‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 4 sur 292 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

elle est restée inaclievée par la mort regrettable de l'illustre auteur. Le choix une fois fait, il restait le point le plus important, celui de donner la synonimie complète de chaque espèce ; mais im semblable travail m'était interdit au milieu de mes forêts ; aussi me suis-je contenté de citer la page et le N®- d'ordre des espèces de l'ouvrage de M. Gray où l'on peut trouver cette synonimie ; j'en ai fait autant de la partie parue de l'ouvrage du Prince Bonaparte. J'aurais pu, il est vrai, reproduire chaque synonimie, mais le rôle de copiste ne peut que nuire et non profiter à la science ; en effet tout dépend de la critique, mais il faut qu'elle soit bien fondée, et dans ma position devais-je craindre d'en faire. Cependant, quand lisant dans le grand livre de la nature, j'ai cru m'apercevoir que ces auteurs étaient dans l'erreur, je n'ai pas hésité, m'appuyant sur l'autorité des faits, à relever ce qui me paraissait inexact ; puisséje dans ces cas, avoir trouvé le vrai chemin.

J'ai, parfois, adopté quelques genres créés par MM. Cabanis, Sclater etc., genres qui ne se trouvent pas dans le Gênera of Birds de M. Gray ; c'est qu'il ne feut pas toujours, pour se tenir dans la route tracée, rejeter ce qui peut être un progrès. J'ai cité aussi Vieillot, WiLSON, d'Orbigny, m. Gosse ; je cédais à la nécessité d'établir les points de contact qui existent entre l'ornithologie de la Trinidad et celle, soit des deux Amériques, soit des îles de Cuba et de la Jamaïque. Je posais ainsi un premier jalon pour les considérations générales à tirer, un jour, de l'ornithologie des Antilles quand elle sera complètement connue.

Mon cadre ainsi tracé et rempli, je pouvais le présenter aux ornithologistes sous forme de simple catalo-

Page 1