Pygascelis antarctica (Forst
Aptenodytes antarctica Forster, Comment. Gottingensis, U, p. 141, PI. IV (1781).
Pygoscelis antarctica G. R. Gray, List Birds, NI, p. 154 (1844, 64° latitude sud); V. d. Steinen, {ntern. Polarforsch. deutschen Exped., IX, p. 237, 276 (1890, Géorgie du Sud).
Eudyptes antarcticus G. R. Gray, Gen. Birds, IX, p. 641 (1846); Voy. « Erebus » and « Terror » Birds, PI. XXV (1875).
Pygoscelis antarctica, Cat. B. Brit. Mus., vol. XXVI, p. 630 (1898); Andersson, loc. cit., (1905), p. 32; Clarke, /bis (1906), p. 152; Lônnberg, loc. cit. (1906), p. 86.
NO ST Prise main sur la banquise le 16 novembre 1904. Iris café au lait; larse rose-chair en avant, bleu foncé en arrière. Une fine bande noire dentelée en avant du cou; parasites, nombreux ténias.
NS INOE
N°64 Q. Prise au milieu d’une bande de Pingouins Papous, sur les rochers : iris café au lait ; estomac rempli d'Euphausides.
N°71 ce. Capturé à la main le 20 novembre, baie du Sud; il était accompagné de deux Pingouins Adélie; iris chocolat ; estomac rempli d'Euphausides ; et nombreux ténias dans le duodénum.
N°87 4 Pris à la main le 20 novembre, au milieu de Pingouins Papous ; iris brun clair, café au lait ; bec noir, plus fort et plus court que celui des précédents échantillons de la mème espèce.
(4) Fiscu, P. Z. S., 4870, p. 322, PI. XXV.
(2) Doxaup, P. Z. S., Edinb., t. XX, p. 110-176.
N°90 . Capturé à la main le 30 novembre, accompagné de deux P. Adeliæ ; iris gris clair, avec pupille punetiforme.
N° 96 ©. Capturée à la main, le 6 décembre, sur la presqu'île nordest, par Basco; iris marron très clair.
N° 106 GG. Pris sur la banquise devant le bateau, le 17 décembre; iris gris Jaunâtre.
N° 111 Gÿ'. Capturé le 27 décembre sur l’ilot à l'entrée de la baie de l'ile Wiencke, se trouvait seul. Deux autres ont été aperçus dans la matinée mêlés aux Papous.
Pattes blanc rosé päle, un peu plus blanches que celles du ?. Adele :
iris gris clair passant au marron. Estomac rempli d'Euphausides.
Le Manchot antarelique, si facile à reconnaître avec sa jugulaire noire, forme des colonies nombreuses dans les régions Antarctiques. Il a une distribution plus limitée que le Manchot Adélie. L'Expédition Suédoise a trouvé des nids dans les îles Nelson, Livingstone et Déception, ainsi que sur la Terre Louis-Philippe et dans le canal de Gerlache; mais jamais cette Expédition ne rencontra de colonie sur la côte est de la Terre de Graham.
Sürling a rapporté deux spécimens (© et G‘) de la Géorgie du Sud. Ce sont les seuls qu'il ait vus, ce qui fait supposer que c'étaient des individus égarés.
D'après Lünnberg, ces Manchots se reproduisent dans quelques fjords de la Géorgie du Sud ; mais ils y sont toujours en petit nombre, puisque Sürling n’a jamais vu de rookeries. Ces îles paraissent donc être la limite septentrionale de leur aire de distribution. Ils Sont très abondants aux Orcades du Sud, où ils sont, avec le Manchot Adélie, les Oiseaux les plus communs. Sur l'ile Saddle, une seule rookery renfermait au moins 50000 individus, et les îles Laurie sont regardées comme ayant une population de ces animaux atteignant au minimum 1 000 000.
Quelques individus se sont montrés le long des côtes des îles Brabant et Anvers, mais l'Expédition Charcot n’a pas observé de colonies. Elles paraissent localisées plus au nord, dans les îles qui se trouvent au
nord du détroit de Gerlache.
Au mois de novembre, on en a capturé, sur le rivage de l'ile Booth- Wandel, quelques spécimens qui avaient atterri isolément. C’étaient probablement des individus qui, étant allés à la pèche trop loin de leurs colonies, s'étaient égarés et avaient suivi à l’ile Booth-Wandel des Papous ou des Adélies. Par conséquent le D'°Turquet n’a pu étudier leurs mœurs.
Ce Manchot a le même caractère que lAdélie. Il est querelleur, combattif; il défend avec courage son nid ainsi que lui-même. Aussi une visite dans une rookery est-elle très pénible, à cause des coups de bec qu'on y reçoit. Il se nourrit de Poissons et de Crustacés ; mais les Jeunes paraissent préférer ces derniers animaux, puisque l'estomac des Jeunes qu’examina K.-A. Andersson n'était rempli que de Crustacés.
Clarke dit qu'aux Orcades les premiers immigrants arrivèrent le 2 novembre et jours suivants. Le premier qui atterrit prit une petite pierre, et ce fut la fondation de son nouveau nid.
En général, les Manchots antarctiques choisissent pour établir leurs nids des endroits semblables à ceux qu'aime le Manchot Adélie, Ils préfèrent souventles collines élevées, déchiquetées, pour s'y installer, comme ils'en trouve sur la côte occidentale de Pile Nelson et au cap Roquemaurel. Ils s'élèvent alors assez haut, et toutes les avancées de rochers sont couvertes de leurs nids.
La construction des nids se fait de la mème manière que chez le Manchot Adélie; mais les œufs sont pondus beaucoup plus tardivement, seulement vers la fin de novembre, tandis que pour le Manchot Adélie la ponte était terminée au moins un mois plus tôt. Ceci résulte des observations de Bruce aux Orcades du Sud, qui trouva les premiers œufs d’Adélie le 20 octobre et ceux du Manchot Antarctique le 25 novembre. La ponte compte deux œufs, mais parfois trois ou un seul. Les œufs sont d’un blanc vert pâle.
Dimensions : 77 X 54, 69 X 55 ; œufs fin de ponte, 44 X 39.
La mue doit se faire en février, comme le D° J.-C. Andersson l’a montré à la baie de l’Espérance, dans la Terre Louis-Philippe.
Les premiers Poussins trouvés le 7 janvier aux Orcades paraissaient avoir deux jours. Leur développement est rapide, car le 11 février on voyait déjà larc jugulaire noir caractéristique de l'espèce.
Expédition Charcol. — À. MENEGAUx, — Oiseaux,