Le nom de famille de ce religieux était Bellaci
. IV. En 1456 un autre Franciscain, Louis deBologne, tente de reprendre l'entreprise de Thomas de Florence; mais les obstacles suscités par les musulmans Fempêchent de parvenir à destination.
Cependant, quelques années après, un Franciscain italien parvenait à pénétrer dans la Haute-Ethiopie et en rapportait sur les sources du Nil des renseignements qui concordent d'une manière assez précise avec les dernières découvertes delVI. Stanley relatives à l'origine trilacustre du Nil, issu^ dit ce voyageur, à droite du lac Victoria-Nyanza, à gauche du lac Albert, qui, par la rivière Semliki, reçoit les eaux du lac Albert -Edouard.
Le Franciscain italien en question regagna l'Europe vers 1470 ; sa relation est résumée dans un manuscrit de labibliothèque nationale de Florence, dû à un moine du couvent de Saint-Michel de Venise, frère Nicola di Oliveto, et qui est reproduit en partie dans \3i Bibliografia Sanfrancescana dii R. P. Marcellino da Givezza^
D'après ce Franciscain, le Nil serait né entre les deux provinces de Marona et de Salgu ; puis il côtoyait une très haute montagne, appelée Marona ou Gamir. Telle était l'épaisseur des nuages qui enveloppaient cette montagne, que, de son sommet, on ne voyait point le fleuve. Le fleuve était formé par les eaux issues de trois lacs. Au sortir des lacs, il se dirigeait vers le nord, passait au pied du mont Tubit, et entrait en Nubie, en traversant une autre montagne, d'où il tombait en une bruyante cataracte.
Le Franciscain décrit ensuite le cours du Nil en Egypte. Ce moine ne parait pas avoir visité lui-même les grands lacs de l'Afrique centrale; il semble seulement rapporter une tradition éthiopienne sur l'origine du Nil blanc. On voit, d'ailleurs, clairement dans son récit qu'il ne s'agit pas là de l'Abaï ou Nil bleu, celui qui naît en Haute-Ethiopie; car