‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 5 sur 292 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

^c ; mais faisant un travail dont bien des détails devront être, probablement, repris par ceux qui me suivront, il me fallait décrire chaque espèce d'ime manière détaillée. C'était d'autant plus nécessaire que si une simple indication spécifique suffit à im naturaliste placé au milieu des ressources d'un grand centre, elle ne peut laisser que des desiderata à celui qui, placé comme moi, demande tout aux minces ressources bibliographiques qu'il possède ; elle ne fait que le laisser dans l'embarras et la science ne peut qu'en souflfrir ; car ce n'est pas assez d'avoir sous les yeux le grand livre de la nature, il faut encore savoir y lire suivant les besoins de la science. Combien de fois, d'après les observations du Docteur PuCHERAN, n'ai-je pas été obligé de reprendre des recherches déjà abandonnées pour tacher de relever une erreur commise soit par les autours soit par moi-même ! Ces descriptions m'ont surtout semblé nécessaires pour indiquer la livrée des sexes et des âges et je ne serais pas étonné que, sous ce rapport, quelques erreurs ne puissent être relevées dans la science comme le Docteur PucHERAN en a relevé dans les galeries du Musemn à l'aide des indications que je lui ai fournies. Mais si l'on veut bien m'absoudre de la forme que j'ai donnée à mon travail, aura-t-on la même bienveillance pour mon mode de description ? Dès le début de mes études en histoire naturelle, je m'étais fait à la manière ordinaire de décrire un oiseau, manière qui consiste à réunir toutes lea parties similaires par la couleur ; rien ne me choquait, rien ne m'arrêtait dans cette méthode; ce n'est que lorsque je me suis livré à des recherches du résultat des quelles j'allais être responsable que j'ai trouvé qu'il valait mieux décrire un oiseau, autant que possible, région par région, plutôt que réunir une partie de la

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