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LES BUSES

Les buses sont des rapaces essentiellement utiles parce qu’ils détruisent des quantités cousidérables de petits rongeurs tels que mulots, campagnols et autres, ce sont des mammifères qui vivent à nos dépens qui font la base de leur nourriture, il est évident que parfois elles attrapent une jeune alouette, une mésange mais ce sont petits péchés qu’on peut leur pardonner; elles n’attrapent pas les pigeons ni les poulets, elles n’ont ni la force de les emporter dans leurs pattes à doigts courts, ni la puissance nécessaire pour les dépecer, car leur bec est, proportionnellement à leur taille, assez grêle; on doit = donc déplorer l'ignorance des nemrods

ANS agriculteurs qui ne manquent pas de tuerles buses chaque fois que l’occasion bec de buse se présente.

Nous ajouterons qu’elles détruisent aussi beaucoup ae reptiles, elles attaquent les vipères dont elles redoutent les dents venimeuses, mais adroites et courageuses elles finissent toujours par avoir raison de leur ennerni, leur broyentla tête d’un coup de bec etlesavalent entières la tête la première.

Les buses ont une physionomie particulière, leur

FAMILLE DÉS RAPACES a)

corps massif, leur tête grosse leur donnent une allure lourde qui permet de les reconnaître au premier coup d'œil.

Buse vulgaire — Buleo vulgaris (Linné)

Taille 0,60 à 0,70, cet oiseau, le plus commun des rapaces français, varie considérablement quant à la coloration ; certains exemplaires passent au blanc jau nâtre au point d’avoir les parties inférieures sans aucune tache brune, et le dos très largement maculé de blanc ; dans ces exemplaires les barres de la queue ne se trouvent plus que sur les barbes externes des rectrices du milieu.

Letypele plus ordinaire est brun noirâtre en dessus, le bord des plumes un peu plus clair, celles de l’occiput blanches à la base; le dessous est brun varié de grispar des

Buse vulgaire bandestransversales au ventre et longitudinales à la gorge et à la poitrine produites ici par le bord des plumes qui est jaune clair; la queue est brune rayée de dix à quatorze bandes brunes en dessus et blanchâtres en dessous.

Pattes et cire jaune, bec brun, iris brun plus ou moins foncé.

Œuf de 0,055 sur 0,045 variant de couleur, le fond

est toujours blanc mais ils sont plus ou moins largement maculés de taches grises etrousses, quelquefois elles manquent complètement

Elle niche Gans les rochers etais grands arbres et se nourrit de petits mammifères et oiseaux, de grenouilles, de serpents et d'insectes

Buse vulgaire

Buse pattue — Archibuteo iagopus (Brunn.}

Taille 0,60 à 0,68, un peu plus petite que la précédente, comme chez elle les variations de couleur sont fréquentes, elle s’en distingue par ses pattes emplumées jusqu'aux doigts, la queue est blanche, terminée par un liseré jaunâtre précédéd’'une large bande brun foncé et parfois d’une seconde bande de même couleur mélangé de roussâtre.

Doigts et cire jaune, iris noisette, bec noirâtre.

MR CQUE Œut0,053sur0,045 d’un blanc sale avec taches rousses et grises plus ou moins nombreuses.

La buse pattue est rare en France, elle est de passage assez régulier dans certaines contrées.

Elle a la même nourriture que la buse vulgaire.

Buse bondrée (pl.1,fig. 2) — Pernis apivorus (Linné)

Le dessus est brun, sauf le dessus de la têle qui est d’un gris cendré chez les adultes et varié de blanchâtre et de gris chez les jeunes, ses plumes sont toujours arrondies et écailleuses, ce qui permet aisément de distinguer cette espèce de la buse vulgaire; le dessous est brun plus ou moins maculé de blanc suivant l’âge et les sujets, avec un trait brun plus foncé au milieu des plumes. Queue ondulée de brun cendré en dessous avec trois larges bandes brunes plus foncées dont une presque à l'extrémité des plumes.

Pattes etcirejaunes, iris plus ou moins jaune, bechrun.

Œuf 0,050 sur 0,045, d’un blanc sale jaunâtre avec taches roussâtres plus ou moins nombreuses.

Cette espèce se nourrit de petits mammifères, de reptiles et surtout d'insectes, elle mange particulièrement les guëpes et les abeilles, d'où son nom apivore, pas les insectes adultes dont elle semble redouter la piqûre, mais les larves qu’elle trouve en quantité dans les nids qu’elle déterre. Elle aime beaucoup les fruits.

Elle se montre surtout en Anjou, en Auvergneet dans les Ardennes; elle émigre de septembre en novembre.

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