à et généreuses sur l’art et les relations des na-
à la presse tions de la vieille Europe entre elles-mêmes et
avec l'Amérique. Tous ces orateurs farent ap-
loit reporter
plaudis avec une véritable furia offenbachique;
la popularité
iten fort bons
quant à l’amphytrion, impassible commê un dieu
américain et M de l'Olympe assis sur son nuage, mais gai
francaise. comme un épicurien dans l'exercice de ses à e P
fonctions, 1! tint tête à tout, répondit à tout et
ptiva l’atten-
plus hautes termina en portant un toast bien senti à Francis
ge des plus Kinzler, l'organisateur de ce souper aussi ex-
quis qu'élégamment servi. Il était jour et les
ue Théâtre,
\ueuste Bar- convives, voyant se lever l'aurore, en conclurent
fayette et de avec salisfaction qu'ils étaient tout aussi ver-
le, prit la tueux qu'on peut l'être ici-bas. »
il sait aussi ie lendemain je lis mes adieux à Gilmore
‘elui de Phi. Garden. Le jardin était comble. Dans ce vaste
Juvernement hippodrome, je ne voyais du haut de mon estrade
exprima en qu'un fourmillement de têtes. Mes morceaux
urnés et du furent bissés et trissés avec un enthousiasme des
ss générales plus acharnés. J'avais beau remettre mon paletot
et mon chapeau, descendre de l’estrade et implorer ces aimables Yankees du regard, rien n’y faisait. On battait des mains avec frénésie, on tapait avec les cannes contre les chaises et on cassait les banquettes, Jusqu'à ce que je rebroussais chemin vers mon pupitre ; alors on hurlait de satisfaction pendant un moment et puis le silence le plus complet régnait dans la salle pendant l'exécution du morceau.
À la fin du dernier, mon orchestre se joignit à la foule et me fit une ovation étourdissante. Malgré moi j'en étais ému, et j'eus du mal à rel'ouver la parole pour remercier ces braves amis. Aux hourrahs assourdissants que poussaient les hommes se mêlait une Joyeuse fanfare triomphale exécutée spontanément par plusieurs des musiciens, tandis que les violonistes exécutaient le ratta en frappant avec leur archet sur le bois de leur instrument. Au milieu de cette ma-
nifestation je reçus des mains du premier violon
au nom d membre « York don de ces no part pou concert à bénéfice
mais par!
UE
| s ses confrères, ce fameux brevet de strade et im- au nom de tous se Ù
membre de l’association des musiciens de New-
regard, rien
York dont il a été question au commencement
Avec frénésie,
| s. Je promis alors qu'avant mon dées chaises et de ces notes. Je p «
[a France ] nnerais un dernier ce que je re- part pour la France je do
concert à Gilmore Garden, mais cette fois au
Le ; alors on
énéfi "’associati je faisais désor- 1 moment el bénéfice de l'association dont je faisa
gnait dans la mais partie. au.
tre se Joignit tourdissante, as du mal à 1 ces braves LS que pousyeuse fanfare par plusieurs nistes exécuir archet sur a de celte ma-
‘emier violon