‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 195 sur 292 · PERI8TERA YEUREkVXI—Pr. Bonap · texte numérisé non relu

PERI8TERA YEUREkVXI—Pr. Bonap

VULO. TOÏÏRTÈRELLE A PjiUPàlEES BLETTES.

Leptoptila verreauxi — ^Pr. Bonap. — Vr* Bonap., 2™ voL, p. 73, n« 2.

Longueur totale « 287 mîL

— du pli de l'aîle 141

— du tarse 25

-^ du doigt médian 25

— de la queue 100 .

— du bec. 16

Front d'un joli gris de perle ; cette teinte se change en bleu de plomb pour couvrir le vertex. De l'occiput au dos, règne un fond brun qui disparaît sous une nappe de reflets violacés. Dessus du corps d'un brun olivâtre légèrement satiné et jetant quelques reflets cuivrés, prin» cipalement au croupion.

Gorge d'un blanc pur. Une teinte vineuse très-tendre jMtrt du bec, encadre ce blanc, couvre la joue, descend sur les côtés et le devant du cou et va se répandre sur toute la poitrine. Sur les flancs, cette teinte vineuse êe mêle à im peu de brun et de roux ; sur l'abdomen^ elle s'éteint graduellement pour céder la place au blanc pur qui colore les parties postérieures, même les plumes des jambes.

Rémiges brunes. La barbe interne est rousse daiur

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ses trois quarts antérieurs. Les secondaires portent k la barbe externe un liseré brun olivâtre qui s'élargit beaucoup sur les plus intomes. Couvertures supérieuies de la couleur du dos ; inférieures rousses.

Queue arrondie. Les plumes sont noires en dessous, et présentent, en dessus, du noir à la base et du brun olivâtre dans le reste de leur étendue ; les deux intermédiaires sont entièrement de cette dernière teinte. Elles portent du blanc à leur pointe ; ce blanc forme une large bande qui diminue de dehors en dedans et s'arrête aux deux intermédiaires. Couvertures supérieures de la couleur du croupion ; inférieures de celle du ventre.

Bec noir ; à sa base commence un petit espace nu et bleu qui traverse le lorum et entoure l'œil. Lis jaune paille. Pattes d'un rouge de corail.

Je n'ai trouvé aucune différence entre le mâle et la femelle ; et, même, chez la femelle, la première rémige est lésiniforme, quoique M. Gray n'attribue ce caractère qu'au mâle.

Le jeune a des teintes moins franches.

. Cette tourterelle est très-commune ici. Elle est partout aussi bien loin que près des endroits habités, mais plutôt près de nos habitations et même de la ville. Cependant on ne la rencontre pas là où se trouve l'espèce suivante, à moins que ce ne soit en petit nombre. Elle se tient sur les arbres et n'abandonne son perchoir que pour aller à terre chercher sa nourriture qui consiste en graines et en baies. Son roucoulement s'entend trèsbien ; il est tendre et plaintif et au milieu de nos bois, il inspire ime douce mélancolie. Son vol est plus rapide que soutenu. Elle vit par couple ; mais si une place

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oflfre des ressources alimentaires, plusieurs couples se réunissent. On lui fait une guerre assez active, et pour la faire venir à portée, on imite son chant ; elle y répond immédiatement, mais ne finit par approcher qu'après avoir beaucoup hésité. On lui tend aussi des pièges qu'elle n'a pas toujours l'instinct d'éviter. Sa chair, quoique sèche, n'est cependant pas à dédaigner.

Elle est assez farouche, et en captivité, elle conserve ce caractère sauvage; elle s'agite constamment et en se jetant sans cesse contre les barrières qui l'emprisonnent, elle finit par se blesser et mourir.

Elle a beaucoup de rapports avec l'espèce suivante. En décrivant les habitudes de cette dernière, je ferai ressortir les caractères qui les diflférencient.

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