‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 3 sur 292 · PREFACE. III · texte numérisé non relu

PREFACE. III

d'un épais feuillage^ cachent les nids à Fœil le plus scrutateur ; le hasard seul permet de les découvrir et tout ce qui appartient au hasard est rare. Je garde le même silence pour d'autres particularités de mœurs de bien des espèces ; c'est que pour saisir tout ce qui a rapport aux habitudes d'un oiseau, — il faut non seulement avoir l'occasion de l'observer mais encore en profiter, sans cependant laisser perdre la chance de le posséder ;— or j'ai dû souvent négliger l'observation pour la possession, puisque posséder m'était plus important pour le but que je me proposais. En limitant ainsi, forcément^ mes recherches à ces deux points, collecter et déterminer, je leur enlevais, il est vrai, une grande partie de leur intérêt ; mais n'était-ce pas le seul moyen de rendre plus &cile la tâche qu'auront à remplir ceux qui me suivront? Aussi ai-je tenu à ce que ma collection constituant le point de départ de toutes recherches ultérieures, ne fût point, comme propriété privée, exposée soit à sortir de la colonie, soit à disparaître pièce par pièce et en ai-je fait don au pays. Devenue ainsi propriété publique, elle sera toujours à la disposition de celui qui voudra combler les lacunes que présente mon ouvrage.

Ce n'était pas encore là la fin de mes embarras ; il me fallait faire choix d'une classification. Je n'attachais, il est vrai, pas plus d'importance à l'une qu'à l'autre; car une classification n'est, jusqu'à présent, qu'un moyen de se diriger et de se faire comprendre, et tout naturaliste aidé de la synonimie peut toujours se retrouver au milieu d'une classification quelconque. Mais tenant compte que celle de M. Grat est la plus complète de nos jours j'ai dû nécessairement l'adopter. Celle du Prince C. L. Bonaparte est plus récente, mais

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